Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme!

Henri Rivière Japonisme Loguivy de la mer

Henri RIVIERE  (Paris 1864 – Paris 1951)
Loguivy, juillet 1902
aquarelle, signée du cachet, située et datée en bas et à gauche, 23 x 34 cm
Vendu-Sold

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige). La lithographie lui a permis d’augmenter les formats, par exemple pour une collection destinée aux enfants chez Larousse, Aspects de la nature, puis Beaux pays de Bretagne, Paysages parisiens et surtout son chef d’oeuvre Féerie des heures.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

Share

Lucien Ott, l’ami d’Henri Rivière!

Lucien Ott Loguivy Bretagne
Lucien Ott, « les meules », 1906
crayons de couleur, signé par l’artiste et par le cachet d’atelier en bas et à droite,
situé et daté 7 août 1906,  19,2 x 27,2 cm.
Vendu-Sold

D’origine alsacienne, Lucien Ott nait à Paris en 1872 et décède à Villeneuve Saint-Georges le 21 juin 1927. Devenu chef d’atelier de la Manufacture de meubles Krieger, il rencontre le graveur Loys Delteil qui sera son maître et son ami. Ayant découvert la Bretagne à 19 ans, Lucien Ott y revint avec sa famille entre 1898 et 1901, à Loguivy de la Mer où il fit la connaissance d’Henri Rivière. Ce dernier relata dans ses mémoires leur travail en commun et leur relation amicale.

Lucien Ott fait partie de cette génération d’artistes-peintres de la fin du 19e siècle pour qui le dessin constitua le mode d’expression par excellence. L’exigence de travailler sur le vivant, la nécessité de se rendre sur le motif conduisaient ces artistes à délivrer directement leurs impressions sur le papier, par le crayon, l’aquarelle, la plume ou le pastel. Ces techniques, Lucien Ott apprendra à les maîtriser très vite, passant de l’une à l’autre avec beaucoup de liberté et de dextérité. De même qu’il se familiarisera avec celle de la gravure, suivant l’enseignement de son ami le graveur et historien d’art Loys Delteil.

Lucien Ott se rend en Bretagne dès 1889, puis y retourne à la toute fin du siècle de 1898 à 1900. Il y côtoie Henri Rivière dont il partage les affinités et l’attrait qu’exerce sur eux le Japonisme. Les aquarelles et les pastels qu’il en rapporte nous projettent dans les couleurs franches et claires de ces paysages qui délimitent terre et mer avec une grande limpidité, une douce sérénité. Ses lieux de prédilection se situent entre Loguivy et Paimpol, au long d’une côte qui baigne dans une lumière éclatante, vivifiante.

Il expose au Salon des Indépendants de 1901 à 1914. On lui connait de nombreuses aquarelles, pléthore de carnets de dessins ainsi que des toiles présentées lors des salons. En 1929, la Galerie Bernheim lui consacre une exposition rétrospective.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.443

Share

Henri Rivière, japoniste européen!

Henri Rivière
Henri Rivière, le calme plat, série « Féerie des heures », 1901-1902,
lithographie, signée en bas et à droite, 31cm x68cm

Vendu-Sold

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige). La lithographie lui a permis d’augmenter les formats, par exemple pour une collection destinée aux enfants chez Larousse, Aspects de la nature, puis Beaux pays de Bretagne, Paysages parisiens et surtout son chef d’oeuvre Féerie des heures.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

Share

Charles Menneret, peintre de la Bretagne.

Charles Menneret
Charles Menneret, « Notre-Dame de la Joie », Penmarc’h,
bois gravé, 21cm x 32cm

Vendu-Sold

Charles Menneret (Paris 1876-1946) fut un peintre de paysages, et principalement ceux de Bretagne. Il nous indique: « …j’aime la lande bretonne, les arbres près des roches, la légende des vieilles pierres, les antiques saints de bois et les calvaires centenaires qui s’érigent face à la mer. »

Dans cette Bretagne, l’artiste a choisi un lieu de prédilection: « la bande de terre qui s’étend de la pointe de l’Arcouest jusqu’à Paimpol, face à l’île de Bréhat aux rochers roses. » Charles Menneret travaille là-bas, à Loguivy de la Mer, plusieurs mois de l’année. Mais dans son atelier parisien de l’avenue Trudaine, on se retrouve encore en Bretagne: lit clos, sculptures de saints en bois, faïences bretonnes, maquettes de dundee de Paimpol et autres caravelles anciennes.

Une partie de ses oeuvres sont conservées aux musées des Beaux-Arts de Rennes, de Nantes, de Brest, de Saint-Brieuc ainsi qu’à celui de Troyes.

Charles Menneret travaille l’hiver dans son atelier parisien. Délaissant la palette et les couleurs à l’huile – « je ne peins que d’après nature« , dit-il – il reprend son oeuvre de graveur sur bois, oeuvre considérable et fort appréciée par la beauté du dessin, sa clarté et la vigueur des raccourcis.

Share