Léon Bonnat, entre académisme et romantisme.

Léon Bonnat le berger Italie
Léon Bonnat (1833-1922)
Le berger, c.1860
aquarelle, signée en bas et à droite, 37 x 23cm
Vendu-Sold

Originaire de Bayonne, Léon Bonnat vit entre 1846 et 1853 à Madrid où son père Joseph Bonnat est libraire et où il étudie la peinture auprès de José de Madrazo y Agudo et de Federico de Madrazo y Küntz. Il arrive à Paris, en 1854, où il devient l’élève de Léon Cogniet à l’Ecole des Beaux-Arts. Sa Résurrection de Lazare lui vaut un deuxième prix au prix de Rome en 1857.

Léon Bonnat entreprend un voyage en Italie au début des années 1860, puis en Grèce et au Moyen-Orient à la fin des années 1870, à la suite desquels il délaisse les sujets historiques et religieux, se consacrant aux scènes de genre et plus particulièrement au portrait.

Nommé chef d’atelier de peinture de 1888 à 1905, à l’École des beaux-arts de Paris, où il forme de nombreux élèves, Léon Bonnat est élu l’année suivante membre de l’Académie des beaux-arts.

Entre 1900 et 1922, il dirige les Musées nationaux. Directeur de l’École des beaux-arts en 1905 en remplacement de Paul Dubois décédé, il le restera jusqu’à sa mort.

Il meurt à Monchy-Saint-Éloi en 1922, léguant une importante collection de peintures, de dessins et de sculptures au musée Bonnat-Helleu à Bayonne.

Share

Diogène Maillart, un peintre rare.

Diogène Maillart
Diogène Maillart, la fenaison, 1900,
huile sur carton, signée et datée en bas et à droite, 39 x 52 cm
Vendu-Sold

Diogène Maillart (1840 – Paris 1926) fut l’élève de Sébastien Cornu et de Léon Cogniet à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il obtint le grand prix de Rome en 1864.

Le séjour à la Villa Médicis révèle au peintre l’idyllique campagne romaine, l’art suave et enveloppé de Corrège et la sculpture antique qui le marqueront.

Il exposa régulièrement au Salon de Paris à partir de 1870, recevant des médailles en 1870 et 1873. Il exposa à Munich en 1883 et participa à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris. Chevalier de la Légion d’honneur en 1885.

Diogène Maillart réalisa plusieurs peintures murales, dont certaines ont été détruites durant la dernière guerre, pour l’Hôtel de Ville de Beauvais, l’escalier d’honneur du château de Chantilly, les plafonds de la mairie du IIIème arrondissement à Paris, des esquisses pour l’église Saint-Augustin qui font parties des collections du Petit Palais
Il illustra des ouvrages de Musset et de Walter Scott. Il est aussi l’auteur d’une Histoire de l’art en deux volumes.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.29-30
Les petits maîtres de la peinture 1820-1920, valeur de demain, Ed Amateur, Tome II, p.160

Share

François Rude, le vieux guerrier de l’Arc de Triomphe.

François Rude Arc de Triomphe
François Rude, « Tête de vieux guerrier » ,
bronze, patine marron, signé sur la base « RUDE », socle en marbre, h. 36cm
Vendu-Sold

François Rude (18784-1855) commencé ses études artistiques à 16 ans sous la direction de Devosge. Plusieurs bustes lui apportèrent le soutien du sculpteur Frémiet.

En 1812, Rude emporta le Premier Grand Prix de Rome. Il partit pour Bruxelles, suivant la famille Frémiet où il ouvrit un atelier jusqu’en 1826.

Il reçut beaucoup de commandes publiques et privées, des monuments, voire des tombeaux. L’une de ses oeuvres les plus connus est le groupe « Le Départ » (1835-1836) qui décore la façade est de l’Arc-de-Triomphe de l’Etoile.

Malgré un côté un peu formel de son oeuvre qui reste parfois attaché à des types de représentations classiques, François Rude a choqué ses contemporains par son réalisme, sa vitalité et parfois son audace.

Cette figure reproduit l’une des figures centrales du bas-relief « le départ des volontaires de 1792« , connu aussi sous le nom de « la Marseillaise de pierre », et qui orne la façade est de l’Arc-de-Triomphe.

Bibliographie:
–  Dictionnaire des Peintres, Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.79
Les bronzes du XIXème, P. Kjellerg, Ed Amateur
Rude Sculpteur, ses oeuvres et son temps, L.de Fourcaud, Librairie d’art ancien et moderne, Paris, 1904

Share