Paul Morchain, peintre de la mer d’Iroise!

paul morchain
Paul Morchain, départ de la flottille,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38x46cm
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Paul Morchain (Paris 1876 – Rochefort 1939), peintre officiel de la marine nommé en 1921, est peintre et aquarelliste attiré par la Charente-Maritime. Il deviendra un habitué de Douarnenez et de sa région, il s’impose comme un peintre majeur du pays de la Cornouaille.

Son style se situe dans la tradition de ces peintres locaux qui recherchent la vérité et l’atmosphère de la vie locale avec sincérité et qui rappelle l’approche et le style des peintres de Pont-Aven.


Ses oeuvres se trouvent dans de nombreux Musées en France, notamment à Paris (au Musée de la Marine), à Bordeaux, Rochefort-sur-Mer et Douarnenez.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ.

Dictionnaire des Peintres de la Mer et de la Marine, JN Marchand, 1997.

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Charles Martin-Sauvaigo, un Niçois voyage en Bretagne.

Charles Martin-Sauvaigo
Charles Martin-Sauvaigo, vue de Douarnenez,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 61 x47cm
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Charles Martin-Sauvaigo (Nice le 7 février 1881 – Paris le 12 novembre 1970) est un peintre de paysages, de marines et décorateur, un peintre postimpressionniste et peintre officiel de la Marine.

Il fut élève de Léon Bonnat et de Luc-Olivier Merson. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français à partir de 1910. Il obtint une mention et le prix de la Savoie en 1913; le Prix Paul Liot en 1925. En 1931, à l’occasion de l’exposition coloniale, il réalise la décoration du Palais de l’A.O.F. et du salon d’honneur de la Marine marchande. Ses compétences dans le domaine de la décoration d’édifices publics lui valent de nombreuses commandes (lycée à Nice, préfecture des Alpes-Maritimes, chapelle à Garches, etc…).

Il obtint une médaille d’or en 1937. En 1956, une première médaille lui est décernée au festival d’Architecture et d’Art monumental. Il obtient également la médaille d’or puis est classé hors concours au Salon des Artistes français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922.

Il fut professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique et membre du jury de la Société des beaux-arts d’Outre-Mer et de l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris. Il fut décoré chevalier, puis officier de la Légion d’honneur, et également officier de l’Instruction Publique.

Attiré par la vie maritime, il travaille avec de nombreuses compagnies pour lesquelles il décore des navires (Liberté, Ile-de-France, Marseillaise, Amiral de Grasse, Général Chanzy, Ville d’Alger, Ville d’Oran, Ville de Tunis, etc…).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Nancy – Nice – Paris (Art Moderne – Carnavalet) – Montevideo – New York…

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.287

Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, J.N.Marchand, 1997

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Jules Chadel, la tradition orientale du dessin monochrome.

Jules Chadel
Jules Chadel (dessin) et Germaine de Coster (gravure), Douarnenez,
gravure sur bois imprimée en camaïeu, pour l’Imagier de la Société de la gravure sur bois originale, signée au crayon, portant les deux monogrammes des artistes,
justificatif de tirage, 22.2×15.2cm

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Jules Louis Chadel (Clermont-Ferrand 1870 – Paris 1940) est le fils d’un ébéniste originaire d’Allanche, dans le Cantal, Jean-Pierre Chadel, et de Légère Hautier, d’une famille de La Tour-d’Auvergne. Il naît au 44 de la rue Fontgiève, qui était alors un quartier d’artisans. Il étudie la sculpture à l’École des beaux-arts de Clermont-Ferrand. Il s’installe à Paris en 1893. Il s’inscrit à l’École des arts décoratifs. Pour subvenir à ses besoins, il travaille comme sculpteur sur pierre sur des chantiers.

Il entre dans l’atelier du joaillier Georges Le Turq, où il dessine des bijoux. Il est embauché en 1904 par le joaillier Henri Vever. C’est chez lui qu’il découvre l’art japonais, qui va le marquer profondément. Il va « réapprendre » à dessiner auprès de Prosper-Alphonse Isaac et surtout Yoshijiro Urushibara. Une étroite collaboration lie les trois artistes, qui reproduisirent la répartition du travail, traditionnelle dans la pratique japonaise, entre dessinateur, graveur et imprimeur. Le japonisme de Jules Chadel, différent de celui d’Henri Rivière, prend sa source dans la tradition orientale du dessin monochrome. L’artiste s’attache à rendre l’attitude d’un personnage, la perspective et l’atmosphère d’un site par de délicats traits noirs posés au pinceau, réhaussés de lavis et de couleurs légères. De nombreux lavis sont exécutés ainsi au début des années 1920 dans le sud Finistère – Concarneau, Douarnenez, Pont-Croix, le Faouët – lavis qui seront transposer dans le bois.

En 1924, Jules Chadel livre pour l’Imagier de la Société de la gravure sur bois originale (SGBO), un aspect du port de Douarnenez, montrant des chaloupes sardinières accostées à la cale ronde. Semblable à un lavis, ce camaïeu de brun fut gravé par Germaine de Coster d’après un dessin de Chadel. Aussi présente-il les monogrammes à l’encre rouge des deux artistes.

Bibliographie:

Dictionnaires des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

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Henri Maurice Cahours,peintre de la mer en Bretagne.

Henri Maurice Cahours
Henri Maurice Cahours, marine,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 54x65cm

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Henri Maurice Cahours a exposé au Salon des Artistes Français depuis 1920, obtenant une deuxième médaille en 1937, puis au Salon des Artistes Indépendants de 1922 à 1942, et à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts depuis 1939.
Arrivé sur la Butte Montmartre en 1911, Henri Maurice Cahours a habité la Maison de Mimi Pinson et se consacra à la peinture. En 1916, Henri Maurice Cahours se maria, par procuration, avec Hélène, fille du sculpteur Frédéric Debon.
Après la guerre, le couple s’installa rue Berthe, dans le studio de Pissarro, et fit alors connaissance avec tous les peintres de la Butte ; c’était aussi l’année du début de ses séjours à Douarnenez.

La galerie Terrisse lui organisa une exposition en 1923, ainsi que la galerie Georges Petit, dirigée par André Schoeller, en 1930 et 1931. Henri Maurice Cahours exposa dans de nombreuses villes de province jusqu’en 1942, année du décès de sa femme, il cessa alors de montrer ses oeuvres pendant plusieurs années.
Il était cependant présent à l’exposition itinérante « Montmartre en Algerie », en 1948, organisée par Madeleine Horst, avec les peintres, anciens et récents, de la Butte, qui se renouvela en 1951, sous le titre « Montmartre de jadis à aujourd’hui ». Dans les années 20, Henri Maurice Cahours fut nommé directeur des Beaux-Arts de la Commune Libre du Vieux-Montmartre. A ce titre, il a été associé à la création de la cité dite « Montmartre aux Artistes », au 189 de la rue Ordener. Le succès venu, il s’installa dans la maison-atelier du 2bis, rue Cortot ; cette adresse figure dans le catalogue du Salon des Indépendants, où il exposa, en 1928, deux oeuvres « les Brûleurs de goémon (Notre-Dame de la Joie) », et « Bénédiction de la mer à Douarnenez », ainsi que dans celui du Salon des Artistes Français en 1930, où il présenta deux vues de Pouldavid. Peintre dans la lignée de Marquet, il s’était consacré aux marines bretonnes ; il a peint aussi les vieilles rues de Montmartre. Henri Maurice Cahours fut nommé peintre officiel de la Marine le 7 mars 1942.
Le 13 décembre 1965, il s’était remarié avec Albertine Perrier (née le 4 avril 1926, décédée le 10 juin 1994), qu’il avait connu au « Grenier », chez Fred Bretonnière ; elle se faisait appeler Catherine ; celle-ci afin de préserver une santé mise à mal dans les caboulots de la Butte, le poussa à se retirer dans le Midi. Il transforma l’ancienne prison de l’Evèché de Vence, construite au XVe siècle, en atelier, où il continua à peindre, dans la même tonalité, des marines de Bretagne.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.101

-Angelo Mistrangelo: Henri Maurice Cahours

–  La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

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Pierre De Belay, la Bretagne expressive et moderne!

Pierre De Belay Douarnenez
Pierre De Belay, « Quais animés du port Rhu, Douarnenez », 1925,
huile sur panneau, signée et datée en bas et à droite,

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Pierre De Belay est né à Quimper dans une famille d’artistes. Son père négociant en vins, artiste amateur qui peint beaucoup de paysages des bords de l’Odet ou l’activité du port de Quimper, ne s’oppose pas aux ambitions de son fils. Les seuls conseils qu’il accepte sont ceux de son père. En 1903, Pierre de Belay peint déjà de nombreux portraits de notables Quimpérois. Il est repéré par Max Jacob, poète quimpérois et grand ami de la famille. Déjà, Max Jacob lui prédit qu’il deviendrait un artiste célèbre. Il étudie sans maître, travaille quinze heures par jour, fait des croquis de pêcheurs au port, note les épisodes de la vie quotidienne des marins. Max Jacob lui enseigne à diriger, à contrôler sa nature, mais à ne pas lui désobéir. « Le dessin, lui répétait-il, commence non pas avec la copie des formes naturelles, mais avec l’interprétation de ces formes en vue de la création. Il n’y a pas création là où il n’y a que copie servile ». Il rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.
Entre 1920 et 1928, Pierre De Belay exposa au Salon d’Automne; de 1926 à 1945, au Salon des Indépendants; et de 1927 à 1935, au Salon des Tuileries.
On peut diviser son oeuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses oeuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’oeuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Il changea radicalement sa manière vers 1937. Sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Bibliographie:

  • Pierre De Belay, André Cariou, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1988
  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33
  • La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997 
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