Joseph Constant, un autre grand sculpteur animalier.

Joseph Constant sculpture bronze
Joseph Constant, le singe, bronze, fondeur « E.Godard », n°1/8,
hauteur du sujet 16cm, hauteur totale avec socle en bronze 21cm
Vendu-Sold

Joseph Constant (1892-1969) acquiert une notoriété grandissante comme sculpteur en France et à l’étranger après 1945. Il est reconnu comme le sculpteur emblématique du groupe d’artistes israéliens dénommés « les animaliers », qui recherchaient leur inspiration dans la nature.

Joseph Constant sculpture bronze

Joseph Constant sculpture bronze

Joseph Constant, né Joseph Constantinovsky en 1892 à Jaffa alors en Palestine et décédé le 3 octobre 1969 à Paris en France, est un sculpteur et écrivain franco-israelien d’origine russe. En tant qu’auteur il utilisait le pseudonyme de Michel Matveev.

Joseph Constant a grandi à Odessa en Russie. Dans sa jeunesse, il a secondé son père lors des mouvements révolutionnaires de 1905. En 1914, il entre à l’Académie des Beaux-Arts d’Odessa, et pendant la Révolution russe de 1917, il est nommé inspecteur des Beaux-Arts. Il participe à la guerre civile du côté de l’armée rouge et peint son autoportrait en uniforme de Garde Rouge (Boudionets).
En 1919, Joseph Constant et sa femme décident de quitter la Russie. Ils partent en Palestine sur le bateau Le Ruslan avec plusieurs autres artistes juifs. À Tel-Aviv, ils fondent un groupe avec Yitzhak Frenkel. Un an plus tard, Joseph Constant voyage en Égypte, Turquie et Roumanie, avant de venir s’installer à Paris en 1923.
Là, il fréquente le milieu artistique de Montparnasse qu’il décrira dans La Cité des peintres. Signant sous le pseudonyme de « Michel Matveev », Constant commence à écrire, directement en français, « un peu par hasard et pour gagner quelque argent » Son premier livre, publié en 1928, a pour sujet la Révolution de 1905. Au début de sa carrière, il pratique seulement la peinture. Vers la deuxième moitié des années 30, il commence à se tourner vers la sculpture. A la fin de sa carrière, il quitte la peinture pour pratiquer la sculpture sur pierre et sur bois. Ses sujets d’inspiration deviennent alors uniquement animaliers.
En 1933, il publie Les Traqués, une histoire tragique de Juifs qui voyagent en Europe cherchant une terre d’accueil. En 1936, il est récompensé par le Prix des Deux Magots pour Étrange Famille.

Devenu un grand sculpteur animalier après la Seconde Guerre mondiale, il  recherche son inspiration dans la nature. Les formes organiques des animaux sont utilisées par les « animaliers » comme un outil pour exprimer la pureté de la forme et l’accès à l’abstraction, dans la mouvance de Brancusi. Constant déclare qu’il est à la recherche de la simplicité et l’innocence qu’on ne trouve plus que chez les enfants et les animaux. Avec son ami Yitzhak Frenkel (1899-1981) et son collectionneur Pereman, il est considéré comme l’un de ceux qui ont diffusé l’influence de l’École de Paris en Palestine. Ils furent les premiers à rejeter l’hégémonie de l’Académie Bezalel d’art et de design en Palestine, et permettre la fondation de l’école israélienne Aretz . Leur style a été influencé par le cubisme, l’expressionnisme et le primitivisme et a été principalement caractérisé par des couleurs pures, les lignes de contour définies et la recherche de la simplification.

En tant que peintre, Constant pratique deux techniques principales, huile sur toile et tempera sur toile. Le passage de ces techniques à la sculpture fut radical, au point qu’il cessa de pratiquer le travail en deux dimensions, sauf pour les dessins préparatoires de ses sculptures.

Durant les années 1950, il voyage souvent en Israël, où il visite le kibboutz de Ein Harod. En 1962, le maire de Ramat Gan invite Constant à faire un séjour dans le quartier artistique de la ville. Dès lors, Constant partage son temps entre son atelier à Paris et celui de Ramat Gan. L’atelier à Ramat Gan est devenu un musée après sa mort, consacré à ses sculptures animalières. En 1959, il écrit son dernier roman Ailleurs, autrefois, qui évoque une enfance et une jeunesse en Ukraïne.

Clément Serveau, intime.

Clément Serveau
Clément Serveau, l’heure du thé, c.1930,
huile sur toile, signée et cachet de l’UAF, 50cm x 61cm
Vendu-Sold

Clément Serveau, pseudonyme de Serveau Clément (1886-1972), fut élève de l’école des Arts Décoratifs de Paris et de Luc-Olivier Merson à l’école des Beaux-Arts, où il obtint le Prix Chenavard. Il débuta en 1905 au Salon des Artistes Indépendants, puis au Salon des Artistes Français, enfin aux Salons d’Automne et des Tuileries. En 1935, il fut chargé d’organiser au Petit Palais l’exposition d’un groupe des Artistes de ce temps.
Clément Serveau fut peinte décorateur, composant de grandes fresques murales (il dirige en 1913, l’Atelier de Fresque à l’école des beaux-arts de Paris); il fut illustrateur et graveur. Il grava notamment de nombreux billets pour la Banque de France, mais aussi à l’étranger.

Ami de Marcoussis, il fut sensible à certains aspects du cubisme; mise en page serrée, construction de l’espace par “écrans” superposés, géométrisation de la forme, qui marquèrent sa propre écriture plastique de 1930 à 1950. Ensuite, il adhéra à l’abstraction. Dans ses périodes successives, il préserva un sens personnel de la mesure, de l’harmonie.

Après un voyage en Grèce en 1934, il s’adonne au post-cubisme. Il participe à de nombreuses expositions comme à Langres en 1935 aux côtés des peintres naturalistes franc-comtois Robert Fernier et Georges Fréset, ou au Salon des artistes français à Paris. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1936. Il réalise aussi un grand nombre de fresques dont une de six mètres sur trois au lycée de Meaux, où il a été élève. Il dirige l’École de fresques de l’École nationale supérieure des beaux-arts, décore le pavillon du tourisme à l’Exposition universelle de 1937. Il participe à de nombreuses expositions d’art français (Suède, Londres, États-Unis, Canada…) où chaque fois il réalise et vend des œuvres.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Le Havre – Langres – Lille – Paris (Musée National d’Art Moderne) – Rouen.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.700

Gabriel Zendel, artiste post-cubiste!

Gabriel Zendel (Paris 1906 – 1980) fut un peintre de figures, de paysages urbains, graveur, céramiste, illustrateur.

Il fut élève de Paul Bornet, qui enseignait, en son Institut d’Esthétique Contemporaine, les techniques de la peinture et de la gravure sur cuivre et sur bois.

Gabriel Zendel fut sociétaire des Salons Indépendants et d’Automne, il figura aussi au Salon des Peintres Témoins de leur Temps en 1950 et au Salon des Tuileries. Il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger. Il a montré à partir de 1931, sa première exposition personnelle à la galerie Zak à Paris, puis: 1934, 1947, 1950, 1952 et 1953 à Paris; 1942 à Cannes; 1949 à New York; 1980, galerie d’Art de la place Beauvau, Paris.

A partir de 1950, son art se situa résolument dans la ligne post-cubiste. Gabriel Zendel campe fortement les quelques formes, personnages, souvent des clowns, ou paysages familiers qui lui sont chers, de Paris, de Bourgogne, de Honfleur. A son style graphique si particulier, robuste et comme paysan, s’allie curieusement une palette haute de couleur, dans les jaunes citron et les rouges groseille, et presque tendre.

Il a réalisé les décors pour une pièce de théâtre Un jeune homme qui ne compte pas montée par la Compagnie Marcel Lupovici. Il a également illustré de vingt-cinq dessins en 1947, Le cirque de Léon Paul Fargue, de lithographies originales Les célibataires de Montherlant, Nuit de Prince de Kessel.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Libourne – Nevers – Paris (Musée d’Art Moderne) – Rennes.