Gaston de Latenay en pays Bigouden.

Gaston de Latenay
Gaston de Latenay, de retour de Saint-Guénolé,
aquarelle, plume et encre brune, crayon noir, 23,2×31,3cm,
signée à la plume et encre brune en bas et à droite.
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Gaston de Latenay (Toulouse 1859 – Paris 1943 ) fut un peintre de sujets allégoriques, paysages, aquarelliste, lithographe.
L’artiste est tout d’abord influencé par l’Art Nouveau, dans les années 1890. Puis, abandonnant ce style, il se consacre à la représentation de nombreuses vues de bords de mer, du Nord à la Bretagne. On connaît aussi de lui des vues des parcs de Versailles ou Saint-Cloud.

Gaston de Latenay figura au Salon des Artistes Français, obtenant une mention honorable en 1896, une autre à l’Exposition Universelle de1889; une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900.

Gaston de Latenay est resté indépendant de tous les mouvements et écoles de pensée artistiques, même s’il a été influencé par l’Art nouveau. Il a développé sa propre vision poétique de la nature. Très tôt, il conjugue les influences japonaises à la manière des Nabis.
Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Helsinfors-Toulouse.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres , Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.308

-Hans H. Hofstätter (1983), Jugendstil et art nouveau. Œuvres graphiques, Paris, Albin Michel, 1985

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Pierre De Belay, artiste quimpérois.

Pierre De Belay
Pierre De Belay, « Portrait de Piriou, Concarneau », 1923
fusain et crayon – 25cm x 19cm

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La légende veut que Piriou, dans ce portrait, porte un gilet breton ayant appartenu à Gauguin.

Pierre De Belay est né à Quimper dans une famille d’artistes; il rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.
Entre 1920 et 1928, Pierre De Belay exposa au Salon d’Automne; entre 1926 et 1945, au Salon des Indépendants; entre 1927 et 1935, au Salon des Tuileries.
On peut diviser son oeuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses oeuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’oeuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Vers 1937, il changea radicalement sa manière: sans doute sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Léon-Honoré Piriou (1878-1961), dit Larôme, fut marin-pêcheur puis garçon-coiffeur, taxidermiste, menuisier et antiquaire. Il installe atelier et boutique dans la Ville-Close de Concarneau, où il présente vieux meubles, anciennes faïences, des oeuvres d’artistes, comme celles de Pierre De Belay et Edouard Doigneau, mais aussi ses propres peintures qui connaissent un réel succès local.

Bibliographie:

Pierre De Belay, André Cariou, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1988
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33
La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997 

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Henri Barnoin, le peintre de Concarneau

Henri Barnoin
Henri Barnoin, le port animé de Concarneau,
huile sur toile, 1920, 38cm x 46cm, signée en bas et à gauche

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« Coqueluche » des ventes publiques de peintures bretonnes, Henri Barnoin  (1882-1940) fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse d’être le peintre de Concarneau, représentant la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

Peintre de Concarneau, la ville était à cette époque toute entière axée sur la pêche, dont l’animation de son port était sans cesse renouvelée, et en même temps, un grand atelier à ciel ouvert, où les artistes travaillaient parfois au coude à coude devant le motif.

Dans cette toile, Henri Barnoin nous peint cette animation du port de Concarneau: des bateaux amarrés au quai Pénéroff, des petits groupes de personnages répartis ici et là, et pour toile de fond, l’entrée de la Ville Close, sous un ciel presque bleu, sont autant de motifs de séduction pour cet artiste et son art.

Henri Barnoin fut l’élève de Dameron, de Richemont et de Luc-Olivier Merson, à l’école des Beaux-Arts de Paris. Exposant au Salon des Artistes Français, il y reçut une mention honorable en 1909, une médaille d’argent en 1921, en devint sociétaire, reçut une médaille d’or en 1935 et fut classé hors concours en 1939.

Ses sujets de prédilection étaient des paysages, des marines et des scènes de la vie bretonne. Henri Barnoin fréquente Concarneau dès les années 1912-1913.

Ayant sa galerie-atelier sur le quai Pénéroff, il est le témoin privilégié de l’animation du port, qu’il ne se lasse pas de peindre et fait alors partie du groupe de Concarneau. On dénomme ainsi les nombreux peintres français et étrangers attirés par cette ville et sa région à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle.

L’artiste représente aussi des scènes portuaires à Douarnenez, Saint-Goustan, Lorient. Il est également le peintre de la foule des pardons et des marchés, à Quimper, Quimperlé, Hennebont, Dol-de-Bretagne et au Faouët.

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Galerie Brugal. Une exposition dédiée à Bruno Marrec.

 

Jusqu’à la fin du mois d’août, la galerie Stéphane Brugal propose de découvrir les oeuvres de Bruno Marrec, un peintre concarnois, réalisées sur les côtes bigoudènes: « Sur les rives du Pays bigouden ». Voilà le thème de l’exposition dédiée à Bruno Marrec cet été à la galerie Stéphane Brugal de Pont-l’Abbé. Une peinture figurative qui représente tantôt les rochers du Guilvinec, tantôt la plage de La Torche ou encore, le petit chemin au bord de la plage de Lesconil. Fils de charpentier de marine, Bruno Marrec dit être né « dans les copeaux ». C’est de là que cet héritier de l’école de Pont-Aven tire son inspiration. Les bateaux et la mer font partie intégrante de son oeuvre. Un travail vers la lumière pour cette exposition, Stéphane Brugal, qui tient la galerie du même nom, a contacté le peintre pour élaborer leur collaboration.

Suite de l’article sur Le Télégramme

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