Le Saint Goustan du sculpteur de l’âme et de la nature.

Magnifique bronze du sculpteur Thierry Le Youdec, représentant « Saint-Goustan », saint patron des marins et des pêcheurs.

Thierry Le Youdec, « Saint-Goustan« , bronze à la cire perdue, fondeur Le Floch, n°2/8, hauteur 33cm

Thierry Le Youdec, sculpteur de l’âme et de la nature!
« Ce qui surprend et signe l’originalité de cet artiste, c’est l’alliage de douceur et de vigueur qui émane de ses créations : qu’il s’agisse de groupes de personnages, de nus drapés, ou encore de compositions animalières où il s’affirme également comme un artiste majeur de sa génération.
Rien d’académique ou de maniéré dans ses sculptures où il s’attache avant toute chose à magnifier la Nature, et à révéler l’âme humaine ou animale.
Il excelle dans l’art d’exprimer la vie intérieure de ses sujets, mais aussi le mouvement et la vitalité.
Au-delà du figuratif, l’expression symbolique et l’abstraction de certaines lignes renforcent le « caractère » de chaque oeuvre et témoignent d’un sens inné du « vivant ».

Histoire de Saint-Goustan:

« Le saint homme est né en Cornouaille britannique en 974.
A 18 ans, Goustan est enlevé par des pirates. Au cours de leurs voyages, le jeune Goustan se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa (probablement l’île d’Houat), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main: c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté d’une portion d’un gros poisson, en gardant parcimonieusement pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement.
En 1025, Goustan devient moine et fonde un prieuré sur l’île de Hoëdic. Entre temps, il prie parmi ses frères moines de Rhuys. C’est là que reposent aujourd’hui ses restes, dans l’abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. Goustan est devenu le patron des marins et des pêcheurs. »

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François Rude, le vieux guerrier de l’Arc de Triomphe.

François Rude (18784-1855) commencé ses études artistiques à 16 ans sous la direction de Devosge. Plusieurs bustes lui apportèrent le soutien du sculpteur Frémiet.

En 1812, Rude emporta le Premier Grand Prix de Rome. Il partit pour Bruxelles, suivant la famille Frémiet où il ouvrit un atelier jusqu’en 1826.

Il reçut beaucoup de commandes publiques et privées, des monuments, voire des tombeaux. L’une de ses oeuvres les plus connus est le groupe « Le Départ » (1835-1836) qui décore la façade est de l’Arc-de-Triomphe de l’Etoile.

Malgré un côté un peu formel de son oeuvre qui reste parfois attaché à des types de représentations classiques, François Rude a choqué ses contemporains par son réalisme, sa vitalité et parfois son audace.

RUDE 02

François Rude, « Tête de vieux guerrier » , bronze, patine marron, signé sur la base « RUDE », socle en marbre, h. 36cm

Cette figure reproduit l’une des figures centrales du bas-relief « le départ des volontaires de 1792 », connu aussi sous le nom de « la Marseillaise de pierre », et qui orne la façade est de l’Arc-de-Triomphe.

Bibliographie:
–  Dictionnaire des Peintres, Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.79
Les bronzes du XIXème, P. Kjellerg, Ed Amateur
Rude Sculpteur, ses oeuvres et son temps, L.de Fourcaud, Librairie d’art ancien et moderne, Paris, 1904

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Jean Laniau, baigneuse agenouillée

Né en 1931 à la Rochelle, Jean Laniau commence à l’âge de 14 ans une vie professionnelle dans le quartier du Faubourg Saint Antoine à Paris où le travail du bois, principalement celui de l’ameublement de style occupe les arrière-boutiques et les cours des rues avoisinantes.

En 1968, parallèlement à son activité, il décide de suivre les cours du soir de dessin et de peinture avec M. Paul Girol ainsi que les cours par correspondance dispensés par l’école ABC avec M. Pacouil. Rapidement, en élève assidu, Jean Laniau s’initie à toutes les techniques de l’art pictural, dessin, lavis, aquarelle et peinture à l’huile avec une formation basée sur l’étude du dessin et de la peinture sur modèle, quel que soit le sujet : fleur, nature morte, paysage…

L’étude du nu féminin le sensibilise particulièrement et ses réalisations laissent apparaître cette nouvelle attirance. C’est à partir de 1975 qu’il décide de prendre des cours de sculpture à l’Ecole Supérieure de Montparnasse avec Edmond Moirignot. Ses expériences antérieures et sa grande capacité d’adaptation au dessin lui permettent très vite de maîtriser la sculpture.

A partir de 1981, il décide de se consacrer uniquement à cet art. Rapidement, ses oeuvres seront exposées, reconnues et feront partie des grandes collections. Jean Laniau réalisa le buste du Maréchal Juin pour la ville du Lavandou, deux sculptures pour la ville de Biscarosse, une sculpture pour le jardin du 15e arrondissement à Paris, et d’autres oeuvres qui partent à l’étranger.

 

LANIAU

 

Cette sculpture en bronze représente une baigneuse agenouillée, exemplaire numéroté 5/8,

signé J LANIAU, cachet du fondeur J. CAPPELI, h.24cm

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François Cacheux, sculpteur du vivant!

François Cacheux (1923-2011) est un sculpteur statuaire qui n’a cessé de communiquer aux autres la beauté du vivant.

« C’est une quête dionisiaque où, dans le secret de l’atelier, partant de mes dessins, j’invente la forme des corps en essayant d’y mettre le feu de la vie, qui pour moi, passe par la poésie « . F. Cacheux, 2003

Nous présentons une rare sculpture en bronze, intitulée « la vague » 1956, fonte à la cire perdue de chez Valsuani, signée et numérotée 2/8, hauteur 30cm.

Il reçoit le Prix de la Villa Abd-el-Tif en 1954, puis il est nommé professeur de dessin à l’école des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, puis il va diriger l’école supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg jusqu’en 1989.

François Cacheux fut l’un des plus grands sculpteurs de la statuaire monumentale de la seconde moitié du XXème siècle en France. Exposant dans le monde entier, ses oeuvres sont présentes à Angers, Brest, Lille (statue de François Mitterrand), Nevers, Saint-Amand-Montrond, Sarrebourg, le palais d’Iéna à Paris, les musées d’Art moderne de Paris, d’Albi, Cracovie, Budapest, New-York. Parmi ses dernières réalisations, signalons la série des Grands Hommes du XXème siècle installées à l’Odysseum de Montpellier.

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