Henri Guinier au port de Concarneau.

Henri Guinier, la flottille au port de Concarneau, pastel, 45x37cm,

Œuvre reproduite dans le catalogue « Des peintres entre Terre et Mer »,
exposition au musée du Faouët, 2019.

Elève de Jules Lefebvre et de Benjamin Constant, Henri Guinier emprunte beaucoup à ses maîtres et à Bastien-Lepage, pour indiquer et typer les personnages de ses scènes paysannes bretonnes. Il est diplômé de l’Ecole nationales des Arts et Métiers en 1886. Henri Guinier participe au concours de Rome en 1893 et 1894, obtenant le second grand prix de Rome en 1896, à 29 ans. De plus, la médaille d’or au Salon de 1898 le place hors concours et, la même année, une bourse de voyage affirme sa maîtrise. Sa carrière est brillante et rapide

Ses tableaux allégoriques ou mythologiques (Psyché et l’Amour, Salon de 1897), certains de ses nus, prennent un ton plus évaporé qui trahit une tentation évidente pour le symbolisme. Il expose au Salon, de 1889 jusqu’à sa mort, des œuvres (toiles, pastels et aquarelles notamment) :

Il peignit essentiellement des scènes bretonnes, s’installant en 1904 à Concarneau, sous les conseils de Legout-Gérard. Mais aussi, Henri Guinier a exécuté de nombreux portraits ; plusieurs de ses œuvres ont été acquises par l’État et figurent dans des collections des musées français et étrangers (Poitiers, Dijon, Mulhouse, Lille, Amboise, Paris, Santiago du Chili).
Henri Guinier exécute aussi des paysages, des scènes marines souvent inspirées par la Bretagne dont il peint les costumes et les paysages, principalement la région de Concarneau et le Pays Bigouden, mais aussi au Faouët, à Vannes, à Paimpol et à l’île de Bréhat. L’artiste aborde avec succès tous types de sujets : l’allégorie, le nu, la scène de genre, le portrait, le paysage. Il séjourne en Italie, en Hollande, dans les Alpes et dans les Pyrénées

L’un de ses chef-d’œuvre, présenté à l’occasion du Salon de 1911, qui eut un grand succès, est une toile prestigieuse de 3,90 m x 2,80 m,  » Un Pardon en Finistère « , où l’on voit près de cinquante visages, d’une puissance d’expression, d’une vigueur et d’un coloris magnifiques. Elle fut acquise par la Société des anciens élèves. Et se trouve maintenant dans le grand escalier de l’hôtel d’Iéna.

Bibliographie:

Dictionnaires des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.584

Henri Guinier, Jean-Marc Michaud, Ed Chasse Marée, 2008

Les peintres du Faouët, 1845-1945, J.M.Michaud et D.Le Meste, Ed. Palantines, 2003

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Renée Carpentier, une artiste bretonne!

Renée Carpentier (Amiens 1913 – 2003) fut élève à l’école des Beaux-Arts de Paris, où elle a travaillé sous la direction de Lucien Simon. Elle a exposé au Salon des Artistes Français dont elle est sociétaire dès 1934 et où elle reçoit une mention honorable en 1936. Elle expose au Salon d’Automne depuis 1938 et au Salon de la Marine depuis 1951, y obtenant une médaille d’honneur en 1966.
Ses peintures de paysages de la Bretagne, et surtout de marines, exécutées traditionnellement sur chevalet, cherchent à rendre le mouvement et les perpétuels changements de lumière. Le mari de Renée Carpentier est le peintre Raymond Wintz.
Les oeuvres de Renée Carpentier sont présentes dans les musées, dont celui d’Amiens et celui de Marseille.

Renée Carpentier, marine, huile sur toile, 33,5cm x 41cm

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres , Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.273
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, J.N.Marchand, 1997

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Leslie CAULDWELL, peintre américain en Bretagne!

Portrait de jeune bretonne du Pouldu, de 1892, par le peintre américain Leslie Giffen Cauldwell.

Jeune bretonne, dessin rehaussé sur carton, signé et daté 1892

en haut et à droite dans un cartouche, 57,5×34,5cm

Leslie Giffen CAULDWELL (New York 18 octobre 1861 – 9 avril 1941)

Né à New-York, Leslie Giffen Cauldwell était, en 1886, élève de Lefebvre et de Gustave Boulanger à l’Académie Julian, puis de Carolus-Duran en 1888, à Paris, dans l’atelier desquels beaucoup d’artistes américains se perfectionnèrent. Il vécut et travailla à New York, en France et parcourut la Bretagne.

Il exposa des figures de genre et des portraits au Salon en 1885 et 1888 à la Nationale à Paris et à la Royal Academy, à Londres à partir de 1891. En 1888, Cauldwell expose à Philadelphie « Some breton sunshine »; en 1893, il expose trois pastels au Champ de Mars, et en 1894 une huile. A l’exposition Colombienne de Chicago, Cauldwell exposa « A breton garden » daté de 1892. Ces oeuvres, exécutées à Pont-Aven et au Pouldu, ont quelque chose d’impressionnisme. Par la suite, Cauldwell travaille aux Etats-Unis, s’intéressant surtout au pastel et exécutant au portrait.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,

Peintres américains en Bretagne, 1864-1914, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 1995.

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Jean Julien Lemordant, témoin privilégié!

Jean Julien Lemordant, scène de pardon, encre et lavis d’encre, signé en bas et à droite, 24×30,5cm

Jean Julien Lemordant nous dévoile dans ce dessin toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne. La force et la simplicité du sujet est traité ici par un dessin ferme et synthétique.

Elève de Léon Bonnat en compagnie de Emile Othon Frietz et de Raoul Duffy, Jean Julien Lemordant redécouvre la Bretagne en 1903 et s’installe à Penmarc’h où sa peinture s’oriente vers une description de la vie maritime et trouve son engagement aux côtés des marins (fondation de la revue Brug – 1913).

Dans une facture large et sonore, il a traité des vastes panneaux hardiment composés, les rudes acteurs de la tragédie marine. Il fut aussi un rénovateur des arts décoratifs en Bretagne.

Jean Julien Lemordant nous transcrit dans cette oeuvre l’image de ces scènes de pardon en pays Bigouden où toute la population locale pouvait se retrouver et partager.

Cette belle pièce de Jean Julien Lemordant, nous montre l’importance du dessin qui dévoile déjà l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Beautiful drawing ink and ink wash Jean-Julien Lemordant (1878-1968), representing a party scene in Britain, during a pardon, Bigouden country.

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Robert Yan, peintre breton de la marine!

Robert Yan (Arcachon 1901 – 1994), l’autre peintre breton!

Robert Yan, les marins au port, huile sur toile, 65x81cm

Elève de Narbonne à l’école des Beaux-Arts de Paris. Membre du Salon des Indépendants en 1928, Robert Yan en devient membre du comité en 1953, vice-président de 1957 à 1964, président depuis 1964. Egalement sociétaire du Salon des Artistes Français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.

Robert Yan passe son enfance dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère, à Landerneau. Sa première exposition à la Galerie Saluden à Brest sera une révélation pour le public, en 1929. Cette année-là, il participe aux expositions de l’Union Artistique à Concarneau. Parcourant la Bretagne qui est sa source d’inspiration majeure, il adhère en 1934 au mouvement “ar Seiz Breur”. De 1936 à 1939, il fait de longs séjours à Concarneau et il se lie d’amitié avec Barnoin, Ménardeau et surtout Delpy.

Very beautiful and large oil on canvas by Robert YAN (1901-1994), official painter of the Navy, having mainly painted Brittany between the two wars in particular, linking with other artists like Henri Barnoin, Delpy, Ménardeau, Péron …

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.789

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement touristique de Cornouaille

-Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

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