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Jacques Martin-Ferrières, le grand coloriste!

22 octobre 2017

Très belle marine de Jacques Martin-Ferrières, représentant un port en Bretagne, peinture sur panneau double face des années 1920.

Jacques Martin-Ferrières (1893-1974)

animations sur les quais, huile sur panneau, signée au verso, 38x46cm

Jacques Martin-Ferrières fut l’élève de Cormon, d’Ernest Laurent et de son père Henri Martin. Il peint des paysages dans une pâte grumeleuse à la touche large, d’abord pointillistes dans le sillage paternel, puis plus construits dans des harmonies brunes ou ocres.

C’est dans les années 1920 que l’artiste commence à gagner des prix, comme la Médaille d’Argent au Salon de Paris pour « Le Christ ». Au retour de son voyage en Italie, Martin-Ferrieres met en place sa première exposition personnelle. Après avoir gagné la Médaille d’Or pour « Marche d’Assissi », les critiques s’intéressent de plus en plus à lui et sont d’accord sur le fait que ce peintre a du talent.

L’année 1933 est synonyme de voyages dans le sud de l’Europe. Sa peinture et surtout ses couleurs changent en fonction du pays dans lequel il se trouve, avec une lumière plus ou moins rose pour la Grèce, ou très vivifiée pour l’Espagne.

La période de la guerre interrompt ses déplacements pour pratiquer la Résistance en Dordogne. Les voyages reprennent partout en France, en Europe et surtout en Italie, qui est une terre qui inspire fortement Martin-Ferrieres.

Son succès lui permet de répondre aux commandes dont une qui lui occupe près de quatre ans de sa vie, pour la création de grandes fresques à l’Eglise de Saint-Christophe de Javel à Paris.

Il est nommé Officier puis Chevalier de la Légion d’Honneur.

Grand coloriste, Martin-Ferrieres mélange en même temps des couleurs chaudes et froides dans un ensemble non agressif.

 

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