André Beaucé, un peintre dans la baie d’Audierne.

André Beaucé
André Beaucé, le petit port breton,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33x55cm
Vendu – Sold

André Beaucé (Rennes 1911 – Paris 1974) fut l’élève des Beaux-Arts de Rennes et de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, il devint professeur de dessin jusqu’en 1950. André Beaucé fut l’élève aux ateliers d’André Lhote et de Simon, avec Yves Brayer. Il expose à la Nationale des Beaux-Arts en 1936 et 1945, puis régulièrement à partir de 1950 aux Salons Comparaisons et d’Automne. En 1946, il reçoit le 1er prix de la “Villa Abd El Tif” et obtient une bourse pour partir travailler deux ans en Algérie. Il expose dans les grands salons tant en France qu’à l’étranger où il est sollicité. Il donne de nombreuses conférences sur l’histoire de l’Art dont il est un expert reconnu.


Sa peinture est puissamment expressionniste, dégagée de tout système. On remarque dans les années 50 de vigoureux portraits, sans complaisance, intenses, saisis d’une façon presque caricaturale.
Les tons toujours très montés, y sont opposés avec force dans une composition taillée avec vigueur.
Après les années sombres de la guerre, l’art d’André Beaucé traduit une vision violente d’une certaine réalité toujours brutale et pourtant magnifique.

Il se déplace beaucoup en Bretagne, dans la région d’Audierne notamment, et en Provence. L’expression de son talent reconnaissable à l’utilisation de l’ombre et de la lumière en font un peintre accompli.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.923

Belle-Ile en Art, Belbeoch et Clifford, 1991

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William Baptiste Baird, un peintre américain en Bretagne.

William Baptiste Baird, le retour du soldat, c.1872
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 34.5×26.5cm
Vendu-Sold

William Baptiste Baird (Chicago 1847 – 1917).

Il vint à Paris pour perfectionner sa formation. En 1872, il y exposa au Salon officiel; il y figura encore en 1899, le Salon étant depuis 1881 Salon des Artistes Français.

William Baptiste Baird a travaillé en France, à Paris, Fontainebleau et en Bretagne. Outre quelques paysages ou scène de genre de Paris, Barbizon, de Bretagne et du lac de Genève, il a surtout peint du bétail dans les près, et des sujets de ferme et de basse-cour.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.649

-Peter Hasting, Les peintres les plus actifs entre 1898 et 1947 dans l’art américain, Falk éditeur, 1985

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Marin-Marie, le grand peintre de la mer et de la marine!

Marin-Marie, quatre-mâts barque ,
gouache au pochoir, procédé Jacomet, signée en bas et à droite, 27,5 x 36,7cm
Vendu-Sold

Marin-marie (1901 – 1987), pseudonyme de Durand-Couppel de Saint-Front, est influencé par sa mère, artiste peintre, élève d’Henri Harpignies, et par la découverte des îles Chausey où son père, passionné de navigation, l’initie dès son plus jeune âge à la mer. Il partagera sa vie entre Chausey et Saint Hilaire du Harcouët où il réside.

Etudiant à Rennes, Marin-Marie devient docteur en droit. Il suit les cours du soir de l’École des beaux-arts de Paris. En 1923-1924, il expose à la galerie Devambez à Paris. Il fait son service militaire sur le Pourquoi pas ? du commandant Charcot chargé de missions de recherche et de sauvetage sur la banquise arctique. Il dessine des carnets de croquis au cours de deux expéditions et expose avec Foujita et Maurice Utrillo. Il réalise alors un film et rapporte de ces expéditions une quinzaine de carnets de croquis qui lui permettront de réaliser des toiles.

Marin-Marie est passionné de yachting, de régates, et par la navigation solitaire. Il effectue la traversée de l’Atlantique sur Winibelle II en mai 1933, au départ de Douarnenez vers Madère, la Martinique, et New York où il arrive le 17 août 1933. Il est le deuxième Français, après Alain Gerbault, à traverser l’Atlantique à la voile en solitaire

Le procédé Jacomet est un procédé d’édition: des typons d’impression sont obtenus par photographie à raison d’une par couleur. Ces typons sont ensuite convertis en plaques de zinc découpées servant de pochoirs, l’ensemble est aquarellé à la main et au pinceau. Contrairement à l’impression classique, la trame reste invisible, seules les touches d’aquarelle sont présentes et, lorsque l’on passe le doigt, la couleur s’en va. Ce procédé a été utilisé jusque dans les années 1970 et son caractère artisanal le destinait aux éditions rares et à faible tirage.Ce procédé de mise en couleurs de Daniel Jacomet est si proche des originaux que nombres d’ouvrages ont été sacrifiés vendus à la planche.

Nommé peintre officiel de la Marine en 1935, devient membre de l’Académie de Marine en 1947.

Bibliographie:

Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Benezit, Ed Gründ, Tome IX

Marin-Marie, les mémoires en couleurs du marin qui aimait la mer, Ed Gallimard, 1990

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Edgard Maxence, le symboliste attendrissant!

Edgard Maxence
Edgard Maxence, nature morte au camée,
huile sur panneau, signée à droite, diamètre 45.5cm
Vendu-Sold

Edgard Maxence (Nantes 1871 – 1954) est un peintre de figures allégoriques, de paysages, de natures mortes et de fleurs du courant Symboliste français.

Il fut élève de Gustave Moreau et Jules-Elie Delaunay. Gustave Moreau eut une influence déterminante sur Edgard Maxence, tout en lui laissant la liberté d’épanouir un style personnel qui tient de Burne-Jones et de Rossetti, dans une veine symboliste précieuse teintée d’attrait pour un monde médiéval idéal, et pour la Renaissance italienne.

Il exposa régulièrement à Paris, au Salon des Artistes Français, obtenant en 1894 une mention honorable, 1895 une médaille de troisième classe, 1898 nommé sociétaire, 1900 une médaille d’or pour l’Exposition Universelle, 1924 membre de l’Institut. Il fut aussi exposant de 1895 à 1897 au Salon de la Rose-Croix.

Edgard Maxence, originaire de Nantes, a toujours gardé une affection forte pour sa terre natale, mais le folklore breton appuyé demeure assez rare dans son oeuvre qui se caractérise généralement par un symbolisme plus subtil et mystique, influencé par le préraphaélisme anglais.

Sa technique allie une pâte relativement épaisse et maçonnée à une certaine pureté des lignes. Comme Armand Point, il utilise la tempera ou les fonds d’or qui accentuent l’aspect primitif de scènes mystiques en dépit du traitement réalistes des visages (Concert d’anges, 1897, Beauvais, musée départemental de l’Oise). Edgard Maxence utilise aussi la cire mélangée à l’huile. Son succès l’incitera à multiplier les portraits et paysages d’inspiration symboliste bien après l’extinction de ce mouvement.

Peintre de portraits, paysages, natures mortes, il est apprécié pour ses compositions symbolistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX

-Blandine CHAVANNE, Jean-David JUMEAU-LAFOND, Anne LABOURDETTE, Edgard Maxence, les dernières fleurs du symbolisme, catalogue d’exposition Musées des Beaux-arts de Nantes, Musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Esthètes et magiciens, Musée Galliera Paris, 1970

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Charles Martin-Sauvaigo, un Niçois voyage en Bretagne.

Charles Martin-Sauvaigo
Charles Martin-Sauvaigo, vue de Douarnenez,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 61 x47cm
Vendu-Sold

Charles Martin-Sauvaigo (Nice le 7 février 1881 – Paris le 12 novembre 1970) est un peintre de paysages, de marines et décorateur, un peintre postimpressionniste et peintre officiel de la Marine.

Il fut élève de Léon Bonnat et de Luc-Olivier Merson. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français à partir de 1910. Il obtint une mention et le prix de la Savoie en 1913; le Prix Paul Liot en 1925. En 1931, à l’occasion de l’exposition coloniale, il réalise la décoration du Palais de l’A.O.F. et du salon d’honneur de la Marine marchande. Ses compétences dans le domaine de la décoration d’édifices publics lui valent de nombreuses commandes (lycée à Nice, préfecture des Alpes-Maritimes, chapelle à Garches, etc…).

Il obtint une médaille d’or en 1937. En 1956, une première médaille lui est décernée au festival d’Architecture et d’Art monumental. Il obtient également la médaille d’or puis est classé hors concours au Salon des Artistes français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922.

Il fut professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique et membre du jury de la Société des beaux-arts d’Outre-Mer et de l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris. Il fut décoré chevalier, puis officier de la Légion d’honneur, et également officier de l’Instruction Publique.

Attiré par la vie maritime, il travaille avec de nombreuses compagnies pour lesquelles il décore des navires (Liberté, Ile-de-France, Marseillaise, Amiral de Grasse, Général Chanzy, Ville d’Alger, Ville d’Oran, Ville de Tunis, etc…).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Nancy – Nice – Paris (Art Moderne – Carnavalet) – Montevideo – New York…

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.287

Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, J.N.Marchand, 1997

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