Marcel Gromaire, le cubiste rationaliste!

Marcel GROMAIRE  (Noyelles-sur-Sambre 24 juillet 1892 – Paris 11 avril 1971)

« trois baigneuses et le pêcheur »

encre de chine et aquarelle, signée et datée 1950 en bas et à gauche, 34 x 45 cm

Œuvre reproduite sous le n°338 du catalogue de l’exposition Gromaire qui s’est déroulée du 11 juin au 28 septembre 1980 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Œuvre reproduite pour l’affiche de l’exposition à la Galerie Louis Carré, Avenue de Messine à Paris.

Il se forma par lui-même, par un examen critique des expressions les plus nouvelles de la peinture moderne. Il exposa aux salons des Indépendants, d’Automne. Ses principales expositions personnelles ont eu lieu à Paris, en 1921, 1923, 1925, 1930 ; rétrospective au Kunstmuseum de Bâle en 1933 et au musée de Besançon en 1956 ; Galerie Charpentier en 1958 ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1963 et 1980.

Lié au groupe des élèves de Matisse, il n’a tout de même pas subi l’influence absolue du grand aîné. Le cubisme lui communiqua certaines idées constructives. Il fut hanté de géométrie, tout en restant attaché à l’expression d’humanité, de vie sensible. Chez Gromaire, le réel est vu à travers différents agencements de prismes, mais n’est plus abandonné. Hors de toute abstraction aussi bien que de toute déformation, il s’agit de transcrire la réalité dans toute sa richesse, en équivalences picturales. C’est dans cette voie rationaliste du cubisme que se situent l’œuvre entier de Gromaire.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.467-469
  • Marcel Gromaire, Jean Cassou, Gallimard, Paris, 1925
  • Marcel Gromaire, catalogue raisonné des peintures, Biblio. des Arts, 1993
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André Lhote, l’autre cubiste!


André LHOTE  (Bordeaux 5 juillet 1885 – Paris 24 janvier 1962)
paysage, maisons au toit rouge, 1918
aquarelle, signée et datée 1918 en bas et à gauche,
30 x 24 cm

Apprenti pendant dix ans chez un sculpteur-décorateur, André Lhote vint se fixer à Paris en 1907. Dès 1918, il professa dans différentes académies, jusqu’à la fondation, en 1922, de sa propre académie, rue d’Odessa ; il devint le maître incomparable qui a su dégager tous les éléments transmissibles des œuvres du passé et de nos jours. Il écrivit plusieurs traités sur la peinture.

André Lhote participa aux Salons des Indépendants, d’Automne, à l’exposition de la Section d’or en 1912, et en 1910 la galerie Druet lui organise sa première exposition personnelle.

Dès 1907, il comprend pleinement la leçon de Cézanne, et il se comprend dans cette fraction du mouvement cubiste que l’on qualifie de « française » et que représentait assez complètement le groupe de la Section d’or.

André Lhote eut une activité importante d’illustrateur (Cocteau, Eluard…), mais aussi il exécuta de nombreuses décorations murales (Exposition internationale de 1937).

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VIII, p.629-630
  • Les peintres du XXe siècle, B.Dorival, Tisné, 1957, Paris
  • A. Lhote, J. Cocteau et P. Courthion, Presses artistiques, 1958, Paris
  • Dictionnaire de l’art moderne et contemporain, Hazan, 1992, Paris
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Albert Gleizes, l’un des pionniers du cubisme!

Albert Gleizes, « composition cubiste à la guitare », aquarelle, 1921, 19x16cm

Albert Gleizes a exposé dans les divers salons parisiens depuis 1900, et en 1911 avec Delaunay, Le Fauconnier, Léger, Metzinger, il figurait dans la célèbre salle 41, qui consacra le mouvement cubiste. Il participa aux activités du groupe de Puteaux avec Jacques Villon, La Fresnaye, Metzinger ainsi qu’au Salon de la Section d’Or. Il participe à l’historique exposition de l’Armory Show de New York en 1913, où son œuvre La Femme au phlox suscita plus de réactions du public que les envois de Picasso ou Braque.

Après avoir pratiqué une peinture d’inspiration impressionniste, Albert Gleizes fut des premiers à aller vers le cubisme; après une phase synthétique, puis analytique, il s’intéresse davantage à la composition et à la dynamique qu’à la forme. Lors de son séjour aux États-unis, il recouvre la foi, ce qui donnera définitivement une impulsion religieuse à l’ensemble de son œuvre. Il se tourne vers une représentation non-figurative et adhère, en 1931, au mouvement Abstraction-Création. Préoccupé d’art sacré, il s’est efforcé de renouveler le genre dans le langage de l’abstraction moderne. Albert Gleizes voyait dans l’abstraction en art la dématérialisation de la pensée à la recherche de sa spiritualité la plus pure.

Il fut l’un des seuls à n’avoir jamais démordu du cubisme; il fut l’un des théoriciens des plus féconds et des plus clairs.

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Daniel Lartigue, paysage de Bandol!

Daniel Lartigue, Amandiers en fleurs, 1952, située Bandol

Autodidacte, il est né dans une famille d’artiste. Il participe aux salons parisiens: de la Jeune Peinture, des Moins de Trente Ans, des Indépendants, de Mai, des Peintres Témoins de leur Temps, de l’Ecole de Paris.

Daniel Lartigue montre ses oeuvres dans de nombreuses expositions personnelles à Monte-Carlo, Cannes, Dublin, Bruxelles, Montréal…

Daniel Lartigue fut influencé à ses débuts par les fauves et les impressionnistes. Très marqué par la lumière et le bonheur de vivre dans le Midi, sa peinture s’accommode avec humour d’une certaine innocence.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999, Tome VIII, p.296

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André Dauchez, le bassin d’Arcachon!

André Dauchez va peindre en 1927, cette petite huile sur panneau de l’entrée du bassin d’Arcachon. Il n’en fera pas d’autres formats en atelier.

André Dauchez, entrée du bassin d’Arcachon, huile sur panneau, signée en bas et à droite, 23,5 x 33cm

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pélerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.


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