Alfred Cohen, expressionniste américain.

Alfred Cohen (Chicago 1920 – 2001) fut un peintre américain dont l’art a ses racines dans la tradition européenne : il fut inspiré notamment par la Comedia dell’Arte italienne, par les caricatures de Daumier, par les couleurs et la manière des post-impressionismes et des expressionnistes.
Il suit les cours de l’Art Institut de Chicago, mais part combattre entre 1942 et 1945 dans le Pacifique. De retour à l’Art Institute, il étudie auprès de Louis Ritman, Boris Anisfeld (qui a collaboré avec Leon Bakst) et Egon Weiner. En 1949, il obtient une bourse pour aller étudier en Europe, où il restera jusqu’à la fin. Il voyagea à travers toute l’Europe, et rencontra Ernest Hemingway en Espagne.
Il vit à Paris, avec sa première femme Virginia Adler, où il étudie à l’Académie de la Grande Chaumière, et va occuper l’ancien atelier de Sam Francis ; c’est une période où il peint des nues. , Son oeuvre est figurative, influencée par Dufy, Bonnard, Chagall, Kokoschka, Rouault et Soutine. Ses thèmes favoris sont les ports, les quais, les compositions florales et les portraits.
Son amitié avec l’acteur Anthony Quinn, dont il fait plusieurs portraits, lui permet de rencontrer les stars du cinéma du moment, comme Ingrid Bergman, Kirk Douglas, Sophia Loren and David Niven. Son entourage proche est constitué de poètes et écrivains comme F. MacIntyre, le scénariste Tom Rowe, et les artistes peintres Arbit Blatas et Réginald Weston.
Dans les années 1950, Alfred Cohen expose en Allemagne et à Paris. En 1958, il a sa première grande exposition à Londres, où il va s’installer deux ans plus tard. Il exposera à plusieurs reprises à la galerie Obelisk et à la galerie Brook Street: c’est la Tamise qui l’attire à présent.
Les années 1960 sont marquées par plusieurs grandes expositions personnelles à Londres, mais aussi à Heidelberg, Hannovre, Paris, Toronto, Montréal, Tokyo, Cape Town, Belfast, et dans plusieurs villes anglaises (Cambridge, York, Harrogate, Leeds, Rye, King’s Lynn). Il expose avec Josef Herman, Patrick Hall, et Mary Newcomb. Dans les années 1970, l’artiste se lance dans la gravure avec beaucoup de succès. A partir de 1978 Cohen vit et travaille à the School House Wighton (North Norfolk). La School House Gallery est à présent la Fondation d’Art Alfred Cohen, et expose en permanence une sélection de son travail.
Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections, notamment : Art Institute of Chicago, Ben Uri Art Society, Bradford City Art Gallery, The Castle Museum Norwich, The Contemporary Art Society, The Department of the Environment, Eastern Arts, Ein Harod Museum (Israel), Essex and Bedfordshire County Councils, Ferens Gallery (Hull), The Government Art Collection, Lancaster University, Musée d’Art Moderne d’Eilat, National Collection of the French Government, The Nuffield Foundation, Pembroke College Oxford, The Pennsylvania Academy of Fine Art, Rye Art Gallery, The Spertus Museum — Chicago, The Stanley Picker Trust, Sainsbury Centre, University of East Anglia, St Paul Art Gallery, Minnesota, South East Arts, The Trianon Press, Paris, Trinity College Oxford, University of Wisconsin.

 COHEN

Alfred Cohen, Le soldat, huile sur papier marouflée, signée en bas et à gauche, 46cm x 27,3cm

Bibliographie:
Peter Stone, ‘Alfred Cohen – Atmospheric Expressionist’, Jewish Quarterly, (Autumn 1962)
Alfred Cohen, La Commedia dell’arte (London, 1963) par Pierre Rouve
Michael Ballantyne, ‘An American in England’, Montreal Star (15 May 1965)

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Le Scouëzec, un artiste, un aventurier!

Dès 1917, Maurice Le Scouëzec (1881-1940) fréquente tous les grands artistes de Montparnasse, autour de Modigliani et de Picasso. Aventurier autant que matelot anarchiste, il va sillonner les océans, la Nouvelle Calédonie, Madagascar et l’Afrique noire, notamment, sans oublier sa Bretagne!

Il ne cessera de représenter les paysages aux couleurs fortes et les corps ployés ou posés. Plus qu’un peintre voyageur, amateur d’exotisme ou de pittoresque, Le Scouëzec est un artiste passionné et exigeant, qui a été toute sa vie en quête de ces mouvements fugaces où se trahit en un instant la vérité d’un monde.

 

LESCOUEZEC, nu

Maurice Le Scouëzec, « nu », titré Tranorou et daté 1931, 64cm x 50cm

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Le Scouëzec, le breton de l’Ecole de Paris!

Installé en 1917 à Paris dans le quartier de Montparnasse, Maurice Le Scouëzec (Le Mans 1881-Douarnenez 1940) a fréquenté les lus grands artistes comme Modigliani et Picasso, mais aussi Vlaminck, Soutine, Kisling, Pascin, Ortiz de Zarate, Foujita et leurs amis, le marchand de tableaux Zborovsky, le modèle Kiki-de-Montparnasse…

Aventurier, il sillonne les océans en direction de la Nouvelle Calédonie dès 1900, puis de Madagascar, de l’Afrique noire, sans oublier sa chère Bretagne.

Dans ce  « nu au rideau bleu« , de 1918, on se trouve dans la première période dite de Montparnasse (1917-1921), où Le Scouëzec peint en atelier presque exclusivement des nus et des portraits, travaillant sur le corps humain, ses poses et ses mouvements.

LESCOUEZEC, nu au rideau bleu

Maurice Le Scouëzec, « nu au rideau bleu », 1918, dessin et aquarelle, signé et daté, 30cm x 46cm

 

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Moogli par le grand peintre animalier Deluermoz

Retrouvons ici dans ce dessin, le grand talent du peintre animalier Henri Deluermoz (Paris 1876-1943).

Il s’agit d’un dessin de la fin des années 1920, représentant la louve allaitant ses petits et Moogli, dessin préparatoire pour l’illustration du livre de R.Kipling, « Le Livre de la Jungle », paru en 1930 aux éditions Mornay. Signé du monogramme en bas et à droite, 27x35cm.

L’un des meilleurs peintre animalier de son temps, Henri Deluermoz a peint et gravé des fauves, des chevaux, mais aussi des figures de cavaliers et des scènes de guerre. A travers ses illustrations, il a particulièrement bien su faire passer l’atmosphère et l’esprit des livres tels que le Livre de la Jungle, les Histoires de bêtes de Pergaud (Ed. Delagrave, 1930), Les Bestiaires de Montherlant (Ed. Bibliophiles Franco-suisses, 1932).

Avec un dessin large et puissant, Henri Deluermoz saisit les moments marquants de ses modèles sauvages.

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Expressionnisme belge, oeuvre de Victor De Knop

Remarquable et rare exemple du travail de l’expressionnisme belge, avec cette huile sur carton de Victor De Knop (Bruxelles 1883-Anderlecht 1979).

Cette huile nous dévoile le talent de cet artiste rare, proche du milieu intellectuel de ce début de XXème siècle en Belgique. Cette oeuvre est signée en bas et à droite, et mesure 59cm de haut par 79cm de large.

DE KNOP 59x79cm

Médecin de formation, pianiste, érudit et artiste peintre, De Knop fréquenta James Ensor, Constant Permeke (dont il fut le médecin), Léon Spilliaert, et le poète Henri Vandeputte.

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