Marin-Marie, le grand peintre de la mer et de la marine!

Marin-Marie, quatre-mâts barque ,
gouache au pochoir, procédé Jacomet, signée en bas et à droite, 27,5 x 36,7cm
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Marin-marie (1901 – 1987), pseudonyme de Durand-Couppel de Saint-Front, est influencé par sa mère, artiste peintre, élève d’Henri Harpignies, et par la découverte des îles Chausey où son père, passionné de navigation, l’initie dès son plus jeune âge à la mer. Il partagera sa vie entre Chausey et Saint Hilaire du Harcouët où il réside.

Etudiant à Rennes, Marin-Marie devient docteur en droit. Il suit les cours du soir de l’École des beaux-arts de Paris. En 1923-1924, il expose à la galerie Devambez à Paris. Il fait son service militaire sur le Pourquoi pas ? du commandant Charcot chargé de missions de recherche et de sauvetage sur la banquise arctique. Il dessine des carnets de croquis au cours de deux expéditions et expose avec Foujita et Maurice Utrillo. Il réalise alors un film et rapporte de ces expéditions une quinzaine de carnets de croquis qui lui permettront de réaliser des toiles.

Marin-Marie est passionné de yachting, de régates, et par la navigation solitaire. Il effectue la traversée de l’Atlantique sur Winibelle II en mai 1933, au départ de Douarnenez vers Madère, la Martinique, et New York où il arrive le 17 août 1933. Il est le deuxième Français, après Alain Gerbault, à traverser l’Atlantique à la voile en solitaire

Le procédé Jacomet est un procédé d’édition: des typons d’impression sont obtenus par photographie à raison d’une par couleur. Ces typons sont ensuite convertis en plaques de zinc découpées servant de pochoirs, l’ensemble est aquarellé à la main et au pinceau. Contrairement à l’impression classique, la trame reste invisible, seules les touches d’aquarelle sont présentes et, lorsque l’on passe le doigt, la couleur s’en va. Ce procédé a été utilisé jusque dans les années 1970 et son caractère artisanal le destinait aux éditions rares et à faible tirage.Ce procédé de mise en couleurs de Daniel Jacomet est si proche des originaux que nombres d’ouvrages ont été sacrifiés vendus à la planche.

Nommé peintre officiel de la Marine en 1935, devient membre de l’Académie de Marine en 1947.

Bibliographie:

Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Benezit, Ed Gründ, Tome IX

Marin-Marie, les mémoires en couleurs du marin qui aimait la mer, Ed Gallimard, 1990

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Edgard Maxence, le symboliste attendrissant!

Edgard Maxence
Edgard Maxence, nature morte au camée,
huile sur panneau, signée à droite, diamètre 45.5cm
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Edgard Maxence (Nantes 1871 – 1954) est un peintre de figures allégoriques, de paysages, de natures mortes et de fleurs du courant Symboliste français.

Il fut élève de Gustave Moreau et Jules-Elie Delaunay. Gustave Moreau eut une influence déterminante sur Edgard Maxence, tout en lui laissant la liberté d’épanouir un style personnel qui tient de Burne-Jones et de Rossetti, dans une veine symboliste précieuse teintée d’attrait pour un monde médiéval idéal, et pour la Renaissance italienne.

Il exposa régulièrement à Paris, au Salon des Artistes Français, obtenant en 1894 une mention honorable, 1895 une médaille de troisième classe, 1898 nommé sociétaire, 1900 une médaille d’or pour l’Exposition Universelle, 1924 membre de l’Institut. Il fut aussi exposant de 1895 à 1897 au Salon de la Rose-Croix.

Edgard Maxence, originaire de Nantes, a toujours gardé une affection forte pour sa terre natale, mais le folklore breton appuyé demeure assez rare dans son oeuvre qui se caractérise généralement par un symbolisme plus subtil et mystique, influencé par le préraphaélisme anglais.

Sa technique allie une pâte relativement épaisse et maçonnée à une certaine pureté des lignes. Comme Armand Point, il utilise la tempera ou les fonds d’or qui accentuent l’aspect primitif de scènes mystiques en dépit du traitement réalistes des visages (Concert d’anges, 1897, Beauvais, musée départemental de l’Oise). Edgard Maxence utilise aussi la cire mélangée à l’huile. Son succès l’incitera à multiplier les portraits et paysages d’inspiration symboliste bien après l’extinction de ce mouvement.

Peintre de portraits, paysages, natures mortes, il est apprécié pour ses compositions symbolistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX

-Blandine CHAVANNE, Jean-David JUMEAU-LAFOND, Anne LABOURDETTE, Edgard Maxence, les dernières fleurs du symbolisme, catalogue d’exposition Musées des Beaux-arts de Nantes, Musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Esthètes et magiciens, Musée Galliera Paris, 1970

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Lucien Mainssieux, le peintre musicien en Provence.

Lucien Mainssieux
Lucien Mainssieux, vue de Cagnes, 1920
huile sur toile, signée, située et datée en bas et à gauche, 65x 54cm
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Lucien Mainssieux (4 août 1885 – Voiron 8 juillet 1958) est un peintre postimpressionniste et orientaliste.

Jules Flandrin devient son professeur, puis il fréquente l’Académie Julian ainsi que l’école des Beaux-Arts de Paris. Il obtient en 1921 une bourse de voyage pour l’Afrique du Nord.

Il débute au Salon des Indépendants en 1907, puis au Salon de la Société Nationale et au Salon d’Automne (1928-1931); mais aussi à l’étranger, notamment à Bâle en 1939. Il a figuré en 1980 à l’exposition “150 ans de peinture dauphinoise” au château de la Condamine. Il fut membre du jury du salon des artistes coloniaux.

Egalement violoniste et critique musical redouté, son oeuvre est bien celle d’un peintre-musicien. En effet, très tôt, Lucien Mainssieux plonge dans l’univers de la musique par l’intermédiaire de sa mère pianiste. Il jouera du violon et de l’alto sous la baguette de grands chefs tel Stravinski ou Weingartner. Dès 1919, il sera également critique musical pour le journal « Le crapouillot – arts, lettres et spectacles ». Lucien Mainssieux peindra ses amis musiciens, comme « le violoniste Lilien » et les instruments prendront une place privilégiée dans ses tableaux.

En 1920, la visite de l’atelier de Renoir à Cagnes bouleverse l’artiste. Baigné sous la lumière de la Méditerranée. Il abandonne la pâte épaisse et massive et joue alors sur la transparence et la clarté de la touche.

Il a peint à Paris, Rome, Afrique du Nord…des figures et des paysages. Il a illustré Un été au Sahara, de Fromentin et les livres consacrés au Maroc par les frères Tharaud.

Le musée Mainssieux à Voiron est constitué du fond d’atelier de l’artiste et de sa propre collection personnelle qu’il a léguée à la ville de Voiron.

Bibliographie:

-Isabelle Experton, François Roussier, Lucien Mainssieux 1885-1958, éd Didier Richard, 1985.

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.37

Eloge de Lucien Mainssieux, Brucker, 1960

Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Maurice Wantellet, Grenoble, 1987

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Narcisse Guilbert, l’impressionniste de l’école de Rouen.

Narcisse Guilbert
Narcisse Guilbert, la femme au tub,
huile sur panneau, signée, 51,5x62cm
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Narcisse Guilbert (Bouville 1878 – 1942) fut élève à l’école des Beaux-Arts de Rouen où il suit les cours de Philippe Zacharie. En 1910, l’Académie des Beaux-Arts de Rouen lui décerna la bourse du prix Pellecat, ce qui lui permit de découvrir la Bretagne et les paysages marins.

En 1907, il participa à la fondation et à la première exposition de la Société des Artistes Rouennais. Il fit sa première exposition personnelle à Rouen en 1908, et une à Paris en 1920. Il expose régulièrement au Salon de Rouen de 1907 à 1936, au Salon du Havre en 1909 et 1922 et à la galerie Legrip à Rouen.

Narcisse Guilbert fit partie de ce groupe d’artistes rouennais qui, derrière Alert Lebourg et Pierre Dumont, reçurent la leçon des impressionnistes. L’animateur du groupe, Delattre, fonda une Académie Libre, où se retrouvaient les amis et où Guilbert étudia aussi. Il peignit les paysages marins autour de Fécamp et Varengeville, l’année 1930 étant celle où il peignit le plus de marines.

Il fut très lié à Robert Antoine Pinchon, autre artiste de cette Ecole de Rouen. D’ailleurs, dans ce tableau, c’est madame Pinchon qui pose comme modèle dans cette composition où il montre qu’il a bien compris la leçon des impressionnistes.

« Très sensitif, très spontané, talent nerveux et souple, épris d’harmonies sonores et colorées, il se distingue par la beauté de ses coloris, par une facture vive et expressive, par un très beau métier de peintre. Il est surtout le peintre des ciels de pleine lumière, des ciels d’or et de pourpre.» Georges Dubosc.

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Marcel Féguide, un romantique fauve!

Marcel Féguide
Marcel Féguide, les amants,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 70 x 84cm
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Marcel Féguide (Saint-Étienne 1890- Golfe Juan 1968) fut un pastelliste avant tout, il maîtrise l’huile et la gouache. Sa facture très personnelle et originale, est figurative et toute chargée de symboles. Il puise ses sources dans la littérature et l’histoire. Mais aussi l’Antiquité, l’Orient, l’Histoire Sainte, qui l’inspirent souvent; le romantisme également, avec ces silhouettes de couples dans une nature généreuse, ces baigneuses, ces faunes.

Les couleurs sont chaudes, vives, un peu à la manière d’un « fauve », disposées en masses juxtaposées avec des harmonies surprenantes mais toujours évocatrices et riches de sensibilité.

Marcel Féguide suit les cours des Beaux Arts de Paris, et il entre par la suite à l’Académie Julian. Grand Prix de Rome en 1907, il passera 4 ans à Rome à la Villa Médicis avant de revenir à Paris.

Philippe Tillon dit de lui: » son imagination servie par une habileté prodigieuse nous livre une variété harmonieuse d’hallucinations, de rêveries, de poésie emmêlée. Quel décorateur, mieux quel peintre de décors!« .

Il voyagera beaucoup : Brésil, Mexique, Espagne, Antilles, Algérie, Maroc, Grèce, Syrie, Liban, Jérusalem, et laisse souvent derrière lui des décorations monumentales : Églises, Palais des Gouverneurs de Martinique et de la Guadeloupe, salle des fêtes de la Charité-sur-Loire, ancien restaurant  » Le Féguide  » à Lille…

Pour garder son indépendance et sa liberté il refusera toujours d’être sous contrat avec une galerie. Il finira par se fixer à Eygalières en Provence ou il repose avec son épouse.

Expositions : Nevers (1927,1935), Espagne: Barcelone, Suisse, Belgique : Bruxelles, Gand, USA: New York, Brésil: Sao Paulo, Rio de Janeiro, Paris, St Etienne, Lyon, Monte-Carlo (1961), Ambierle, Raphele-les-Arles (1954/55), Nice, Baux de Provence (1965)….

Prix : 1925, Prix du conseil municipal de Paris pour « Petit Faune ».

Musées de Castres (Musée Goya), Béziers, St Etienne, Ville de Paris, Charité-sur-Loire.

Fresques à la Charité sur Loire 1936 (Salle des Fêtes) détruites en 1969; Champ Baraté, École Maternelle (Détruite); Casino d’Aix en Provence; Palais des Gouverneurs de Guadeloupe et Martinique; Buffet de la Gare de Lille (actuellement à New York au restaurant  » L’Artisanal « ).

Rétrospectives : 1970, Galerie Bernheim Paris; 1978, Salons du Buffet de la Gare de Lille;1988, Galerie Desire, Lyon

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