Xavier Krebs, rêveur d’Orient!

Xavier Krebs
Xavier Krebs, « Différents aspects des 3 Gorges », 2007,
huile sur toile, 130cm x 107cm

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En 1946, Xavier Krebs (Quimperlé 1923-Montauban 2013) rejoint le corps expéditionnaire français en Indochine. Les paysages grandioses de ce pays inspireront certaines des toiles les plus impressionnantes et énigmatiques de la maturité du peintre. Xavier Krebs a relaté cette expérience qui le marqua durablement dans un récit,  » Le Pin « , publié aux éditions Réciproques, en 2003, à Montauban.
En 1949, Krebs décide de peindre. Il s’installe à Pont-Aven, dans l’atelier présenté comme ayant été celui de Paul Gauguin. Il travaille aussi comme « peinteur » à la faïencerie Keraluc de Quimper, atelier fondé notamment par Victor Lucas, et qui renouvellera progressivement l’inspiration et les motifs décoratifs de la faïence bretonne traditionnelle engoncée dans les biniouseries monotones. Il travaille au côté d’artistes comme Pierre Toulhoat, René Quéré, Jos Le Corre, Pol Yvain, Georges Connan, dont certains, comme Xavier Krebs, deviendront des peintres de renom qui ont renouvellés l’art de la peinture en Bretagne et ouvert au regard les portes de la modernité.
En 1954, il rencontre les peintres de l’abstraction lyrique, Jean Degottex, René Duvillier, Simon Hantaï, et Marcelle Louchansky. Krebs s’intéresse à la calligraphie japonaise. Il produit la série des  » Signes », encres de Chine, peintures brunes et noires.
En 1959, il s’installe à Paris puis travaille dans l’atelier d’Honoré Daumier à Valmondois (Val-d’Oise). Il acquiert, à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), la maison dite  » du pendu « , peinte par Cézanne. Il se remet à la céramique. En 1966, il commence la série des « Seuils du rêve »,  » A la recherche des voies de la sagesse « ,  » peinture structurée par la géométrie sacrée occidentale et le bouddhisme zen « , comme l’indique la présentation de l’exposition qui lui a été consacrée en ce début d’année 2013, au musée de Cahors.
Il commence en 1970 la série des Hommages à Fujiwara Takanobu (Kyoto, 1142 – 1205), peintre du Japon médiéval.
En 1983, il réalise une courte série, intitulée « Les Diadèmes ». Il commence ensuite la série des « Empreintes ».

En 2000, il débute la série des  » Trois gorges », en référence à celles du Yang-Tsé, série complétée jusqu’en 2013. Cette toile appartient à cette « dernière » série:

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Maurice Le Scouëzec, le breton de l’Ecole de Paris!

Maurice Le Scouëzec
Maurice Le Scouëzec, « nu au rideau bleu », 1918,
dessin et aquarelle, signé et daté, 30cm x 46cm
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Installé en 1917 à Paris dans le quartier de Montparnasse, Maurice Le Scouëzec (Le Mans 1881-Douarnenez 1940) a fréquenté les lus grands artistes comme Modigliani et Picasso, mais aussi Vlaminck, Soutine, Kisling, Pascin, Ortiz de Zarate, Foujita et leurs amis, le marchand de tableaux Zborovsky, le modèle Kiki-de-Montparnasse…

Aventurier, il sillonne les océans en direction de la Nouvelle Calédonie dès 1900, puis de Madagascar, de l’Afrique noire, sans oublier sa chère Bretagne.

Celui qui fût tour à tour pilotin sur de grands voiliers, soldat et déserteur, globe trotteur et aventurier est surtout un immense artiste qui a laissé une abondante œuvre picturale redécouverte ces dernières années. Plus de 3 700 tableaux, aquarelles et dessins ont été retrouvés.

Ami de Modigliani et de Foujita, Le Scouëzec exposait dans les mêmes galeries que Lautrec ou Picasso. Ses portraits de groupe, ses nus, rappellent l’expressionnisme allemand des années 1920. Il vivra les dernières années de sa vie en Bretagne dans le Finistère, sa peinture devient plus sensible quoique toujours un peu fruste. C’est alors qu’il composera l’immense fresque de la Chapelle Saint Roch à Pont d’Ouilly, près de Falaise.

C’est Henri Le Bal qui, dans son récent essai « Le Scouëzec Montparnasse » (Palantines ed.), en parle le mieux : « Il peint au couteau par grand à plat écrasé, la matière est charnelle, riche généreuse… Un mec  sauvage brut qui peint avec férocité, une force libre et un cœur libre… A l’heure ou d’autres écrivaient avec les mots des tranchées je pense à Céline, il peint des mers bretonnes ocres, des mers pour foutre le camp.»

Mais que ce soit à Montparnasse, en Afrique ou à Madagascar Maurice Le Scouezec est toujours resté fidèle à ses racines celtes. « Partir donc…Quitter tout, aller là bas, marcher, crever, vivre, avoir de l’air. » répondait l’artiste, éternel insoumis, regardant à la fin de sa vie l’horizon  de l’occident celtique des îles de Sein et d’Ouessant.

Dans ce  « nu au rideau bleu« , de 1918, on se trouve dans la première période dite de Montparnasse (1917-1921), où Le Scouëzec peint en atelier presque exclusivement des nus et des portraits, travaillant sur le corps humain, ses poses et ses mouvements.

 

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Albert Lebourg, la nature nous parle!

Albert Lebourg (1849-1928), artiste de l’école de Rouen, fut un exalté, un contemplatif et sut traduire toutes les richesses de la nature qui nous parle au quotidien.

Après des études à l’école des beaux-arts de Rouen, Albert Lebourg enseigne le dessin à Alger de 1872 à 1877, où il rencontre le coloriste lyonnais Jean Seignemartin (1848-1875). Sous son influence, Lebourg éclaircit sa palette et réalise une série de tableaux d’après le même sujet.

À son retour en métropole, il expose Une Femme lisant au Salon de Paris en 1878. Lors de la quatrième exposition impressionniste de 1879, il présente dix tableaux et dix fusains inspirés de l’Algérie et de la Normandie, dont L’Amirauté à Alger. Il s’installe à Paris dans le quartier des Gobelins et fréquente en 1878, 1879 l’atelier de Jean-Paul Laurens pendant deux ans dans le but de préparer le concours de professeur de dessin de la Ville de Paris. Mais il renonce à ce projet puis expose à nouveau avec les impressionnistes en 1880 lors de leur cinquième manifestation.

Toute l’existence de Albert Lebourg est dans ces vagabondages suivis de continuels retours, le sac au dos et la boîte de couleurs à la main. Il n’a pas d’autre jouissance, d’autre loi que de peindre et, rivé aujourd’hui à son fauteuil par les infirmités contractées dans les hasards de cette carrière où l’artiste est exposé à toutes les intempéries, Albert Lebourg, au bord de sa fenêtre, compose encore de tête des tableaux avec les éléments bornés de son horizon limité, mais dont les accords se modifient avec les divers effets du jour.

Dans cette étude de ciel, quelle meilleure technique que l’aquarelle pour nous rendre une fois de plus toute la magie du changement incessant des cieux. Albert Lebourg nous exhorte à regarder autour de nous, à jouir du ciel, du soleil, à admirer chaque jour le miracle renouvelé de la nature.

Albert Lebourg

Etude de ciel, aquarelle, signée du cachet d’atelier en bas et à droite, 19,5x30cm

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Réalité Poétique, un monde de lumière et de bonheur!

« Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch, les peintres de  » la Réalité poétique «  n’ont pas cessé de travailler dans l’indépendance morale, dans la modestie, dans le respect des traditions les plus authentiques. Soucieux de dépasser les intensités du Fauvisme et la rigueur des Cubistes, ils ont su créer chacun, dès leurs débuts, un monde d’une rare plénitude. Les huit créateurs de  » la Réalité poétique  » ont réagi contre les même mots d’ordre et défendu, chacun à sa manière, dans la confusion du présent, un certain idéal, une certaine tradition. Ennemis des faiseurs d’abstraction et des théoriciens, obsédés par la lumière, les peintres de  » la Réalité poétique  » ont tendu leur vie durant à la sincérité. Toujours, ils se sont efforcés d’être eux-mêmes, faisant leur le précepte de Corot :  » Il vaut mieux n’être rien que l’écho d’un autre artiste « . Ainsi, en suivant leur sentiment, et en visant à la vérité, ils ont du même coup atteint à la poésie. »

extraits de l’article de François Daulte paru dans le  » Journal de Genève  » et la  » Gazette de Lausanne  » en mai 1994.

Roger Limouse
L’éventail, par Roger Limouse, huile sur toile, 92x73cm,

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 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire.  »

Roger Limouse

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Peintre de la Marine, le Havrais Eugène Hiéblot.

Originaire du Havre, Eugène Hiéblot (1886-1953) fut l’un des grands portraitiste de navires, peintre de la marine et de la mer. Il a effectué de nombreuses commandes pour la Compagnie Générale Transatlantique de 1908 à 1935.

Eugène Hiéblot

Cette huile sur toile, datée 1923, représente le paquebot « Pellerin de la Touche », construit au chantier de San Rocco à Trieste (Italie) en 1913. Prise de guerre, il navigua de 1923 à 1936 sous le pavillon de la Compagnie Générale Transatlantique.

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