Max Jacob et les danseuses de ballets.

max jacob
Max Jacob (1876-1944), les ballerines, 1935,
gouache, signée et datée en bas et à droite, 40x52cm,
Disponible-Available

Max Jacob, né à Quimper et mort à Drancy, fut l’un des grands artistes de la première moitié du XXème siècle. A la fois, poète, romancier et peintre, il fut précurseur de Dada puis du surréalisme sans y adhérer, il bouleverse de son vers libre et burlesque la poésie française dès 1917, après avoir renoncé à sa carrière de journaliste auprès d’Alphonse Allais et s’être intimement lié à Pablo Picasso, Guillaume Apollinaire, André Salmon, Marie Laurencin, Amedeo Modigliani.

En janvier 1903, Max Jacob emménage 33 boulevard Barbès, au pied de la butte Montmartre. C’est la misère noire. L’artiste dépense avec ses amis le peu de pension qu’il reçoit de son père en mauvais vin au Lapin Agile et autres guinguettes. Il survit grâce à de petits métiers, balayeur, garde d’enfants… Déguisé en disciple de l’École de Pont-Aven, il porte le costume glazic de son Quimper natal, s’initie en autodidacte à la poésie et à la gouache, et essaie de vendre ses œuvres le soir dans les cafés du quartier de Montmartre.

En 1907, il s’installe dans une des chambrettes du Bateau-Lavoir, 7 rue Ravignan, où Pablo Picasso et Juan Gris ont la leur. Trois ans plus tôt, quand Picasso s’y était installé, c’était lui qui avait donné le nom de « lavoir » à cette résidence d’artistes sordide dont l’escalier central évoque un bastingage, car il n’y a, dans toute cette maison qu’il appellera l' »Acropole du cubisme » , qu’un seul et unique point d’eau. La millionnaire américaine Gertrude Stein soutient Picasso, en revanche, les gouaches de Max Jacob, que Daniel-Henry Kahnweiler expose, ne se vendent guère, mais la galerie de la rue Vignon attire les amateurs de nouveauté et facilite les échanges intellectuels.

Max Jacob traversa tout ce début du XXème siècle, aux côtés des plus grands avant-gardistes de la période, des plus grands intellectuels, faisant parti des différents mouvements et courants, mais aussi toujours balancé, bousculé par la vie et les conditions matérielles, personnalité faite de contradictions, aux multiples facettes que tous les contemporains de l’artiste ont remarquées.

Expositions:

Gouaches et dessins, Galerie Bernheim-Jeune, Paris, 8-20 mars 1920.

P. Quiniou, Hommage à Max Jacob, Musée des Beaux Arts, Quimper, 17 juin-15 août 1961.

Les Amis de Max Jacob, Hommage à Max Jacob, Musée de Montmartre, Paris, 25 octobre 1976-30 janvier 1977.

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Le Scouëzec, le breton de Montparnasse!

Maurice  Le Scouëzec
Maurice Le Scouëzec (1881-1940)
« femme au ruban », (portrait de Mathilde Merle, femme de l’artiste)
huile sur papier marouflée sur toile, cachet d’atelier et datée « 19 august 1918« ,
65cm x 46cm
Disponible-Available

Dès 1917, Maurice Le Scouëzec (Le Mans 1881 – Douarnenez1940) fréquente tous les grands artistes de Montparnasse, autour de Modigliani et de Picasso. Aventurier autant que matelot anarchiste, il va sillonner les océans, la Nouvelle Calédonie, Madagascar et l’Afrique noire, notamment, sans oublier sa Bretagne!

Il ne cessera de représenter les paysages aux couleurs fortes et les corps ployés ou posés. Plus qu’un peintre voyageur, amateur d’exotisme ou de pittoresque, Le Scouëzec est un artiste passionné et exigeant, qui a été toute sa vie en quête de ces mouvements fugaces où se trahit en un instant la vérité d’un monde.

Celui qui fût tour à tour pilotin sur de grands voiliers, soldat et déserteur, globe trotteur et aventurier est surtout un immense artiste qui a laissé une abondante œuvre picturale redécouverte ces dernières années. Plus de 3.700 tableaux, aquarelles et dessins ont été retrouvés.

Ami de Modigliani et de Foujita, Le Scouêzec exposait dans les mêmes galeries que Lautrec ou Picasso. Ses portraits de groupe, ses nus, rappellent l’expressionnisme allemand des années 1920. Il vivra les dernières années de sa vie en Bretagne dans le Finistère, sa peinture devient plus sensible quoique toujours un peu fruste. C’est alors qu’il composera l’immense fresque de la Chapelle Saint Roch à Pont d’Ouilly, près de Falaise.

C’est Henri Le Bal qui, dans son récent essai « Le Scouêzec Montparnasse », en parle le mieux : « Il peint au couteau par grand à plat écrasé, la matière est charnelle, riche généreuse… Un mec  sauvage brut qui peint avec férocité, une force libre et un cœur libre… A l’heure ou d’autres écrivaient avec les mots des tranchées je pense à Céline, il peint des mers bretonnes ocres, des mers pour foutre le camp.»

Mais que ce soit à Montparnasse, en Afrique ou à Madagascar Maurice Le Scouêzec est toujours resté fidèle à ses racines celtes. « Partir donc…Quitter tout, aller là bas, marcher, crever, vivre, avoir de l’air. » répondait l’artiste, éternel insoumis, regardant à la fin de sa vie l’horizon de l’occident celtique des îles de Sein et d’Ouessant.

 

 

 

 

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Edmond Aman-Jean, le dernier impressionniste.

Aman-Jean
Edmond AMAN-JEAN (1858-1936), jeune femme rousse, c.1905,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46x38cm
Disponible-Available

Edmond Aman-Jean se lie d’amitié avec Georges Seurat à l’école municipale de dessin en 1877, à Paris. L’année suivante, il entre aux Beaux-Arts dans l’atelier d’Henri Lehman.

En 1879, il est admis au Salon des Artistes français, et il partage un atelier avec Seurat. Il voyage à partir de 1885 en Italie avec Ernest Laurent et Henri Martin, où il va subir l’influence des primitifs.

En 1892, Aman-Jean rejoint les salons de la SNBA et de la Rose-Croix ; il se lie avec Verlaine, dont il fera des portraits. En 1896, il rejoint la Société internationale chez Georges Petit, et effectue son premier envoi au Carnegie Institute de Pittsburgh.

Portraitiste à la mode, Aman-Jean passe régulièrement ses hivers en Amérique et ses étés à Château-Thierry dans la maison de son cousin Jules Maciet qui lui commande plusieurs décorations monumentales.

En 1913, il écrit une monographie sur le peintre Vélasquez. Après 1914, sa manière s’assombrit. Il va se lier à partir du début des années 1920, a de nombreux artistes japonais.

« Ses figures sont des soeurs des vierges de Dante ou de Botticelli…Sur leurs traits l’image d’un idéal et le symbole d’une spiritualité, qui sont parfois les nôtres, nous pénétra d’un frisson. » Henry Bérenger

« Peu de peintres dotent, aussi délicatement que lui, d’un charme tendre et pénétrant, les scènes d’intimité embrumées de mystère et de mélancolie, comme certains poèmes de Verlaine. » Frantz Jourdain

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Georges Sabbagh, une peinture sculpturale.

georges sabbagh
Georges Hanna Sabbagh (1887-1951), nu en bord de mer, 1928,
huile sur toile, signée et datée en bas et à gauche, 100x73cm
Vendu-Sold

Georges Sabbagh est un peintre de portraits, nus, paysages, natures mortes, pastelliste, aquarelliste, graveur.

C’est en France que cet artiste assura le développement de sa carrière. Il fut à Paris, l’élève de Maurice Denis, Paul Sérusier et de Félix Valloton. Il fut professeur à l’académie Ranson à Paris et à l’école des beaux-arts du Caire.
Il exposa à Paris au Salon d’Automne, des Indépendants, des Tuileries. Il a pris part à des expositions à Amsterdam, Bruxelles, Gand, Genève, Lausanne, Londres, Stockholm…Le Salon d’Automne lui consacra en 1952 et en 1987 une importante exposition rétrospective, ainsi que: 1953 Le Caire; 1984 Salon des Indépendants; 1988 mairie de Perros-Guirec; 1990-1991 musée de Boulogne-Billancourt.
Georges Sabbagh fut le peintre à la fois élégant et robuste de portraits, nus, paysages de Bretagne et du Caire, et de natures mortes. Influencés par les Nabis, Cézanne et le cubisme. Il se forgea un style personnel, dans des compositions architecturées par la géométrisation des volumes. Dans une pâte généreuse, il simplifie les plans, adopte une palette sobre peu contrastée (tons d’ocres, de terres) conférant à ses oeuvres une monumentalité certaine. Dans les années trente, conservant une composition simple, ses oeuvres deviennent plus expressionnistes car plus spontanées et la palette s’enrichit de couleurs plus diversifiées.

Ses œuvres sont présentes dans les musées : Beauvais – Beyrouth – Boulogne-Billancourt – Le Caire – Genève – Grenoble – Le Havre – Paris (musée d’Art Moderne de la Ville) – Philadelphie – Saint-Germain-en-Laye (musée Maurice Denis) – Tourcoing – Verdun.

Bibliographie:
Catalogue de l’exposition: Georges Sabbagh, 1887-1951, Musée Boulogne-Billancourt, 1990
G.H.Sabbagh. Tout l’oeuvre peint. Jean et Pierre Sabbagh, Paris, 1995.

Georges Sabbagh et ses amis peintres de la Bretagne, Perros-Guirec, 1988

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Moreno Pincas, scène quotidienne de café.

moreno pincas
Moreno Pincas (1936-1985), scène de café,
aquarelle sur traits de crayon, signée en haut et à gauche, 35x22cm
Vendu-Sold

Moreno Pincas (né en Bulgarie en 1936) est un peintre de compositions à personnages, graveur, dessinateur, de tendance Expressionniste.

Arrivé en 1949 en Israël, de 1958 à 1960 il fut élève de l’Avni (Art Institut de Tel-Aviv). En 1960, il obtient le Premier Prix de la Biennale des Jeunes Peintres au Museum of Modern Art de Haïfa et une bourse de l’America Israël Cultural Foundation pour des études à l’école des Beaux-Arts de Paris.
Moreno Pincas participe à de nombreuses expositions collectives: 1961 Biennale de Paris et Salon de la Jeune Peinture; 1969 Salon d’Automne; 1971 Salon de Mai; 1978 Salon Comparaisons. Il aura également de nombreuses expositions personnelles depuis 1960 à Tel-Aviv, Paris, Buenos Aires, Italie, Anvers, Copenhague.

Qu’il peigne des musiciens, des femmes nues sur la plage, des commères devant l’étal du boucher, une fête de famille dans un restaurant, des couturières, la presse devant un buffet de cocktail: il a rarement le regard tendre. Il utilise des perspectives renversées, des sortes de cadrages cinématographiques, en plongées ou contre-plongées, qui déstabilisent notre perception de la scène, soit du dessus d’un regard qui écrase, soit ridiculement du dessous en espionnant par les pieds.
Le dessin est primordial, le trait est son scalpel de chirurgien de l’inavouable, des jalousies, des tares, des vices cachés. C’est une peinture qui appartient de plein droit au courant permanent de l’expressionnisme d’Europe Centrale, on pense à Georges Grosz, à Otto Dix, à Soutine, à Pascin aussi.

Bibliographie :
Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.944
Catalogue de l’exposition, Galerie Granoff, Paris, 1989
Moreno Pincas, Gérard Xuriguéra, Ramsay, Paris, 1991

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