Henri Rivière et ses magnifiques estampes « japonaises »!

Henri RIVIERE
Henri Rivière, La plage, 1908,
Planche numéro 14 de la série Les aspects de la Nature
lithographie sur vélin imprimée par Eugène Verneau en 12 couleurs,
toutes marges (64x90cm), dimensions de l’image 54,5 x 83cm
Disponible-Available

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige).

La lithographie lui a permis d’augmenter les formats et de produire de magnifiques séries telles que Les aspects de la nature, Le beau pays de Bretagne, Paysages parisiens, La Féerie des heures et Au Vent de Noroît. La galerie Stéphane Brugal propose une sélection de ces estampes recherchées et très collectionnées.

Il faut mettre en avant qu’Henri Rivière était un grand collectionneur d’art japonais; sa collection personnelle, entrée par dation au département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque Nationale de France, compte plus de sept cents estampes japonaises, des livres illustrés japonais et une trentaine de peintures chinoises.

La sélection d’oeuvres disponibles de la Galerie Stéphane Brugal:

  • Série les aspects de la nature: planche 2 Soir dété de 1897 – planche 3 La Baie de 1898 – planche 4 Le coucher de soleil de 1898 – planche 8 La falaise de 1898 – planche 14 La plage de 1908 – planche 16 Le cap de 1908.
  • Série le beau pays de Bretagne: planche 5 Bateaux au mouillage à Tréboul de 1902 – planche 9 Arrivée des bateaux à Tréboul de1906 – planche 16 L’île de Bréhat de 1913 – planche 18 Brume en mer de1915.
  • Série la Féérie des heures: planche 2 Le soleil couchant de 1901 – planche 3 L’Arc en ciel de 1901 – planche 7 L’averse de 1901 – planche 9 La pleine lune de 1902 – planche 10 La tempête de 1902.
  • Série Au Vent de Noroît: planche 3 Les Mousses de 1906 – planche 4 Les Vieux de 1906.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

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Guirand De Scévola, le marché aux pommes, 1901

Guirand De Scévola
Guirand De Scévola (1871-1950), le marché aux pommes,
huile sur toile, signée et datée 1901 en bas et à gauche, 38x46cm,
Oeuvre exposée en 1902 à la Société Nationale des Beaux-Arts
Disponible-Available

Guirand De Scévola (Lucien-Victor Guirand De Scevola) est né en 1871 à Sète, dans une famille de négociants en vin. Il est envoyé tout jeune à Paris pour faire ses études au Lycée Colbert. Poussé par son père qui souhaite lui faire acquérir une solide formation d’entrepreneur, le jeune homme intègre par la suite une grande maison industrielle parisienne, mais désireux de se consacrer pleinement à la peinture, il démissionne au bout de quelques temps et entre dans l’atelier de Fernand Cormon à l’École des beaux-arts de Paris.

Sociétaire du Salon des Artistes français à partir de 1889, il pratique assez tôt le portrait mondain et présente dès 1894 des oeuvres qui témoignent de son intérêt très marqué pour la nouvelle esthétique symboliste.  

Devenu un portraitiste à la mode au début du XXème siècle, le jeune artiste délaisse le Salon des Artistes Français à partir de 1902 pour le Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts et bénéficie  de nombreuses expositions personnelles,  en 1903 à la Goupil Gallery de Londres, en 1912 à Buenos Aires, et en 1923 à la galerie Georges Petit à Paris. 

Officier de la Légion d’honneur en 1914, considéré comme l’un des inventeurs du camouflage militaire durant la Première Guerre mondiale aux côté de Jean-Louis Forain, Lucien-Victor Guirand de Scévola abandonna l’esthétique symboliste progressivement passée de mode pour se tourner vers une production un tant soit peu plus classique, principalement constituée de portraits, de natures mortes et de paysages, obtenant un relatif succès à la Société Nationale des Beaux-arts, dont il devient président en 1937, succédant à André Dauchez, avant de décéder le 29 mars 1950.

L’artiste expose en 1902, plusieurs oeuvres ayant pour sujet la Bretagne, et plus particulièrement des oeuvres ayant été produites en Sud-Finistère:

  • A la société Nationale des Beaux-Arts: « Pardon de Saint-Evet », « Bateaux d’Audierne », « Marché aux pommes », « Jour de marché ».
  • A la Société des Pastellistes Français: « Bigoudènes »
  • A la galerie Georges Petit: « Marché aux cochons », « Procession », « Marché au beurre », « Marché de Pont-Croix », « Jour de Pardon »…
  • A la galerie Earl’s Court à Londres: « Procession at Audierne (Brittany) ».

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Paul Morchain, peintre de la mer d’Iroise!

paul morchain
Paul Morchain, départ de la flottille,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38x46cm
Vendu-Sold

Paul Morchain (Paris 1876 – Rochefort 1939), peintre officiel de la marine nommé en 1921, est peintre et aquarelliste attiré par la Charente-Maritime. Il deviendra un habitué de Douarnenez et de sa région, il s’impose comme un peintre majeur du pays de la Cornouaille.

Son style se situe dans la tradition de ces peintres locaux qui recherchent la vérité et l’atmosphère de la vie locale avec sincérité et qui rappelle l’approche et le style des peintres de Pont-Aven.


Ses oeuvres se trouvent dans de nombreux Musées en France, notamment à Paris (au Musée de la Marine), à Bordeaux, Rochefort-sur-Mer et Douarnenez.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ.

Dictionnaire des Peintres de la Mer et de la Marine, JN Marchand, 1997.

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Marcel Depré, peintre généreux du Pays Bigouden!

Marcel Depré
Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), le grand chemin en pays bigouden,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 92 x 60cm,
Vendu-Sold

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance des bois et des paysages de campagne, mais aussi du milieu marin.

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, Depré a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin notamment.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Il a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

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André Beaucé, un peintre dans la baie d’Audierne.

André Beaucé
André Beaucé, le petit port breton,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33x55cm
Vendu – Sold

André Beaucé (Rennes 1911 – Paris 1974) fut l’élève des Beaux-Arts de Rennes et de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, il devint professeur de dessin jusqu’en 1950. André Beaucé fut l’élève aux ateliers d’André Lhote et de Simon, avec Yves Brayer. Il expose à la Nationale des Beaux-Arts en 1936 et 1945, puis régulièrement à partir de 1950 aux Salons Comparaisons et d’Automne. En 1946, il reçoit le 1er prix de la “Villa Abd El Tif” et obtient une bourse pour partir travailler deux ans en Algérie. Il expose dans les grands salons tant en France qu’à l’étranger où il est sollicité. Il donne de nombreuses conférences sur l’histoire de l’Art dont il est un expert reconnu.


Sa peinture est puissamment expressionniste, dégagée de tout système. On remarque dans les années 50 de vigoureux portraits, sans complaisance, intenses, saisis d’une façon presque caricaturale.
Les tons toujours très montés, y sont opposés avec force dans une composition taillée avec vigueur.
Après les années sombres de la guerre, l’art d’André Beaucé traduit une vision violente d’une certaine réalité toujours brutale et pourtant magnifique.

Il se déplace beaucoup en Bretagne, dans la région d’Audierne notamment, et en Provence. L’expression de son talent reconnaissable à l’utilisation de l’ombre et de la lumière en font un peintre accompli.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.923

Belle-Ile en Art, Belbeoch et Clifford, 1991

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