Théophile Deyrolle, un académique à Concarneau.

Théophile Deyrolle, jeune bretonne à la cruche, c.1900
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 36,5 x 23,5cm
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Théophile Deyrolle (1844-1923) étudie l’architecture puis entre à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier d’Alexandre Cabanel en 1867, suite à la recommandation de son ami Alfred Guillou (1844-1926), peintre originaire de Concarneau.

Théophile Deyrolle est devenu breton de coeur et concarnois d’adoption, en épousant Suzanne Guillou, la sœur de son ami Alfred Guillou. Avec ce dernier, il est considéré comme le fondateur de l’École de Concarneau.

Attiré par la vie du port et les métiers de la mer, il devient mareyeur, s’occupant avec son épouse de la maison de commerce Deyrolle-Guillou; il n’est « artiste-peintre » que l’après-midi. L’activité de Théophile Deyrolle devient débordante: il a quelques élèves un plus de ses occupations professionnelles et artistiques; il fait construire en 1904 l’Atlantic Hôtel, en assure la gérance, et réalise même des toiles décoratives pour la salle à manger; il est encore affichiste, céramiste pour la faïencerie de la Grande Maison HB de Quimper, et conservateur du domaine de Keriolet où il est crée un département de costumes bretons.

Ses sujets picturaux favoris tournent autour de la vie portuaire. Il réalise des panneaux décoratifs pour divers hôtels de la région, le manoir de Kérazan et le hall du musée des Beaux-Arts de Quimper, des portraits, de nombreux paysages, des scènes pastorales.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

-La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

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Charles Cottet, la série des « petites femmes » du début du XXème siècle.

Charles Cottet, Trois grosses femmes nues, 1905
eau-forte, aquatinte et point-sèche, tirage en couleurs brun-orangé, noir et gris, signée et numérotée, 116x183mm. Morane 35
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Charles Cottet (1863 – 1925) reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Bouteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établit en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Charles Cottet possède une technique très savante et ses qualités de coloriste en font un peintre de tout premier ordre. Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

Cette oeuvre fait partie d’une série traitant du thème des « petites femmes », de la chanteuse de café-concert à la pensionnaire de maison close, repris par de nombreux artistes de Toulouse-Lautrec à Emile Bernard au début du XXème siècle. Cette série d’oeuvres a été présentée sous le titre « Etudes de mouvements féminins » au Salon des Peintres Graveurs Français de 1906.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne , Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie:

Charles Cottet, catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, par Daniel Morane, Bibliothèque d’Art et d’Archéologique Jacques Doucet et Musée de Pont-Aven, 2003

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Quimper, 1999

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Louis Garin, un bel artiste de la Bretagne.

Louis Garin (1888-1959), Printemps en Bretagne, 1924
gouache, signée, titrée « les nourrissons » et datée, 26×24,5cm
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Louis Garin, né dans une famille modeste, doit très tôt partir travailler avec son père cheminot à la Compagnie des Chemins de Fer, jusqu’en 1935. Sa passion pour le dessin et sa facilité d’exécution le poussent à s’inscrire aux cours du soir de l’École régionale des Beaux-Arts de Rennes. Ce quasi autodidacte peint à ses heures de loisirs. Illustrateur et peintre de paysages et de sujets lyriques, il ne peint que la région bretonne. En 1922, il expose au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts. Il se plaît autant à représenter la vie quotidienne de ses contemporains que les fêtes traditionnelles ou populaires. Entre 1928 et 1938 il travaille à Quimper pour la Grande Maison de la Hubaudière, dite « HB »,avec René Quillivic et d’autres peintres bretons notamment pour la marque Odetta ( Les Ateliers de l’Odet).

Il laisse son empreinte de décorateur de talent dans de nombreux établissements civils ou religieux. Comme Mathurin Méheut, Jean Dupas, Lalique, Jean Dunand, Louis Dejean, il participe à la décoration de la salle de jeux de la classe tourisme du Normandie, en 1935. Il quitte son emploi de cheminot pour devenir peintre à temps complet, après avoir reçu la commande de la décoration de l’église Sainte-Thérèse de Rennes. Il fait le décor du pavillon breton de l’Exposition internationale de Paris de 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale il a trouvé refuge à Landavran ou il peint les murs de l’église. Il fit également de nombreux décors de restaurants: Le Menach à Le Bono, Hôtel Du Guesclin à Rennes (Le Chemin du Pardon, la Rivière, la Danse, la Chanson du Cidre), Manche-Océan à Vannes, bar de l’hôtel Bellevue à Trébeurden, ainsi que dans quelques églises. Il travailla aussi pour la faïencerie de Sarreguemines ou il réalisa des services de table à décors bretons.

Il produisit de nombreuses peintures, telles que le Mois de Marie, exposée au Salon de La Nationale à Paris en 1922 – 1923 L’Enterrement à Penmarc’h ; La route goudronnée (Musée des Beaux-Arts de Rennes) – 1932 Un jour de Pardon, Le Défilé ( Musée des Beaux-Arts de Rennes). Il illustre en 1925 la Chanson du Cidre de Frédéric Le Guyader, La Bretagne Touristique. Il réalise des fresques  : 1935, à l’église Sainte-Thérèse de Rennes; 1940, à l’église de Landavran; Les Vénètes à la salle du Conseil municipal de Vannes.

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Edmond Ceria, amoureux du pays Bigouden!

Edmond Ceria, le port de Saint-Guénolé, circa 1930,
huile sur toile, signée, 46 x 55cm,
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Edmond Ceria (1884-1955) est né à Evian et commença des études de décorateur à l’école des Beaux-Arts de Genève. Il rejoint Paris en 1904, et fréquente l’Académie Julian.

Se rendant très souvent au musée du Louvre, Edmond Ceria découvrit l’oeuvre de Paul Cézanne qui le bouleversa. Il travailla souvent à l’atelier de la Grande Chaumière, et la célèbre Kiki de Montparnasse fut l’un de ses modèles.

En 1919, Edmond Ceria effectua un séjour en Toscane d’un an qui lui fit prendre conscience de l’importance de la lumière en peinture. Il fréquente ensuite le sud de la France de manière régulière, toujours à la recherche de la lumière qui fait vibrer ses toiles. En 1934, il découvre la Bretagne et en particulier le sud-Finistère. Il passa de nombreuses années au Guilvinec, où Edmond Ceria redécouvre la lumière italienne.
Ceria participa avec les peintres Charles Dufresne, Othon Friesz et Henry de Waroquier à la première exposition des Maitres de l’Art ind »pendant au Petit-Palais en 1937.
En 1938, il obtint la consécration aux Etats-Unis en gagnant le prix Carnegie. En 1945, il fut nommé peintre de la Marine.

A Paris, Edmond Ceria s’installe dans un atelier près de l’Observatoire; il descendait fréquemment alors vers la Seine pour la peindre ainsi que les ponts parisiens ou le jardin des Tuileries.

Il expose également individuellement à la galerie Devambez à Paris en 1924, à la galerie Bernheim à Paris en 1926 et 1932, à la galerie Brown et Philips à Londres en 1930, à la galerie Schoeller à Paris en 1935, à la galerie Pétridès à Paris en 1953, à la galerie Wildenstein à New-York en 1954. Il expose également à Stockholm en 1937, à Beyrouth et en Afrique du Sud en 1951. Une exposition rétrospective lui est consacrée à la galerie Pacitti à Paris en 1968.

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Charles Fromuth, peintre américain, concarnois d’adoption!

charles fromuth
Charles Fromuth, les barques au port, 1899
dessin au pastel, signé en bas et à droite, monogrammé et daté « July 25-99 »
en bas et à gauche, 43x31cm.
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Charles Fromuth (1866-1937) est décrit comme l’un des artistes les plus attachés à la vie du port de Concarneau. Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Philadelphie, il arrive à Concarneau en 1890 et ne quittera jamais la ville.

Installé à l’Hôtel de France et travaillant dans son atelier, avenue Lay, il passera 47 ans à étudier le port, les côtes environnantes et à dessiner avec ferveur, la dynamique des bateaux, le mouvement de la mer et des nuages, la lumière du ciel, cherchant à saisir « l’humanité atmosphérique » qui lui était si chère.

A partir de 1895, suite au succès de ses dessins, il abandonne l’huile pour se consacrer au pastel et fusain affirmant alors: « je considère mes pastels comme de véritables ôdes au climat breton« . En 1900, il découvre Hokusaï et l’art japonais qui marqueront définitivement son oeuvre. Il exposera en Europe jusqu’en 1910 et recevra plusieurs médailles et titres honorifiques.

Cet artiste de talent sera exposé en 1989 par le musée de Pont-Aven et en 2004 par le musée de la pêche de Concarneau. Certains de ses travaux ont aujourd’hui trouvé place dans les collections publiques nationales et internationales. Charles Fromuth restera à Concarneau jusqu’à sa mort en 937, laissant une oeuvre forte, résolument moderne frôlant parfois l’abstraction.

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