Alfred Marzin, l’atmosphère du port de Douarnenez.

Douarnenez, animation sur les quais,

huile sur panneau, circa 1930, signée en bas et à droite, 27 x 35cm

La production artistique d’Alfred Marzin (Saint-Yrieix 1880 – Nantes 1943) est exclusivement consacrée à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.

Petit maître de la peinture bretonne, l’oeuvre d’Alfred Marzin est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette huile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de l’animation du port de Douarnenez au temps des grandes flotilles de pêche, dans des tonalités contrastées et d’une grande richesse de composition.

Artiste complet, Alfred Marzin a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière, notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.

Bibliographie:

–  Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Mr Marrec, Ed. Siotem, 2013
Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003
Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004

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Leslie CAULDWELL, peintre américain en Bretagne!

Portrait de jeune bretonne du Pouldu, de 1892, par le peintre américain Leslie Giffen Cauldwell.

Jeune bretonne, dessin rehaussé sur carton, signé et daté 1892

en haut et à droite dans un cartouche, 57,5×34,5cm

Leslie Giffen CAULDWELL (New York 18 octobre 1861 – 9 avril 1941)

Né à New-York, Leslie Giffen Cauldwell était, en 1886, élève de Lefebvre et de Gustave Boulanger à l’Académie Julian, puis de Carolus-Duran en 1888, à Paris, dans l’atelier desquels beaucoup d’artistes américains se perfectionnèrent. Il vécut et travailla à New York, en France et parcourut la Bretagne.

Il exposa des figures de genre et des portraits au Salon en 1885 et 1888 à la Nationale à Paris et à la Royal Academy, à Londres à partir de 1891. En 1888, Cauldwell expose à Philadelphie « Some breton sunshine »; en 1893, il expose trois pastels au Champ de Mars, et en 1894 une huile. A l’exposition Colombienne de Chicago, Cauldwell exposa « A breton garden » daté de 1892. Ces oeuvres, exécutées à Pont-Aven et au Pouldu, ont quelque chose d’impressionnisme. Par la suite, Cauldwell travaille aux Etats-Unis, s’intéressant surtout au pastel et exécutant au portrait.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,

Peintres américains en Bretagne, 1864-1914, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 1995.

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Jean Julien Lemordant, témoin privilégié!

Jean Julien Lemordant, scène de pardon, encre et lavis d’encre, signé en bas et à droite, 24×30,5cm

Jean Julien Lemordant nous dévoile dans ce dessin toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne. La force et la simplicité du sujet est traité ici par un dessin ferme et synthétique.

Elève de Léon Bonnat en compagnie de Emile Othon Frietz et de Raoul Duffy, Jean Julien Lemordant redécouvre la Bretagne en 1903 et s’installe à Penmarc’h où sa peinture s’oriente vers une description de la vie maritime et trouve son engagement aux côtés des marins (fondation de la revue Brug – 1913).

Dans une facture large et sonore, il a traité des vastes panneaux hardiment composés, les rudes acteurs de la tragédie marine. Il fut aussi un rénovateur des arts décoratifs en Bretagne.

Jean Julien Lemordant nous transcrit dans cette oeuvre l’image de ces scènes de pardon en pays Bigouden où toute la population locale pouvait se retrouver et partager.

Cette belle pièce de Jean Julien Lemordant, nous montre l’importance du dessin qui dévoile déjà l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Beautiful drawing ink and ink wash Jean-Julien Lemordant (1878-1968), representing a party scene in Britain, during a pardon, Bigouden country.

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Robert Yan, peintre breton de la marine!

Robert Yan (Arcachon 1901 – 1994), l’autre peintre breton!

Robert Yan, les marins au port, huile sur toile, 65x81cm

Elève de Narbonne à l’école des Beaux-Arts de Paris. Membre du Salon des Indépendants en 1928, Robert Yan en devient membre du comité en 1953, vice-président de 1957 à 1964, président depuis 1964. Egalement sociétaire du Salon des Artistes Français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.

Robert Yan passe son enfance dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère, à Landerneau. Sa première exposition à la Galerie Saluden à Brest sera une révélation pour le public, en 1929. Cette année-là, il participe aux expositions de l’Union Artistique à Concarneau. Parcourant la Bretagne qui est sa source d’inspiration majeure, il adhère en 1934 au mouvement “ar Seiz Breur”. De 1936 à 1939, il fait de longs séjours à Concarneau et il se lie d’amitié avec Barnoin, Ménardeau et surtout Delpy.

Very beautiful and large oil on canvas by Robert YAN (1901-1994), official painter of the Navy, having mainly painted Brittany between the two wars in particular, linking with other artists like Henri Barnoin, Delpy, Ménardeau, Péron …

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.789

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement touristique de Cornouaille

-Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

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Henri Rivière, un japonisme éclairé!

Rarissime gravure sur bois d’Henri Rivière. Planche n°1 de la série « Paysages bretons », datant de 1890; gravure sur bois en couleurs; 8 matrices bois; série tirée à 20 exemplaires. Représente Lancieux, Saint-Briac. 22,1x34cm

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige). La lithographie lui a permis d’augmenter les formats, par exemple pour une collection destinée aux enfants chez Larousse, Aspects de la nature, puis Beaux pays de Bretagne, Paysages parisiens et surtout son chef d’oeuvre Féerie des heures.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

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