Charles Fromuth, peintre américain, concarnois d’adoption!

charles fromuth
Charles Fromuth, les barques au port, 1899
dessin au pastel, signé en bas et à droite, monogrammé et daté « July 25-99 »
en bas et à gauche, 43x31cm.
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Charles Fromuth (1866-1937) est décrit comme l’un des artistes les plus attachés à la vie du port de Concarneau. Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Philadelphie, il arrive à Concarneau en 1890 et ne quittera jamais la ville.

Installé à l’Hôtel de France et travaillant dans son atelier, avenue Lay, il passera 47 ans à étudier le port, les côtes environnantes et à dessiner avec ferveur, la dynamique des bateaux, le mouvement de la mer et des nuages, la lumière du ciel, cherchant à saisir « l’humanité atmosphérique » qui lui était si chère.

A partir de 1895, suite au succès de ses dessins, il abandonne l’huile pour se consacrer au pastel et fusain affirmant alors: « je considère mes pastels comme de véritables ôdes au climat breton« . En 1900, il découvre Hokusaï et l’art japonais qui marqueront définitivement son oeuvre. Il exposera en Europe jusqu’en 1910 et recevra plusieurs médailles et titres honorifiques.

Cet artiste de talent sera exposé en 1989 par le musée de Pont-Aven et en 2004 par le musée de la pêche de Concarneau. Certains de ses travaux ont aujourd’hui trouvé place dans les collections publiques nationales et internationales. Charles Fromuth restera à Concarneau jusqu’à sa mort en 937, laissant une oeuvre forte, résolument moderne frôlant parfois l’abstraction.

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Lucien Victor Delpy, Concarneau son port d’attache.

Lucien Victor Delpy
Lucien Victor Delpy, Quais animés à Concarneau, 1936
gouache contrecollée sur carton, signée, située et datée en bas et à droite, 48,5×63,5cm
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Lucien Victor Delpy (Paris 1898 – Lorient 1967)

Delpy est admis le 14 novembre 1914 à l’École nationale supérieure des beaux-arts dans les ateliers de Fernand Cormon, d’Émile Renard et de Jean-Pierre Laurens, puis il étudie auprès de Charles Fouqueray. Il installe son atelier à Montparnasse en 1923.

Il s’engage comme volontaire en 1917 jusqu’en octobre 1919 puis il revient à l’atelier Cormon.

Il découvre la Bretagne en 1924.

Lucien Victor Delpy est médaille d’argent et titulaire du prix Paul Liot au Salon des artistes français de 1927. Il reçoit le prix Dumoulin pour l’Algérie de la Société coloniale des artistes français en 1928, et est nommé peintre de la Marine en 1931, année où il reçoit également le grand prix de la Ville de Paris pour l’Afrique du Nord.

Il est envoyé en mission sur le front à Dunkerque en 1940, puis à Cherbourg. On le retrouve en mission avec l’Armée Rhin et Danube en 1945, année où il est nommé peintre aux armées.

Lucien Victor Delpy embarque en mission Toulon-Saigon en 1950. L’artiste sera également envoyé en mission comme peintre militaire en Algérie française en 1958 avec les fusiliers marins dans l’Oranais et à Nemours (aujourd’hui Ghazaouet).

Le peintre reçoit le prix des paysagistes français en 1946 et le prix Corot en 1947. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en mars 1954.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

 

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Henri Rivière et ses magnifiques estampes « japonaises »!

Henri RIVIERE
Henri Rivière, La plage, 1908,
Planche numéro 14 de la série Les aspects de la Nature
lithographie sur vélin imprimée par Eugène Verneau en 12 couleurs,
toutes marges (64x90cm), dimensions de l’image 54,5 x 83cm
Disponible-Available

De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige).

La lithographie lui a permis d’augmenter les formats et de produire de magnifiques séries telles que Les aspects de la nature, Le beau pays de Bretagne, Paysages parisiens, La Féerie des heures et Au Vent de Noroît. La galerie Stéphane Brugal propose une sélection de ces estampes recherchées et très collectionnées.

Il faut mettre en avant qu’Henri Rivière était un grand collectionneur d’art japonais; sa collection personnelle, entrée par dation au département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque Nationale de France, compte plus de sept cents estampes japonaises, des livres illustrés japonais et une trentaine de peintures chinoises.

La sélection d’oeuvres disponibles de la Galerie Stéphane Brugal:

  • Série les aspects de la nature: planche 2 Soir dété de 1897 – planche 3 La Baie de 1898 – planche 4 Le coucher de soleil de 1898 – planche 8 La falaise de 1898 – planche 14 La plage de 1908 – planche 16 Le cap de 1908.
  • Série le beau pays de Bretagne: planche 5 Bateaux au mouillage à Tréboul de 1902 – planche 9 Arrivée des bateaux à Tréboul de1906 – planche 16 L’île de Bréhat de 1913 – planche 18 Brume en mer de1915.
  • Série la Féérie des heures: planche 2 Le soleil couchant de 1901 – planche 3 L’Arc en ciel de 1901 – planche 7 L’averse de 1901 – planche 9 La pleine lune de 1902 – planche 10 La tempête de 1902.
  • Série Au Vent de Noroît: planche 3 Les Mousses de 1906 – planche 4 Les Vieux de 1906.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

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Guirand De Scévola, le marché aux pommes, 1901

Guirand De Scévola
Guirand De Scévola (1871-1950), le marché aux pommes,
huile sur toile, signée et datée 1901 en bas et à gauche, 38x46cm,
Oeuvre exposée en 1902 à la Société Nationale des Beaux-Arts
Vendu-Sold

Guirand De Scévola (Lucien-Victor Guirand De Scevola) est né en 1871 à Sète, dans une famille de négociants en vin. Il est envoyé tout jeune à Paris pour faire ses études au Lycée Colbert. Poussé par son père qui souhaite lui faire acquérir une solide formation d’entrepreneur, le jeune homme intègre par la suite une grande maison industrielle parisienne, mais désireux de se consacrer pleinement à la peinture, il démissionne au bout de quelques temps et entre dans l’atelier de Fernand Cormon à l’École des beaux-arts de Paris.

Sociétaire du Salon des Artistes français à partir de 1889, il pratique assez tôt le portrait mondain et présente dès 1894 des oeuvres qui témoignent de son intérêt très marqué pour la nouvelle esthétique symboliste.  

Devenu un portraitiste à la mode au début du XXème siècle, le jeune artiste délaisse le Salon des Artistes Français à partir de 1902 pour le Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts et bénéficie  de nombreuses expositions personnelles,  en 1903 à la Goupil Gallery de Londres, en 1912 à Buenos Aires, et en 1923 à la galerie Georges Petit à Paris. 

Officier de la Légion d’honneur en 1914, considéré comme l’un des inventeurs du camouflage militaire durant la Première Guerre mondiale aux côté de Jean-Louis Forain, Lucien-Victor Guirand de Scévola abandonna l’esthétique symboliste progressivement passée de mode pour se tourner vers une production un tant soit peu plus classique, principalement constituée de portraits, de natures mortes et de paysages, obtenant un relatif succès à la Société Nationale des Beaux-arts, dont il devient président en 1937, succédant à André Dauchez, avant de décéder le 29 mars 1950.

L’artiste expose en 1902, plusieurs oeuvres ayant pour sujet la Bretagne, et plus particulièrement des oeuvres ayant été produites en Sud-Finistère:

  • A la société Nationale des Beaux-Arts: « Pardon de Saint-Evet », « Bateaux d’Audierne », « Marché aux pommes », « Jour de marché ».
  • A la Société des Pastellistes Français: « Bigoudènes »
  • A la galerie Georges Petit: « Marché aux cochons », « Procession », « Marché au beurre », « Marché de Pont-Croix », « Jour de Pardon »…
  • A la galerie Earl’s Court à Londres: « Procession at Audierne (Brittany) ».

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Paul Morchain, peintre de la mer d’Iroise!

paul morchain
Paul Morchain, départ de la flottille,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38x46cm
Vendu-Sold

Paul Morchain (Paris 1876 – Rochefort 1939), peintre officiel de la marine nommé en 1921, est peintre et aquarelliste attiré par la Charente-Maritime. Il deviendra un habitué de Douarnenez et de sa région, il s’impose comme un peintre majeur du pays de la Cornouaille.

Son style se situe dans la tradition de ces peintres locaux qui recherchent la vérité et l’atmosphère de la vie locale avec sincérité et qui rappelle l’approche et le style des peintres de Pont-Aven.


Ses oeuvres se trouvent dans de nombreux Musées en France, notamment à Paris (au Musée de la Marine), à Bordeaux, Rochefort-sur-Mer et Douarnenez.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ.

Dictionnaire des Peintres de la Mer et de la Marine, JN Marchand, 1997.

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