Milcendeau, des figures qui vivent comme la réalité!

Originaire de Vendée, Charles Milcendeau (1872-1919) fut élève de Gustave Moreau et se lie avec Matisse grâce auquel il connut une période fauve.

Il revient très vite à la description des personnages, notamment de Bretagne et du Pays bigouden, avec de superbes portraits exécutés à l’huile ou au pastel. Ici, avec cette jeune fille de Pont l’Abbé en costume de fête, on apprécie dans son dessin « l’aigu de l’expression »; il nous peint des figures qui vivent comme la réalité!

 MILCENDEAU 15,5x11,5

gouache sur carton, 15,5cm x 11,5cm, signée et datée 1913 en bas et à gauche

 

Le musée Milcendeau est installé dans son atelier à Soullans (Vendée). On trouve des oeuvres de Milcendeau dans les musées des Sables-d’Olonne, de Bagnols-sur-Cèze, Nantes, Bruxelles, Moscou, Bucarest.

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Meriel Bussy, portaitiste sans concessions.

Cette huile sur toile du peintre breton André Meriel Bussy (Fougères 1902-Ploudalmézeau 1984) représente le portrait d’un jeune garçon. Il s’agit probablement d’un jeune marin breton, dont les traits ne sont pas sans rappeler ceux du personnage principal du tableau de 1923 conservé au musée des Beaux-Arts de Rennes. Cette oeuvre mesure 38cm de haut par 46cm de large.

 

Peintre de portraits, André Meriel Bussy fut l’élève de Lucien Simon, et il exposa au Salon des Artistes Français à partir de 1926. Il était aussi fresquiste: il est l’auteur des peintures murales de différentes églises à Rennes, Paris, Ouessant, Ploudalmézeau.

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Henri Maurice Cahours: sur la cale.

Henri Maurice Cahours (Paris 1889-1954)

sur la cale, huile sur panneau, signée en bas et à droite, 21,5×26,5cm

Henri Maurice Cahours a exposé au Salon des Artistes Français depuis 1920, obtenant une deuxième médaille en 1937, puis au Salon des Artistes Indépendants de 1922 à 1942, et à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts depuis 1939.
Arrivé sur la Butte Montmartre en 1911, Henri Maurice Cahours a habité la Maison de Mimi Pinson et se consacra à la peinture. En 1916, Henri Maurice Cahours se maria, par procuration, avec Hélène, fille du sculpteur Frédéric Debon.
Après la guerre, le couple s’installa rue Berthe, dans le studio de Pissarro, et fit alors connaissance avec tous les peintres de la Butte ; c’était aussi l’année du début de ses séjours à Douarnenez.

La galerie Terrisse lui organisa une exposition en 1923, ainsi que la galerie Georges Petit, dirigée par André Schoeller, en 1930 et 1931. Henri Maurice Cahours exposa dans de nombreuses villes de province jusqu’en 1942, année du décès de sa femme, il cessa alors de montrer ses oeuvres pendant plusieurs années.
Il était cependant présent à l’exposition itinérante « Montmartre en Algerie », en 1948, organisée par Madeleine Horst, avec les peintres, anciens et récents, de la Butte, qui se renouvela en 1951, sous le titre « Montmartre de jadis à aujourd’hui ». Dans les années 20, Henri Maurice Cahours fut nommé directeur des Beaux-Arts de la Commune Libre du Vieux-Montmartre. A ce titre, il a été associé à la création de la cité dite « Montmartre aux Artistes », au 189 de la rue Ordener. Le succès venu, il s’installa dans la maison-atelier du 2bis, rue Cortot ; cette adresse figure dans le catalogue du Salon des Indépendants, où il exposa, en 1928, deux oeuvres « les Brûleurs de goémon (Notre-Dame de la Joie) », et « Bénédiction de la mer à Douarnenez », ainsi que dans celui du Salon des Artistes Français en 1930, où il présenta deux vues de Pouldavid. Peintre dans la lignée de Marquet, il s’était consacré aux marines bretonnes ; il a peint aussi les vieilles rues de Montmartre. Henri Maurice Cahours fut nommé peintre officiel de la Marine le 7 mars 1942.
Le 13 décembre 1965, il s’était remarié avec Albertine Perrier (née le 4 avril 1926, décédée le 10 juin 1994), qu’il avait connu au « Grenier », chez Fred Bretonnière ; elle se faisait appeler Catherine ; celle-ci afin de préserver une santé mise à mal dans les caboulots de la Butte, le poussa à se retirer dans le Midi. Il transforma l’ancienne prison de l’Evèché de Vence, construite au XVe siècle, en atelier, où il continua à peindre, dans la même tonalité, des marines de Bretagne.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.101

-Angelo Mistrangelo: Henri Maurice Cahours

–  La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

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