De Belay, prodige de la peinture bretonne

L’artiste de Quimper Pierre De Belay (1890-1947) partage sa vie entre Paris et son pays natal, la Bretagne. Grand représentant de la peinture bretonne, il fréquente dans les années 1920 les artistes de Montparnasse. Témoin privilégié grâce à son amitié avec Max Jacob qu’il rejoint dès 1905 et qui l’introduit auprès des avants-gardes au Bateau-Lavoir.

Cette peinture date de 1940, du début de la technique du « Treillisme », que l’artiste vient de mettre au point. Installé dans le Sud de la France, il peint ici une magnifique bastide provençale, cézanienne dans l’âme, mais dont la technique découle de traits plus ou moins longs entrecroisés et se chevauchant.

 DEBELAY provence 50x61cm

 

Cette splendide peinture sur toile est signée en bas et à gauche; elle est datée 1940 et mesure 50cm de haut par 61cm de large.

Cette dernière manière de peindre de Pierre De Belay prend ses sources dans le divisionnisme et dans la pratique de la gravure. L’artiste rend le trait plus épais ou plus fin, joue des écartements pour exprimer les volumes et les plans, exprimant les vibrations colorées. Un autre maître de la peinture bretonne!

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Jean Julien Lemordant, maître de la peinture bretonne

Jean-Julien Lemordant nous dévoile dans ce dessin rehaussé toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne. La force et la simplicité du sujet est traité ici par un dessin ferme et synthétique.

Il s’agit d’un dessin au fusain rehaussé de blanc, signé au crayon gras rouge en bas et à droite. Il mesure 63,8 de hauteur par 48,6cm de large.

Jean Julien Lemordant nous transcrit dans cette oeuvre l’image du rude acteur de la tragédie marine: un marin engoncé dans son vêtement s’avance à pas lourds.

L’on peut rapprocher ce dessin de l’esquisse d’ensemble pour Le Port, scène constituant l’un des thèmes de la décoration de l’hôtel de l’Epée  à Quimper, vers 1907-1908.

Superbe pièce de Jean Julien Lemordant, car il nous montre l’importance du dessin, de l’esquisse, qui dévoile déjà l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

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Une étude de Jean-Julien Lemordant retrouvée!

Il est parfois des rencontres heureuses, qui nous amènent à redécouvrir des oeuvres oubliées, tel ce jour de mars 2015, où chez Mr X., derrière une porte de débarras, un grand cadre retourné attire mon attention. Sur l’invitation du propriètaire, dégageant l’accès, je suis surpris du poids du cadre et après un rapide nettoyage, je découvre cette magnifique esquisse de ce grand artiste que fut Jean-Julien Lemordant (1878-1968).

 

 LEMORDANT Ronde 56x90

Il s’agit de l’une des grandes études pour la décoration du plafond du théâtre de la ville de Rennes.  Ce plafond fut inauguré par le Président Raymond Poincaré le 1er juin 1914, lors de son voyage officiel en Bretagne.

Le sujet de la composition qui doit orner le plafond de la salle de spectacle est une danse bretonne dans laquelle figurent les costumes, les plus beaux et les plus variés de la Bretagne. Cette magnifique étude à la gouache mesure 56cm de haut par 90cm de large, et date de 1912-1913. Il s’agit de l’une des premières grandes études des premiers personnages de cette danse, et il est à noter que le personnage central de cette étude est une femme, et que celle-ci sera remplacée par un homme dans le projet final.

Décor du plafond tel que visible actuellement:

plafond

 

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Henri Barnoin, le peintre de Concarneau

« Coqueluche » des ventes publiques de peintures bretonnes, Henri Barnoin  (1882-1940) fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse de représenter la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

Concarneau était à cette époque toute entière axée sur la pêche, dont l’animation de son port était sans cesse renouvelée, et en même temps, un grand atelier à ciel ouvert, où les artistes travaillaient parfois au coude à coude devant le motif.

Dans cette toile, Henri Barnoin nous peint cette animation du port de Concarneau: des bateaux amarrés au quai Pénéroff, des petits groupes de personnages répartis ici et là, et pour toile de fond, l’entrée de la Ville Close, sous un ciel presque bleu, sont autant de motifs de séduction pour cet artiste et son art.

 BARNOIN Concarneau 38x46

 

Magnifique huile sur toile, des années 1920, mesurant 38cm x 46cm, signée en bas et à gauche.

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Mathurin Méheut, témoin des métiers bretons

C’est en 1944 que paraît le livre  Vieux Métiers bretons  illustré de 350 dessins de Mathurin Méheut (1882-1958), et écrit par Florian Le Roy. C’était un sujet pour lequel Méheut était très engagé, car dès 1913 il annonce lors de sa première exposition à Paris qu’un ouvrage sur les métiers bretons est en préparation. Fils d’artisan, Méheut pressentait l’importance de transcrire ces savoir-faire menacés par l’industrialisation et c’est en véritable ethnologue qu’il agit ainsi en Bretagne notamment.

C’est donc un sujet qui revient sans cesse entre les deux-guerres sous le crayon de l’artiste, travaillant sur ce thème sans relâche et au cours de ses différents voyages à travers la Bretagne.

MEHEUT sabotiers 48x63

Il s’agit ici d’une grande gouache de Mathurin Méheut (48 x 63cm), représentant dans un sous-bois, l’atelier de sabotiers où l’on peut voir les différentes étapes de fabrication et les gestes ancestraux de ces travailleurs du bois, des ces « vieux métiers bretons ».

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