Réalité Poétique, un monde de lumière et de bonheur!

« Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch, les peintres de  » la Réalité poétique «  n’ont pas cessé de travailler dans l’indépendance morale, dans la modestie, dans le respect des traditions les plus authentiques. Soucieux de dépasser les intensités du Fauvisme et la rigueur des Cubistes, ils ont su créer chacun, dès leurs débuts, un monde d’une rare plénitude. Les huit créateurs de  » la Réalité poétique  » ont réagi contre les même mots d’ordre et défendu, chacun à sa manière, dans la confusion du présent, un certain idéal, une certaine tradition. Ennemis des faiseurs d’abstraction et des théoriciens, obsédés par la lumière, les peintres de  » la Réalité poétique  » ont tendu leur vie durant à la sincérité. Toujours, ils se sont efforcés d’être eux-mêmes, faisant leur le précepte de Corot :  » Il vaut mieux n’être rien que l’écho d’un autre artiste « . Ainsi, en suivant leur sentiment, et en visant à la vérité, ils ont du même coup atteint à la poésie. »

extraits de l’article de François Daulte paru dans le  » Journal de Genève  » et la  » Gazette de Lausanne  » en mai 1994.


L’éventail, par Roger Limouse, huile sur toile, 92x73cm, collection Galerie Stéphane Brugal

 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire.  »

Roger Limouse

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Xavier De Langlais, une âme celtique!

Xavier De Langlais est né à Sarzeau en 1906 (il meurt à Rennes en 1975). Il fut peintre, graveur, illustrateur, écrivain et technicien de la peinture.

Après avoir suivi les cours des Beaux-Arts de Nantes et de Paris, Xavier De Langlais rentre en Bretagne pour toujours. Commence une période de forte activité artistique: des décorations de chapelles (Lannion, La Baule, Etel, Saint-Brieuc, La Richardais près de Dinard: c’est la vogue de l’art sacré); des recherches sur la technique de la peinture (qui donnera lieu à l’édition en 1959 chez Flammarion d’un remarquable écrit: « La technique de la peinture à l’huile, de Van Eyck à nos jours »); une adhésion au mouvement des Seizh Breur (aux côtés de Creston, Malivel et de son ami l’architecte James Bouillé); des illustrations de revues bretonnes; des compositions à l’huile (portraits) et des céramiques…

La Galerie Stéphane Brugal vous propose:

« Fillette de Plougastel », huile sur toile, signée et datée « 29-IV-1947 », 40,5×33,5cm

L’univers de Xavier De Langlais est peuplé de personnages féminins aux traits un peu exotiques et aux yeux songeurs. Mais ses personnages témoignent d’une vie intérieure, d’un hommage à la femme éternelle. Citons Henri Terrière (critique d’art, journaliste à Ouest-France de 1945 à 1979): « Il en réalise la plénitude charnelle, tout en l’idéalisant avec une sorte de respect dans un inaltérable adoucissement de jeunesse et de beauté, en la purifiant par l’évocation lointaine d’un exotisme de rêve ou le nu même semble s’enrober de pudeur » .

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Pont-Aven ou la jeunesse vu par le peintre russe Korochansky

Voici une belle huile sur toile d’une jeune femme de Pont-Aven, peinte vers 1890 par le peintre d’origine « russo-ukrainienne » Michel KOROCHANSKY (Odessa 1866 – Montigny sur Loing1925).

Michel Korochansky fut l’élève à Paris de William Bougereau et Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Il exposait au Salon des Artistes Français, des scènes de villages, de vergers, des bords de mer depuis 1890, dans une gamme assourdie, montrant une grande dextérité dans les passages et les transitions de tons. 

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Peintre de la Marine, le Havrais Eugène Hiéblot

Originaire du Havre, Eugène HIEBLOT (1886-1953) fut l’un des grands portraitiste de navires, peintre de la marine et de la mer. Il a effectué de nombreuses commandes pour la Compagnie Générale Transatlantique de 1908 à 1935.

Cette huile sur toile, datée 1923, représente le paquebot « Pellerin de la Touche », construit au chantier de San Rocco à Trieste (Italie) en 1913. Prise de guerre, il navigua de 1923 à 1936 sous le pavillon de la Compagnie Générale Transatlantique.

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Eitel Wein, un peintre de l’école de Paris

Jacques Eitel (Paris 1926-2006) a fréquenté les ateliers des peintres Narbonne et Fernand Renault, suivi les cours de l’Ecole Boulle et des Beaux-Arts de Paris.

En 1945, il découvre la Bretagne, dont la douce lumière règne depuis sur son oeuvre.

En 1950 il épouse Yolande Ardissone; en 1952, naît leur fille Florence qui deviendra l’artiste peintre Arven. Il participe en 1956 à la Galerie Charpentier, à l’exposition « L’école de Paris ».

Il s’agit dans cette oeuvre du port de Pors Poulhan, qui délimite la « frontière » entre le pays Bigouden et le Cap-Sizun, huile sur toile réalisée au début des années 1950 (dimensions 55x73cm).

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