Marcel Jacquier, décorateur et peintre.

Elève en 1903 de Luc-Olivier Merson, Marcel Jacquier (Paris 1877-1957) a eu une importante activité de décorateur et d’affichiste, qu’il a menée parallèlement à une oeuvre personnelle de peintre inspirée essentiellement par la Bretagne.

Il participe à partir de 1905 et jusqu’en 1940, au Salon des Artistes Français, exposant des oeuvres de sujets bretons, ainsi qu’au Salon d ‘Automne et à de nombreuses expositions régionales comme à Nantes, Brest. Les années 1930 sont les plus fécondes et marquées par la réalisation d’oeuvres aux thèmes régionaux. Il participe en 1937 à la décoration du Pavillon de la Bretagne à l’Exposition Internationale de Paris, aux côtés de Mottheau et René-Yves Creston.

JACQUIER Gnal

« Devant la ville close », huile sur panneau, signée en bas et à droite, 40cm x 97cm

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ
-Marcel Jacquier, article de Patricia Plaud-Dilhuit, in “La création bretonne, 1900-1940”, Ed Arts de l’Ouest, 1995

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Xavier Krebs, rêveur d’Orient!

En 1946, Xavier Krebs (Quimperlé 1923-Montauban 2013) rejoint le corps expéditionnaire français en Indochine. Les paysages grandioses de ce pays inspireront certaines des toiles les plus impressionnantes et énigmatiques de la maturité du peintre. Xavier Krebs a relaté cette expérience qui le marqua durablement dans un récit,  » Le Pin « , publié aux éditions Réciproques, en 2003, à Montauban.
En 1949, Krebs décide de peindre. Il s’installe à Pont-Aven, dans l’atelier présenté comme ayant été celui de Paul Gauguin. Il travaille aussi comme « peinteur » à la faïencerie Keraluc de Quimper, atelier fondé notamment par Victor Lucas, et qui renouvellera progressivement l’inspiration et les motifs décoratifs de la faïence bretonne traditionnelle engoncée dans les biniouseries monotones. Il travaille au côté d’artistes comme Pierre Toulhoat, René Quéré, Jos Le Corre, Pol Yvain, Georges Connan, dont certains, comme Xavier Krebs, deviendront des peintres de renom qui ont renouvellés l’art de la peinture en Bretagne et ouvert au regard les portes de la modernité.
En 1954, il rencontre les peintres de l’abstraction lyrique, Jean Degottex, René Duvillier, Simon Hantaï, et Marcelle Louchansky. Krebs s’intéresse à la calligraphie japonaise. Il produit la série des  » Signes », encres de Chine, peintures brunes et noires.
En 1959, il s’installe à Paris puis travaille dans l’atelier d’Honoré Daumier à Valmondois (Val-d’Oise). Il acquiert, à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), la maison dite  » du pendu « , peinte par Cézanne. Il se remet à la céramique. En 1966, il commence la série des « Seuils du rêve »,  » A la recherche des voies de la sagesse « ,  » peinture structurée par la géométrie sacrée occidentale et le bouddhisme zen « , comme l’indique la présentation de l’exposition qui lui a été consacrée en ce début d’année 2013, au musée de Cahors.
Il commence en 1970 la série des Hommages à Fujiwara Takanobu (Kyoto, 1142 – 1205), peintre du Japon médiéval.
En 1983, il réalise une courte série, intitulée « Les Diadèmes ». Il commence ensuite la série des « Empreintes ».

En 2000, il débute la série des  » Trois gorges », en référence à celles du Yang-Tsé, série complétée jusqu’en 2013. Cette toile appartient à cette « dernière » série:

 KREBS Xavier 3gorges 130x107cm

« Différents aspects des 3 Gorges », 2007, huile sur toile, 130cm x 107cm

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Le Scouëzec, un artiste, un aventurier!

Dès 1917, Maurice Le Scouëzec (1881-1940) fréquente tous les grands artistes de Montparnasse, autour de Modigliani et de Picasso. Aventurier autant que matelot anarchiste, il va sillonner les océans, la Nouvelle Calédonie, Madagascar et l’Afrique noire, notamment, sans oublier sa Bretagne!

Il ne cessera de représenter les paysages aux couleurs fortes et les corps ployés ou posés. Plus qu’un peintre voyageur, amateur d’exotisme ou de pittoresque, Le Scouëzec est un artiste passionné et exigeant, qui a été toute sa vie en quête de ces mouvements fugaces où se trahit en un instant la vérité d’un monde.

 

LESCOUEZEC, nu

Maurice Le Scouëzec, « nu », titré Tranorou et daté 1931, 64cm x 50cm

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Le Scouëzec, le breton de l’Ecole de Paris!

Installé en 1917 à Paris dans le quartier de Montparnasse, Maurice Le Scouëzec (Le Mans 1881-Douarnenez 1940) a fréquenté les lus grands artistes comme Modigliani et Picasso, mais aussi Vlaminck, Soutine, Kisling, Pascin, Ortiz de Zarate, Foujita et leurs amis, le marchand de tableaux Zborovsky, le modèle Kiki-de-Montparnasse…

Aventurier, il sillonne les océans en direction de la Nouvelle Calédonie dès 1900, puis de Madagascar, de l’Afrique noire, sans oublier sa chère Bretagne.

Dans ce  « nu au rideau bleu« , de 1918, on se trouve dans la première période dite de Montparnasse (1917-1921), où Le Scouëzec peint en atelier presque exclusivement des nus et des portraits, travaillant sur le corps humain, ses poses et ses mouvements.

LESCOUEZEC, nu au rideau bleu

Maurice Le Scouëzec, « nu au rideau bleu », 1918, dessin et aquarelle, signé et daté, 30cm x 46cm

 

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Saint Guénolé et son « enfer » de roches!

Il faut se rendre au nord de la pointe de Penmarc’h, face aux vents du sud-ouest, pour comprendre la puissance des éléments et observer la sauvagerie des flots qui viennent se fracasser sur cet enfer de roches.

Connus des touristes pour leur sauvage beauté, et craints par les marins, les rochers de Saint-Guénolé sont classés à l’Inventaire des sites depuis 1936. Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarc’h en 1895 dans son roman Jean Santeuil.

Plusieurs artistes sont venus se confronter à cet univers grandiose et fascinant, tel qu’Henri Buron (Rouen 1880-Paris 1969) qui, bien que les flots soient d’un bleu accueillant, nous dévoile dans cette huile sur toile de 1926, le côté sauvage de ces bords de mer du pays Bigouden.

BURON STGuenole 47x61

huile sur toile, signée en bas et à gauche, 1926, 47cm x 61cm

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