Emile Appay, un peintre français védutiste!

Emile Appay

Emile Appay (1876-1935), Bord de rivière, c.1900
Dessin aux crayons, signé en bas et à gauche, 24,5 x 31cm
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Émile Appay est né le 2 juin 1876 à Saint-Just (Eure) mais il a passé son enfance à Paris dans le 15e arrondissement. Son grand-père ainsi que son père Charles Appay étaient imprimeurs lithographes, ce qui explique son goût pour l’art. Il a été l’élève d’Henri Harpignies (1819-1916) dans son atelier de la rue de l’abbaye et de la rue Furstenberg. Il se lie d’amitié avec lui et le retrouve souvent sur la Côte-d’azur, comme par exemple en 1906 à Menton, ou en 1910 à Antibes.

Emile Appay fut aussi l’élève de Paul Lecomte (1842-1920), qui, à travers l’enseignement d’Emile Lambinet retrouva la tradition de Corot et de Charles Daubigny, mais la rajeunit adroitement aux couleurs de l’impressionnisme. Il accuse d’ailleurs mieux cette influence de Claude Monet dans ses aquarelles.

Durant la première guerre mondiale, il est mobilisé au 205è Régiment d’Infanterie (205è R.I.), et en revient « sain et sauf ». Il fera de nombreux dessins des zones de combat. En particulier dans l’Aisne où il est affecté en 1916 dans la région de Faucoucourt ou d’Estrées (Bataille de la Somme). Mais, il est profondément affecté par la disparition de son frère André, né en 1891, Artiste-peintre comme lui, excellent dessinateur et aquarelliste, qui signe ses oeuvres « A. Driant », et qui meurt pendant la guerre à l’âge de 23 ans, le 23 novembre 1914 à Bucy-le-Long (Aisne).
Avant 1914, Emile Appay rend souvent visite à André Derain, qui a son atelier au 13, rue Bonaparte à Paris; il partage avec lui sa passion du « vélo », qu’ils pratiquaient régulièrement ensemble. Et aussi, avec Maurice de Vlaminck, avec qui, avant la guerre, il faisait la route de Paris à Rouen, passant par les côtes de Rolleboise et de Gaillon. Il aimait aussi aller à la pêche et il a peint souvent des cours d’eau ou des scènes de pêche avec ses amis.
Il a de nombreux amis dans le « monde » du théâtre et du cinéma : Michel Simon, Madeleine Renaud, Louis Jouvet, Georges et Ludmilla Pitoëff, Alice Reichen, de la troupe des Pitoëff épouse du peintre Auguste Clergé, Yvonne Hébert, et bien d’autres.
Il accompagne la troupe de Georges Pitoëff, entre les années 1922 et 1933, dans ses nombreuses tournées en Europe, participant à la réalisation des décors de théâtre, remplaçant à l’occasion un acteur défaillant, et
réalisant de nombreuses aquarelles de villes et de paysages.
Son nom de théâtre, alternativement Vernon, nom de la ville de naissance de sa femme (Vernon dans l’Eure), proche de Saint-Just, son lieu de naissance et Appay, son nom de famille.
Il se retrouve ainsi très souvent avec Auguste Clergé, et également René Mathis, régisseur de la « Troupe Pitoëff », dont le fils épouse sa fille.

Emile Appay a exposé ses tableaux dans différentes galeries de Paris : Galerie Georges Petit, Galerie Pierre Le Chevallier, Galerie Jules Gautier, Galerie P. Hénaut. Il a aussi exposé au Salon des artistes français de 1910 à 1920.

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Marin-Marie, le grand peintre de la mer et de la marine!

Marin-Marie, quatre-mâts barque ,
gouache au pochoir, procédé Jacomet, signée en bas et à droite, 27,5 x 36,7cm
Vendu-Sold

Marin-marie (1901 – 1987), pseudonyme de Durand-Couppel de Saint-Front, est influencé par sa mère, artiste peintre, élève d’Henri Harpignies, et par la découverte des îles Chausey où son père, passionné de navigation, l’initie dès son plus jeune âge à la mer. Il partagera sa vie entre Chausey et Saint Hilaire du Harcouët où il réside.

Etudiant à Rennes, Marin-Marie devient docteur en droit. Il suit les cours du soir de l’École des beaux-arts de Paris. En 1923-1924, il expose à la galerie Devambez à Paris. Il fait son service militaire sur le Pourquoi pas ? du commandant Charcot chargé de missions de recherche et de sauvetage sur la banquise arctique. Il dessine des carnets de croquis au cours de deux expéditions et expose avec Foujita et Maurice Utrillo. Il réalise alors un film et rapporte de ces expéditions une quinzaine de carnets de croquis qui lui permettront de réaliser des toiles.

Marin-Marie est passionné de yachting, de régates, et par la navigation solitaire. Il effectue la traversée de l’Atlantique sur Winibelle II en mai 1933, au départ de Douarnenez vers Madère, la Martinique, et New York où il arrive le 17 août 1933. Il est le deuxième Français, après Alain Gerbault, à traverser l’Atlantique à la voile en solitaire

Le procédé Jacomet est un procédé d’édition: des typons d’impression sont obtenus par photographie à raison d’une par couleur. Ces typons sont ensuite convertis en plaques de zinc découpées servant de pochoirs, l’ensemble est aquarellé à la main et au pinceau. Contrairement à l’impression classique, la trame reste invisible, seules les touches d’aquarelle sont présentes et, lorsque l’on passe le doigt, la couleur s’en va. Ce procédé a été utilisé jusque dans les années 1970 et son caractère artisanal le destinait aux éditions rares et à faible tirage.Ce procédé de mise en couleurs de Daniel Jacomet est si proche des originaux que nombres d’ouvrages ont été sacrifiés vendus à la planche.

Nommé peintre officiel de la Marine en 1935, devient membre de l’Académie de Marine en 1947.

Bibliographie:

Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Benezit, Ed Gründ, Tome IX

Marin-Marie, les mémoires en couleurs du marin qui aimait la mer, Ed Gallimard, 1990

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Edgard Maxence, le symboliste attendrissant!

Edgard Maxence
Edgard Maxence, nature morte au camée,
huile sur panneau, signée à droite, diamètre 45.5cm
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Edgard Maxence (Nantes 1871 – 1954) est un peintre de figures allégoriques, de paysages, de natures mortes et de fleurs du courant Symboliste français.

Il fut élève de Gustave Moreau et Jules-Elie Delaunay. Gustave Moreau eut une influence déterminante sur Edgard Maxence, tout en lui laissant la liberté d’épanouir un style personnel qui tient de Burne-Jones et de Rossetti, dans une veine symboliste précieuse teintée d’attrait pour un monde médiéval idéal, et pour la Renaissance italienne.

Il exposa régulièrement à Paris, au Salon des Artistes Français, obtenant en 1894 une mention honorable, 1895 une médaille de troisième classe, 1898 nommé sociétaire, 1900 une médaille d’or pour l’Exposition Universelle, 1924 membre de l’Institut. Il fut aussi exposant de 1895 à 1897 au Salon de la Rose-Croix.

Edgard Maxence, originaire de Nantes, a toujours gardé une affection forte pour sa terre natale, mais le folklore breton appuyé demeure assez rare dans son oeuvre qui se caractérise généralement par un symbolisme plus subtil et mystique, influencé par le préraphaélisme anglais.

Sa technique allie une pâte relativement épaisse et maçonnée à une certaine pureté des lignes. Comme Armand Point, il utilise la tempera ou les fonds d’or qui accentuent l’aspect primitif de scènes mystiques en dépit du traitement réalistes des visages (Concert d’anges, 1897, Beauvais, musée départemental de l’Oise). Edgard Maxence utilise aussi la cire mélangée à l’huile. Son succès l’incitera à multiplier les portraits et paysages d’inspiration symboliste bien après l’extinction de ce mouvement.

Peintre de portraits, paysages, natures mortes, il est apprécié pour ses compositions symbolistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX

-Blandine CHAVANNE, Jean-David JUMEAU-LAFOND, Anne LABOURDETTE, Edgard Maxence, les dernières fleurs du symbolisme, catalogue d’exposition Musées des Beaux-arts de Nantes, Musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Esthètes et magiciens, Musée Galliera Paris, 1970

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Charles Martin-Sauvaigo, un Niçois voyage en Bretagne.

Charles Martin-Sauvaigo
Charles Martin-Sauvaigo, vue de Douarnenez,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 61 x47cm
Vendu-Sold

Charles Martin-Sauvaigo (Nice le 7 février 1881 – Paris le 12 novembre 1970) est un peintre de paysages, de marines et décorateur, un peintre postimpressionniste et peintre officiel de la Marine.

Il fut élève de Léon Bonnat et de Luc-Olivier Merson. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français à partir de 1910. Il obtint une mention et le prix de la Savoie en 1913; le Prix Paul Liot en 1925. En 1931, à l’occasion de l’exposition coloniale, il réalise la décoration du Palais de l’A.O.F. et du salon d’honneur de la Marine marchande. Ses compétences dans le domaine de la décoration d’édifices publics lui valent de nombreuses commandes (lycée à Nice, préfecture des Alpes-Maritimes, chapelle à Garches, etc…).

Il obtint une médaille d’or en 1937. En 1956, une première médaille lui est décernée au festival d’Architecture et d’Art monumental. Il obtient également la médaille d’or puis est classé hors concours au Salon des Artistes français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922.

Il fut professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique et membre du jury de la Société des beaux-arts d’Outre-Mer et de l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris. Il fut décoré chevalier, puis officier de la Légion d’honneur, et également officier de l’Instruction Publique.

Attiré par la vie maritime, il travaille avec de nombreuses compagnies pour lesquelles il décore des navires (Liberté, Ile-de-France, Marseillaise, Amiral de Grasse, Général Chanzy, Ville d’Alger, Ville d’Oran, Ville de Tunis, etc…).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Nancy – Nice – Paris (Art Moderne – Carnavalet) – Montevideo – New York…

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.287

Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, J.N.Marchand, 1997

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Lucien Mainssieux, le peintre musicien en Provence.

Lucien Mainssieux
Lucien Mainssieux, vue de Cagnes, 1920
huile sur toile, signée, située et datée en bas et à gauche, 65x 54cm
Vendu-Sold

Lucien Mainssieux (4 août 1885 – Voiron 8 juillet 1958) est un peintre postimpressionniste et orientaliste.

Jules Flandrin devient son professeur, puis il fréquente l’Académie Julian ainsi que l’école des Beaux-Arts de Paris. Il obtient en 1921 une bourse de voyage pour l’Afrique du Nord.

Il débute au Salon des Indépendants en 1907, puis au Salon de la Société Nationale et au Salon d’Automne (1928-1931); mais aussi à l’étranger, notamment à Bâle en 1939. Il a figuré en 1980 à l’exposition “150 ans de peinture dauphinoise” au château de la Condamine. Il fut membre du jury du salon des artistes coloniaux.

Egalement violoniste et critique musical redouté, son oeuvre est bien celle d’un peintre-musicien. En effet, très tôt, Lucien Mainssieux plonge dans l’univers de la musique par l’intermédiaire de sa mère pianiste. Il jouera du violon et de l’alto sous la baguette de grands chefs tel Stravinski ou Weingartner. Dès 1919, il sera également critique musical pour le journal « Le crapouillot – arts, lettres et spectacles ». Lucien Mainssieux peindra ses amis musiciens, comme « le violoniste Lilien » et les instruments prendront une place privilégiée dans ses tableaux.

En 1920, la visite de l’atelier de Renoir à Cagnes bouleverse l’artiste. Baigné sous la lumière de la Méditerranée. Il abandonne la pâte épaisse et massive et joue alors sur la transparence et la clarté de la touche.

Il a peint à Paris, Rome, Afrique du Nord…des figures et des paysages. Il a illustré Un été au Sahara, de Fromentin et les livres consacrés au Maroc par les frères Tharaud.

Le musée Mainssieux à Voiron est constitué du fond d’atelier de l’artiste et de sa propre collection personnelle qu’il a léguée à la ville de Voiron.

Bibliographie:

-Isabelle Experton, François Roussier, Lucien Mainssieux 1885-1958, éd Didier Richard, 1985.

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.37

Eloge de Lucien Mainssieux, Brucker, 1960

Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Maurice Wantellet, Grenoble, 1987

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