Un pastelliste français du XVIIIème siècle.

La leçon de dessin, école française du XVIIIème siècle, un pastelliste français anonyme probablement installé à La Rochelle.

La leçon de dessin, circa 1780, pastel marouflé sur toile, 79 x 95cm

Les trois personnages représentés:

    1. Mr Pierre Robert (1735 – La Rochelle 1798). Il avait deux fils, Guillaume Edmond Robert et Elie Robert (ici représenté).
    2. Mr Elie Robert (fils de Pierre Robert) a eu trois enfants, dont un fils, Eugène Robert (ce dernier a eu un fils, le Colonel Emile Robert).
    3. Babet, la domestique

 

Guillaume Edmond Robert, le premier fils de Pierre Robert, eut une fille, Anna Robert (dernière du nom qui est morte en 1917).

Mademoiselle Anna Robert a fait don de ce portrait (représentant son grand-père et son oncle) à Mlle Henriette Morel en 1909, qui a son tour le donnera en 1924.

Henriette Morel est venue vivre avec Anna Robert à partir du 11 août 1889, et elle était en quelque sorte la petite fille d’adoption de Mlle Anna Robert. Pour célèbrer ses vingt ans de vie commune, Anna Robert offre cette oeuvre à la date d’anniversaire, soit le 11 août 1909.

Henriette Morel fut professeur au collège de jeunes filles de la ville Le Luc de Provence (Var), puis à celui de Menton.

 

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Marcel Depré, peintre de la Marine et de la Mer.

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), hameau en pays bigouden, huile sur toile, signée en bas et à gauche, 40 x 80cm

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, Marcel Depré a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Marcel Depré a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

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Le doux chant de la Bretagne par Jean-Pierre Le Bras!

« A chacun son écriture. Je peins comme je sais le faire sans m’occuper des modes qui passent, et la peinture m’a permis de rester au pays »!

 

Jean-Pierre Le Bras (Pleumeur-Bodou 1931 – 2017), bateaux à marée basse, huile sur toile, signée e bas et à gauche, 55 x 46cm

Breton du Trégor, Jean-Pierre Le Bras a la passion de la Bretagne. Figuratif, il reste en dehors des courants et des modes. Carnet de croquis toujours à la main ou plantant son chevalet loin des foules, solitaire avec son sujet, ce sera le retour à l’atelier pour le dernier éclat. Il a saisi l’instant, la maisonnette sur le rivage, la barque à quai en attente d’aventure, la marée basse et la cohorte bigarrée des pêcheurs à pied, la dune où le vent flirte avec les mouettes.

Figuratif, paysagiste, naturaliste, sans doute, mais, avant tout, témoin avec sa propre écriture, une écriture qu’il a forgée lui-même, colorée au plus juste par sa sensibilité en éveil permanent, allant à l’essentiel. Et Jean-Pierre Le Bras continue son sillon, le pas tranquille, plus habitué depuis l’enfance – et plus à l’aise – à fouler le sable et l’algue des côtes que la moquette des salons. Il a su garder, sous son apparente rudesse, l’extrême délicatesse trégoroise, celle de son terroir. Des gris lumineux aux étendues des sables, des verts profonds aux gammes bleues il continue sa cantate bretonne; l’atmosphère des rivages, l’ambiance des ports de pêche, le chant de la campagne et des fleurs défilent sur ses toiles.

Jean-Pierre Le Bras reçoit la médaille d’or du Salon de la Marine en 1991 et est nommé Peintre de la Marine agréé en 1997.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres français de la mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

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Marie Réol, une finesse et un sens esthétique remarquable.

Ravissant bouquet par la grande artiste peintre Marie Réol (1880-1963), nous dévoilant son grand sens esthétique et la finesse de son regard.

 

Marie Réol (Massiac 1880 – Ploaré 1963), huile sur papier marouflée sur toile, signé en bas et à droite, 55 x 46cm

Au-delà d’être l’élève, l’amie et plus tard l’épouse du maître Louis Marie Désiré-Lucas (1869 – 1949), Marie Réol fut une artiste de talent. Née en 1880 dans le Cantal, elle monte à Paris débuter sa formation artistique auprès denDésiré-Lucas et expose au Salon des Artistes Français à partir de 1908. Elle suivra l’artiste toute sa vie à la fois dans ses voyages et ses expositions. Ce sera la seule femme appartenant au Groupe des Dix où figuraient entres autres Jules Adler (1865 – 1952), Ernest Quost (1844 – 1931) ou Louis Jourdan (1871 – 1948).

Marie Réol aime peindre les portraits, de ses proches, des nus, des baigneuses sur la plage du Ris, à Douarnenez où elle habite, au manoir de Kerbervet, des scènes de goûters dans le jardin et surtout de magnifiques bouquets de fleurs. Marie Réol aime faire vivre ses bouquets dans une mise en scène intimiste et personnelle. Marie Réol crée une atmosphère poétique dont la lumière devient le principal sujet.

Marie Réol exposait régulièrement au salon des artistes Français dont elle était membre sociétaire hors concours depuis 1908. Elle reçut une médaille d’argent en 1914, d’or en 1921.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Tome XI, 1999

Douarnenez, au bonheur des peintres, Henri Belbéoch, 1992

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L’île Chevalier, rivière de Pont l’Abbé par Pierre Lorthioir.

Pierre Lorthioir a fait du Pays Bigouden sa terre d’adoption, et nous dévoile dans cette oeuvre l’étendue sauvage de l’île Chevalier, située sur la rivière de Pont l’Abbé.

 

 

Pierre Lorthioir (1937-2010), l’île Chevalier, rivière de Pont l’Abbé, acrylique sur papier, signée en bas et à gauche, 52 x 75cm

Energique autant que réfléchie et murie, la peinture de Pierre Lorthioir s’inscrit dans une démarche de recherche et d’approfondissement. Il a composé des toiles abstraites et figuratives, utilisant l’acrylique sur toile, sur papier, le pastel, le collage, le crayon ou encore l’aquarelle. Ses portraits et ses paysages pourraient être qualifiés d’expressionnistes, tant les traits amples expriment l’émotion véhiculée par le sujet.

Les toiles de Pierre Lorthioir reflètent l’atmosphère particulière des lieux qu’il a choisis parce qu’ils l’ont touché. Il éprouvait littéralement les paysages en s’y immergeant des heures durant pour les peindre, afin de les comprendre avant de les représenter. Il a su saisir les variations sensibles du paysage en fonction du temps et des saisons. Il a su manier la lumière – de celle, incandescente, d’une plage blanche à celle, sublime, d’un ciel d’orage. Il a su magnifier les couleurs – les mille teintes de l’Atlantique, du bleu le plus intense au gris le plus inquiétant, ou de la végétation, en déclinant camaïeux de vert ou de jaune pour représenter le verdoiement d’un bois ou la sécheresse des plantes du littoral battues par l’air iodé. Jamais timides, les couleurs de Pierre Lorthioir véhiculent l’intensité de ce qu’on oublie parfois de regarder, qu’il s’agisse d’un paysage familier comme une plage ou ingrat comme un chantier de bateaux.

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