Paul Morchain, peintre de la mer d’Iroise!

paul morchain
Paul Morchain, départ de la flottille,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38x46cm
Vendu-Sold

Paul Morchain (Paris 1876 – Rochefort 1939), peintre officiel de la marine nommé en 1921, est peintre et aquarelliste attiré par la Charente-Maritime. Il deviendra un habitué de Douarnenez et de sa région, il s’impose comme un peintre majeur du pays de la Cornouaille.

Son style se situe dans la tradition de ces peintres locaux qui recherchent la vérité et l’atmosphère de la vie locale avec sincérité et qui rappelle l’approche et le style des peintres de Pont-Aven.


Ses oeuvres se trouvent dans de nombreux Musées en France, notamment à Paris (au Musée de la Marine), à Bordeaux, Rochefort-sur-Mer et Douarnenez.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ.

Dictionnaire des Peintres de la Mer et de la Marine, JN Marchand, 1997.

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Pierre De Belay, ce prodige de la peinture moderne!

Collioure
Pierre de Belay, « le port de Collioure »,
huile sur carton, signée en bas et à droite, située et datée 1940, 26 x 35cm
Disponible-Available

L’artiste de Quimper Pierre De Belay (1890-1947) partage sa vie entre Paris et son pays natal, la Bretagne. Grand représentant de la peinture bretonne, il fréquente dans les années 1920 les artistes de Montparnasse. Témoin privilégié grâce à son amitié avec Max Jacob qu’il rejoint dès 1905 et qui l’introduit auprès des avants-gardes au Bateau-Lavoir.

Cette peinture date de 1940, du début de la technique du « Treillisme », que l’artiste vient de mettre au point. Installé dans le Sud de la France, il peint ici une magnifique bastide provençale, cézanienne dans l’âme, mais dont la technique découle de traits plus ou moins longs entrecroisés et se chevauchant.

Cette dernière manière de peindre de Pierre De Belay prend ses sources dans le divisionnisme et dans la pratique de la gravure. L’artiste rend le trait plus épais ou plus fin, joue des écartements pour exprimer les volumes et les plans, exprimant les vibrations colorées. Un autre maître de la peinture bretonne!

La curiosité et la passion pour le réel, sa manière de capter des expressions fugitives sur les visages font de Pierre de Belay un reporter de son temps. En juillet 1933, éclate l’affaire Stavisky qui a mené à une crise politique à la suite du prétendu suicide de l’homme d’affaires. Il assiste au procès dont il dessine de nombreux croquis (scène d’audience, plaidoiries, etc.). L’artiste note dans ses carnets les visages des accusés, les mimiques des jurés, les attitudes des avocats, dans un esprit proche de la caricature.

En 1937, il peint Une pêche au chalut pour l’Exposition universelle de Paris. Pierre de Belay voyage aussi beaucoup en Belgique où il retrouve l’atmosphère changeante et animée des petits bourgs bretons. Il rencontre à Ostende, James Ensor (1860-1949), peintre qui se veut aussi indépendant que lui. C’est à ce moment (1939) qu’il invente le « treillisme » – une technique proche de la gravure (qu’il pratique depuis 1926) –, un entrecroisement de traits qui donne une certaine profondeur à ces œuvres. Il en fait une exposition à Paris en 1943. Peu à peu, il reprend la tradition classique. À partir de 1940 il séjourne dans le midi. En 1947, il retourne à Ostende où il monte une exposition avec James Ensor. C’est là qu’il meurt d’une crise cardiaque.

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Marcel Depré, peintre généreux du Pays Bigouden!

Marcel Depré
Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), le grand chemin en pays bigouden,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 92 x 60cm,
Disponible-Available

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance des bois et des paysages de campagne, mais aussi du milieu marin.

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, Depré a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin notamment.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Il a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

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André Beaucé, un peintre dans la baie d’Audierne.

André Beaucé
André Beaucé, le petit port breton,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33x55cm
Vendu – Sold

André Beaucé (Rennes 1911 – Paris 1974) fut l’élève des Beaux-Arts de Rennes et de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, il devint professeur de dessin jusqu’en 1950. André Beaucé fut l’élève aux ateliers d’André Lhote et de Simon, avec Yves Brayer. Il expose à la Nationale des Beaux-Arts en 1936 et 1945, puis régulièrement à partir de 1950 aux Salons Comparaisons et d’Automne. En 1946, il reçoit le 1er prix de la “Villa Abd El Tif” et obtient une bourse pour partir travailler deux ans en Algérie. Il expose dans les grands salons tant en France qu’à l’étranger où il est sollicité. Il donne de nombreuses conférences sur l’histoire de l’Art dont il est un expert reconnu.


Sa peinture est puissamment expressionniste, dégagée de tout système. On remarque dans les années 50 de vigoureux portraits, sans complaisance, intenses, saisis d’une façon presque caricaturale.
Les tons toujours très montés, y sont opposés avec force dans une composition taillée avec vigueur.
Après les années sombres de la guerre, l’art d’André Beaucé traduit une vision violente d’une certaine réalité toujours brutale et pourtant magnifique.

Il se déplace beaucoup en Bretagne, dans la région d’Audierne notamment, et en Provence. L’expression de son talent reconnaissable à l’utilisation de l’ombre et de la lumière en font un peintre accompli.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.923

Belle-Ile en Art, Belbeoch et Clifford, 1991

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William Baptiste Baird, un peintre américain en Bretagne.

William Baptiste Baird, le retour du soldat, c.1872
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 34.5×26.5cm
Vendu-Sold

William Baptiste Baird (Chicago 1847 – 1917).

Il vint à Paris pour perfectionner sa formation. En 1872, il y exposa au Salon officiel; il y figura encore en 1899, le Salon étant depuis 1881 Salon des Artistes Français.

William Baptiste Baird a travaillé en France, à Paris, Fontainebleau et en Bretagne. Outre quelques paysages ou scène de genre de Paris, Barbizon, de Bretagne et du lac de Genève, il a surtout peint du bétail dans les près, et des sujets de ferme et de basse-cour.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.649

-Peter Hasting, Les peintres les plus actifs entre 1898 et 1947 dans l’art américain, Falk éditeur, 1985

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