Années 50, chaises de Geneviève Dangles.

Paire de chaise en contreplaqué moulé, piètement métallique, édition Burov, 1957

Geneviève Dangles et Christian Defrance

Véritables créateurs d’ambiance, Geneviève Dangles et Christian Defrance produisent des pièces aux lignes vives et souples, des meubles innovants, aux formes d’une géométrie nerveuse qui renouvellent avec bonheur le vocabulaire de ce style international des années 50. La chauffeuse en rotin présentée au Salon des Artistes Décorateurs de 1952 est saluée pour son caractère original. Ces créateurs ont toujours un temps d’avance, on peut citer à cet effet la présentation lors du salon des arts ménagers de 1956, de la chambre à coucher qui se projette déjà dans les années 60.

Leur réflexion sur le mode de vie contemporaine les pousse à créer du mobilier pour enfants. Leur créations sont édités par Georges Charron dans le cadre du Groupe 4, ainsi que par les établissements ABC. Les assises quant à elles sont éditées par Buroy.

Geneviève Dangles suit les cours de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs à partir de 1946, où elle fut l’élève de René Gabriel. Elle travaille dans l’atelier du sculpteur Robert Couturier, puis effectue un stage chez André Arbus; elle travaille chez Marcel Gascoin jusqu’en 1953, date de l’ouverture de sa propre agence avec son mari Christian Defrance, lui-même diplômé des Arts Décoratifs et formé à la sculpture sur bois à l’école Boulle.

Bibliographie:

Les décorateurs des années 50, Patrick Favardin, Ed Norma

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François Rude, le vieux guerrier de l’Arc de Triomphe.

François Rude (18784-1855) commencé ses études artistiques à 16 ans sous la direction de Devosge. Plusieurs bustes lui apportèrent le soutien du sculpteur Frémiet.

En 1812, Rude emporta le Premier Grand Prix de Rome. Il partit pour Bruxelles, suivant la famille Frémiet où il ouvrit un atelier jusqu’en 1826.

Il reçut beaucoup de commandes publiques et privées, des monuments, voire des tombeaux. L’une de ses oeuvres les plus connus est le groupe « Le Départ » (1835-1836) qui décore la façade est de l’Arc-de-Triomphe de l’Etoile.

Malgré un côté un peu formel de son oeuvre qui reste parfois attaché à des types de représentations classiques, François Rude a choqué ses contemporains par son réalisme, sa vitalité et parfois son audace.

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François Rude, « Tête de vieux guerrier » , bronze, patine marron, signé sur la base « RUDE », socle en marbre, h. 36cm

Cette figure reproduit l’une des figures centrales du bas-relief « le départ des volontaires de 1792 », connu aussi sous le nom de « la Marseillaise de pierre », et qui orne la façade est de l’Arc-de-Triomphe.

Bibliographie:
–  Dictionnaire des Peintres, Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.79
Les bronzes du XIXème, P. Kjellerg, Ed Amateur
Rude Sculpteur, ses oeuvres et son temps, L.de Fourcaud, Librairie d’art ancien et moderne, Paris, 1904

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Edmond Moirignot, « le beau navire »!

Edmond Moirignot (1913-2002) étudie à l’école nationale supérieure des beaux-arts.

Son travail a consisté à l’exécution de monuments et statues commémoratives pour l’Etat (1945-1955) puis de recherches personnelles (à partir de 1955). Edmond Moirignot appartient à cette famille de sculpteurs d’après- guerre qui renouvelèrent la sculpture figurative pour exprimer plus pleinement, l’homme et sa fragilité.

Edmond Moirignot fut professeur de dessin et de sculpture de la Ville de Paris à partir de 1963. Il fut membre du salon d’Automne, du salon de la Jeune sculpture, des salons Populiste, Comparaisons, Peintres témoins de leur temps, Terre latine.

Le thème de la femme est pour Edmond Moirignot une source intarissable de découverte et d’émerveillement. Il entre dans son intimité, sans pour autant, et c’est sa délicatesse, se faire jamais voyeur ou vulgaire. Au bain, à la toilette, à la coiffure, elle porte un mystère et des songes, la spiritualité délicate de Edmond Moirignot.

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« Le beau navire », cachet du fondeur Godard, signé et numéroté 7/12, h.33,5cm

Bibliographie:

    • Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ
  • Catalogue raisonné des sculptures et de l’oeuvre graphique d’Edmond Moirignot, par Claude Jeancolas, 2010

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Jean Laniau, baigneuse agenouillée

Né en 1931 à la Rochelle, Jean Laniau commence à l’âge de 14 ans une vie professionnelle dans le quartier du Faubourg Saint Antoine à Paris où le travail du bois, principalement celui de l’ameublement de style occupe les arrière-boutiques et les cours des rues avoisinantes.

En 1968, parallèlement à son activité, il décide de suivre les cours du soir de dessin et de peinture avec M. Paul Girol ainsi que les cours par correspondance dispensés par l’école ABC avec M. Pacouil. Rapidement, en élève assidu, Jean Laniau s’initie à toutes les techniques de l’art pictural, dessin, lavis, aquarelle et peinture à l’huile avec une formation basée sur l’étude du dessin et de la peinture sur modèle, quel que soit le sujet : fleur, nature morte, paysage…

L’étude du nu féminin le sensibilise particulièrement et ses réalisations laissent apparaître cette nouvelle attirance. C’est à partir de 1975 qu’il décide de prendre des cours de sculpture à l’Ecole Supérieure de Montparnasse avec Edmond Moirignot. Ses expériences antérieures et sa grande capacité d’adaptation au dessin lui permettent très vite de maîtriser la sculpture.

A partir de 1981, il décide de se consacrer uniquement à cet art. Rapidement, ses oeuvres seront exposées, reconnues et feront partie des grandes collections. Jean Laniau réalisa le buste du Maréchal Juin pour la ville du Lavandou, deux sculptures pour la ville de Biscarosse, une sculpture pour le jardin du 15e arrondissement à Paris, et d’autres oeuvres qui partent à l’étranger.

 

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Cette sculpture en bronze représente une baigneuse agenouillée, exemplaire numéroté 5/8,

signé J LANIAU, cachet du fondeur J. CAPPELI, h.24cm

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Christophe FRATIN, sculpteur animalier

Originaire de Metz, Christophe Fratin (1801-1864) travaille à Paris dans l’atelier de Géricault. Il reçoit des commandes de l’Etat, plusieurs groupes destinés au jardin botanique.

Sa popularité s’étend à la France, mais aussi à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Russie, aux Etats-Unis et surtout à l’Angleterre. Lors de l’Exposition Universelle à Londres de 1851, il passe pour le plus grand sculpteur animalier du moment. Ses oeuvres figurent dans plusieurs musées étrangers.

Christophe Fratin, groupe de lévriers, bronze doré, signé sur la terrasse, 32,5cm x 20,5cm

Christophe Fratin a produit des statuettes et de petits groupes en bronze, très appréciés par leur réalisme précis et leur vigueur. 

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