Mathurin Méheut, plat à la raie,1925

MEHEUT plat raie 31,5cm det

Le grand artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) a aussi produit de splendides pièces en céramique dans les ateliers d’Henriot à Quimper dès les années 1920. Ce splendide plat, de qualité muséale, d’une variante du service de la Mer, provient d’une grande collection bretonne d’avant-guerre. Mesurant 31,5cm de diamètre, ce plat est le témoin incomparable du talent de Mathurin Méheut, talent mis en exergue lors de la rétrospective de l’artiste organisée au Musée de la Marine en 2013.

C’est lors d’une visite aux faïenceries Henriot de Quimper que Méheut rencontre l’un des deux fils de Jules Henriot. Commence alors une longue et fructueuse collaboration de plus de trente ans. Dés 1919, il travaille aux faïenceries. Son but était d’engager Quimper sur une voie nouvelle grâce au renouvellement du décor quimpérois. A partir de 1927, il collabore également avec la Manufacture nationale de Sèvres jusqu’en 1940, et avec Villeroy et Boch en Sarre

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Mathurin Méheut, plat à l’hippocampe,1925

Mathurin Méheut Quimper

Le grand artiste breton Mathurin Méheut (1882-1958) a aussi produit de splendides pièces en céramique dans les ateliers d’ Henriot à Quimper dès les années 1920. Ce splendide plat, de qualité muséale, d’une variante du service de la Mer, provient d’une grande collection bretonne d’avant-guerre. Mesurant 31,5cm de diamètre, ce plat est le témoin incomparable du talent de Mathurin Méheut, talent mis en exergue lors de la rétrospective de l’artiste organisée au Musée de la Marine en 2013.

C’est lors d’une visite aux faïenceries Henriot de Quimper que Méheut rencontre l’un des deux fils de Jules Henriot. Commence alors une longue et fructueuse collaboration de plus de trente ans. Dés 1919, il travaille aux faïenceries. Son but était d’engager Quimper sur une voie nouvelle grâce au renouvellement du décor quimpérois. A partir de 1927, il collabore également avec la Manufacture nationale de Sèvres jusqu’en 1940, et avec Villeroy et Boch en Sarre.

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Jacques Innocenti, un jeune mythe!

Jacques Innocenti
Jacques Innocenti, « Plat à la maternité », 1957,
terre rouge de Vallauris, décor au crayon d’oxyde, signé, situé et daté au dos,
diamètre 40,5cm

Vendu-Sold

Jacques Innocenti (1926-1958) étudie à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, dont il sort diplômé en 1948. En 1949, il s’installe comme potier céramiste à Vallauris où il retrouve ses parents Gourju Odette et Lyuba Naumovitch, également céramistes, qui le forment dans leur atelier connu sous le nom de ‘Grand Chêne’.

Cette expérience amène Innocenti à fonder son propre atelier à Vallauris, à partir de 1952. Son travail se distingue par son utilisation savante des engobes aux variétés de couleurs recherchées. Jacques Innocenti développe à travers sa production une vision hédoniste. Il explore des thématiques intimistes mettant en scène des figures féminines pleines ou encore un bestiaire animalier souvent au sein d’architectures. Sa carrière est interrompue brutalement par un décès à l’âge de 32 ans en 1958.

Il participe de 1953 à 1957 aux expositions du Nérolium à Vallauris. En 1953, il expose au Havre et en 1955 à la Triennale de Milan, au Salon des Arts Décoratifs D-K à Caracas et à l’Exposition internationale de la céramique de Cannes, où il obtient une médaille d’argent. Sa disparition soudaine donne à son oeuvre une dimension aussi mythique que celle de Georges Jouve et de Francine Del Pierre.

Bibliographie:
La céramique française des années 50, Pierre Staudenmeyer, Ed Norma

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Le grès et la magie de Jean et Jacqueline Lerat!

Jean et Jacqueline Lerat
Jean Lerat, « la bouquetière », circa 1950,
hauteur 18cm, signée sous la base « J Lerat »
Vendu-Sold

Jean et Jacqueline Lerat: le renouveau de la céramique française d’après-guerre prend ses sources dans l’imagerie des Arts et Traditions populaires. D’un mélange d’un bestiaire populaire et d’une poterie utilitaire, découle une génération de nouveaux céramistes comme Georges Jouve, Suzanne Ramié, Roger Capron, Robert Picault, Jean et Jacqueline Lerat.

Jean et Jacqueline Lerat installent leur atelier en 1945 à Bourges. Jean Lerat, diplômé de l’école des Beaux-Arts de Bourges en 1936, va créer l’atelier de céramique de cette école, où il enseignera jusqu’en 1978. Jacqueline Lerat, suivra les cours de l’école des arts décoratifs de Paris en 1940, rejoindra La Borne en 1943, et Bourges en 1945.

Ils vont rapidement développer une production de grès sculptural, artistique et expérimental. De leurs pièces se dégage la vigueur d’un geste expressionniste, et l’importance de leur maîtrise du grès implique une vraie démarche artistique consacrée à la terre. Durant toute leur vie, Jean et Jacqueline Lerat ont créé ensemble. « On a jamais basé notre vie sur une recherche de perfection de techniques, pour moi c’est toujours le sens qui primait », confiait la sculptrice en 2005.

De 1945 date la première exposition de leurs pièces en grès à la galerie Rouard à Paris; ils participent au Salon des artistes décorateurs de Paris et à différentes expositions à l’étranger

D’un engobe sgraffité, personnage féminin tout en rondeur de la série des bouquetières, charmante figure dont la matière contraste avec la délicatesse du sujet. Circa 1950, hauteur 18cm, signée sous la base « J Lerat ».

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Sévellec, la libre esthétique d’un breton.

Natif de Camaret, Jim Eugène Sévellec (1897-1971) commence sa carrière artistique au début des années 1920. Professeur à l’école de beaux-arts de Brest, il multiplie les articles et des critiques d’art; nommé peintre officiel de la Marine en 1936, dans la même promotion que René-Yves Creston, co-fondateur du mouvement des Seiz Breur.

Son contact avec la manufacture Henriot à Quimper date des années 1927-1928. Jim Sévellec va réaliser dans cette faïencerie un grand nombre de sujets et services, qui lui assureront un beau succès. On peut noter pour l’anecdote, que souvent dans les groupes figurant une fillette et sa mère, ce sont sa fille et son épouse qui servaient de modèles.

Jim Eugène Sévellec

Jim Eugène Sévellec, Assiette en faïence,

chez Henriot Quimper, signée dans le décor, diamètre 24,5cm

Vendu-Sold

À partir de 1925, ses séjours en Bretagne devinrent plus fréquents et même temps que s’affirmait sa reconnaissance artistique : exposi­tions en Bretagne, puis à Paris, début de sa longue collaboration avec la faïencerie Henriot, nommé professeur à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (Brest), peintre officiel de la Marine, sociétaire des artistes français… Son talent aux multiples facettes le fit aussi s’intéresser au renouveau des meubles bretons et une réalisation de ses élèves fut sélectionnée pour l’exposition universelle en 1937.

Puis survint la seconde guerre mondiale et la famille Sévellec dût abandonner sa maison de la rue Yves Collet à Brest pour se réfu­gier à Landerneau. Là, Jim Sével­lec peignit beaucoup, les rues de Landerneau comme les villages des environs. « Est entré dans sa pein­ture un ocre inexistant jusque-là, tandis qu’un rouge disparaît », s’est souvenu son fils, Joël-Jim. Le peintre s’investit dans la vie de la cité landernéenne, réalisant notam­ment les décors d’une pièce, « L’Ar­lésienne », jouée à Landerneau, Morlaix et Daoulas au profit des pri­sonniers.

Puis ce fut Marseille pendant deux ans comme professeur à l’éco­le des PTT et le retour en Bretagne. Nantes d’abord, Brest ensuite et des années de maturité artistiques, marquées par de nombreuses expo­sitions, les illustrations de l’histoi­re en bande dessinée de Brest, Quimper, Marion du Faouët, les diaporamas de la Tour Tanguy… Sa mort est survenue le 21 mai 1971.

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