Pierre Boncompain, livre hommage!

Très beau coffret comprenant une plaque en céramique représentant une nageuse, dans un cadre de type caisse américaine, ainsi que l’ouvrage sur l’artiste Pierre Boncompain,
dédicacé et numéroté 29/200.

Pierre Boncompain est né en 1938 à Valence.

1959 Entrée à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (major de sa promotion)

1963 Entrée à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Atelier de Legueult. Prix de Collioure.

1970 Sélectionné pour le Prix Charles-Paquement des Amis du Musée d’Art Moderne, Grand Prix de la Critique.

1972 Pensionnaire à la Fondation du Château de Lourmarin.

1977 Envoyé en mission culturelle en Inde avec les écrivains Michel Tournier et Robert Sabatier.

Depuis 1961, les expositions de Pierre Boncompain se sont sucédées. Outre sa présence permanente sur les cimaises de Art France à Paris qui présente une grande exposition personnelle de ses oeuvres tous les trois ans depuis 1976, de nombreuses manifestations ont lieu en France et à l’étranger.

A noter en particulier : en 1975, 1978 et 1979 à la Galerie David Findlay à New-York (USA), 1982 et 1986 à la Galerie Bellefontaine à Lausanne (Suisse),1985 Art France-Danis Stinson Gallery à Palm Springs (USA),1988, 1998 et 2001 expositions itinérantes au Japon organisées par la Galerie Kajikawa à Kyoto ; 1995, 1996 et 1999 Bruton Street Gallery à Londres (Grande-Bretagne) ; 1996-2000 Hammer Gallery à New-York (USA).

Toute l’œuvre céramique de Pierre Boncompain fut notamment représentée par la Galerie Sassi-Milici à Vallauris.

Réalisation en 2002 d’une grande peinture murale à la fondation Johnson and Johnson, Hamilton NJ, USA

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Robert Pérot, exceptionnel Vallauris!

Robert Pérot, « pied de lampe« , terre rouge de Vallauris, h.53cm, diamètre 25cm

 

Robert Pérot (1931-2003) fut formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Reims, il en sort diplômé en 1949, section sculpture. En 1950, il fréquente l’académie libre de la Grande Chaumière et entre dans la faïencerie Champagne et Provence, où il crée des céramiques publicitaires et dirige l’atelier de moulage.
En 1953, Robert Pérot rejoint Vallauris, précédant ses amis rémois, Dominique Baudart et Jean-Claude Malarmey. Il fait partie de l’exposition de l’Union des arts plastiques pour la Paix montée autour de Picasso. Il fonde en 1954 l’atelier du Vieux Moulin à Vallauris. Il participe dès lors à un grand nombre d’expositions: Vallauris, Cannes, Monaco, Paris… En 1961, Robert Pérot fait partie de l’exposition internationale de la céramique à Budapest et participe à La mort de la pièce unique chez Jean Derval. En 1962, il obtient une médaille d’or à Albisola, et expose tant en France qu’à l’étranger.
La production de Robert Pérot est surtout marquée par son tempérament de sculpteur: vases et pichets sont traités sous l’angle du volume. Ses émaux sont dans des tons assourdis où prédominent les fonds beiges.

signé sur la base « RP-Vieux Moulin-Vallauris »

Bibliographie:

  • La céramique française des années 50, P. Staudenmeyer, Ed Norma, 2001
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Edmond Lachenal et le Japonisme!

Magnifique vase japonisant, « vase aux poissons, 1890″, d’Edmond Lachenal (1855-1900), pièce en faïence, signature dans le décor, signé et daté sous la base, h.22cm.

Edmond Lachenal

Faïencier à Malakoff, il se distingua par l’étude de la céramique et de la gravure sur bois japonaises. Il fit sensation à l’Exposition Universelle de 1889 et inventa par la suite un vernis spécial pour le grès, appelé « émail mat velouté ».

Edmond Lachenal se fixa à Châtillon et exposa chaque année au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts et chez Georges Petit ainsi qu’à l’étranger: Vienne, Munich.

On mentionne de sa main une statuette de la comédienne japonaise Sada Yakko; il exécuta également des statuettes d’animaux; parmi ses faïences beaucoup furent faites d’après les modèles de Rodin, Falguière, Saint-Marceaux.

De ses ateliers sortirent d’innombrables objets décoratifs de toutes sortes: vases, bonbonnières, boutons, épingles à chapeau.

Ses œuvres se trouvent dans les musées de Paris (Art Moderne, Arts Décoratifs, Galliera), au Musée National de Sèvres et dans un grand nombre de Conservatoires des Arts et Métiers de l’étranger.

Bibliographie :

-Dictionnaire de peintres, sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VIII, p.128

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Odetta, les belles années Art déco à Quimper!

1922 marque le début d’une nouvelle production artistique à la manufacture HB de Quimper, l’une des plus riches de son histoire!

Rare vase évasé à motif de broderies stylisées, h.23cm, marqué sous la base « HB Quimper Odetta »

L’originalité de la production Odetta réside dans la technique de décoration employée et dans le renouvellement des formes. Pour la décoration des pièces en grès Odetta, il s’agit d’un procédé de cloisonné. « Le contour de la pièce est tracé au manganèse. Les réserves ainsi tracées, au pinceau à main levée ou selon le pointillé laissé par le poncif, sont remplies par des émaux posés à la goutte, avec un pinceau en poils d’oreille de boeuf. C’est grâce à l’emploi d’émaux, en substitution aux couleurs, que la palette chromatique des pièces Odetta trouve toute sa puissance. »

La marque Odetta est apposée sur l’ensemble des pièces en grès, à l’exception des statuettes, où elle est remplacée par le nom de l’artiste. « Certaines formes des grès Odetta sont semblables à celles utilisées par nombre de céramistes de l’époque Art déco, voire par les dinandiers. Deux sources d’inspiration prévalent. La première est d’essence exotique: les poteries africaines et océaniennes servent de modèles, d’où ces formes puissantes, pansues, avec des cols étroits, ou évasés. La seconde source est celle d’artistes influencés par le cubisme ou par les théories avant-gardistes du Bauhaus, ils dessinent des formes géométriques d’une surprenante modernité. »

« Il n’y a pas d’unicité d’inspiration dans le décor des grès Odetta; cela reflète parfaitement l’esprit Art déco, puisant son inspiration à plusieurs sources, mais toujours à la recherche de la rigueur. A côté de figures géométriques, le décor est parfois thèmatique. Il peut évoquer la Bretagne, sa faune, sa flore et ses hommes, mais sans s’enfermer dans le régionalisme. »

Quelques artistes ayant produit des modèles en grès Odetta: Aplhonse Chanteau, Paul Fouillen, Georges Brisson, Louis Garin, René Beauclair, Georges Renaud, René Olichon (dit Rol).

 

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Félix Desruelles chez Henriot à Quimper, « la Tréogoroise ».

C’est dans les années 1920 que le sculpteur Félix Desruelles propose sa « Tréogoroise » à la faïncerie Henriot à Quimper. Elle sera éditée en grès, à tirage limité. Elle représente une femme du Trégor assise sur un prie-Dieu égrenant son chapelet. Cette statue sera reprise en bronze par le fondeur Barbedienne.

Félix Desruelles, « Tréogoroise », terre cuite, h.34cm, L.21,5cm, l.15cm

Né à Valenciennes, Félix-Alexandre Desruelles (1865-1943), expose des bustes et des figures au Salon à partir de 1883. Il est Second Prix de Rome en 1891 et obtient en 1897 le Prix national des Salons.

Médaille d’or de l’Exposition universelle en 1900 pour « Job », statue en plâtre, Félix Desruelles devient membre de l’Institut et de l’Académie des Beaux-Arts. Il est principalement connu dans le Nord de la France pour ses Monuments aux Morts réalisés dans les années 1920.

Quelques unes des œuvres de Félix Desruelles se trouvent dans divers musées du Nord de la France, dont celui de Valenciennes. Un square porte son nom dans le 6ème arrondissement de Paris, près de l’Eglise Saint-Germain, et abrite une de ses oeuvres, la « Fontaine pastorale ».

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