Peintre de la Marine, le Havrais Eugène Hiéblot

Originaire du Havre, Eugène HIEBLOT (1886-1953) fut l’un des grands portraitiste de navires, peintre de la marine et de la mer. Il a effectué de nombreuses commandes pour la Compagnie Générale Transatlantique de 1908 à 1935.

Cette huile sur toile, datée 1923, représente le paquebot « Pellerin de la Touche », construit au chantier de San Rocco à Trieste (Italie) en 1913. Prise de guerre, il navigua de 1923 à 1936 sous le pavillon de la Compagnie Générale Transatlantique.

Share

Eitel Wein, un peintre de l’école de Paris

Jacques Eitel (Paris 1926-2006) a fréquenté les ateliers des peintres Narbonne et Fernand Renault, suivi les cours de l’Ecole Boulle et des Beaux-Arts de Paris.

En 1945, il découvre la Bretagne, dont la douce lumière règne depuis sur son oeuvre.

En 1950 il épouse Yolande Ardissone; en 1952, naît leur fille Florence qui deviendra l’artiste peintre Arven. Il participe en 1956 à la Galerie Charpentier, à l’exposition « L’école de Paris ».

Il s’agit dans cette oeuvre du port de Pors Poulhan, qui délimite la « frontière » entre le pays Bigouden et le Cap-Sizun, huile sur toile réalisée au début des années 1950 (dimensions 55x73cm).

Share

Ouest France. La Bretagne va s’afficher à la galerie Brugal, à Pont-l’Abbé.

Du 15 au 22 août, Stéphane Brugal exposera en effet exclusivement une collection d’affiches anciennes vantant les qualités touristiques et autres atouts de la Bretagne de l’époque. En attendant, le spécialiste des peintres des écoles bretonnes saura guider le visiteur dans l’approche des différents artistes et le choix judicieux d’oeuvres caractéristiques de Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Adolphe Marie Beaufrère, Paul Grégoire ou Mathurin Méheut, parmi les plus connus, sans oublier André Dauchez, notamment, qui vécut de 1870 à 1948. L’artiste, qui a plus particulièrement magnifié la rivière de Pont-l’Abbé avec celle de Quimper au fil des anses de l’Odet, ainsi que des dunes et les bords de mer bigoudens.

Suite de l’article sur Ouest France

Share

Jean Chapin, expressionniste breton!

Mis en apprentissage dans l’ameublement, à l’école Boulle, Jean Chapin (1896-c.1990) fréquenta l’Académie de la Grande Chaumière. Ses premières toiles datent de 1913. Il a participé au Salon des Artistes Indépendants, dont il est élu sociétaire en 1919, tandis qu’il est sociétaire du Salon d’Automne en 1921 et associé au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1942.

Il a également exposé au Salon des Tuileries et au Salon de la Marine à Paris. Il a régulièrement exposé à Paris, de 1926 à 1955. Il se retire de la vie artistique dans les années 1950 et finit ses jours dans l’oubli.

Ses peintures, notamment ses marines de Bretagne, sont peintes avec vigueur, utilisant peu de couleurs, et sachant rendre la rudesse de la mer, la lumière filtrée à travers les nuages et la mélancolie des sites.

 « sur les quais », dessin au fusain, c.1940, collection Stéphane Brugal

Share

Reginald Weston, étoile filante de l’abstraction.

Reginald Weston est né en 1909 à Londres. Il n’a que six ans quand son père accepte un contrat que lui propose la Compagnie du Canal de Suez. La famille quitte l’Angleterre pour l’Egypte.  A l’âge de dix-sept ans, Reginald Weston vient à Paris pour la première fois, mais le séjour sera court: il part en Palestine en 1936 où il devient journaliste au Jérusalem Post tout en peignant à ses heures perdues.
En 1939, il expose à la Schlosser Gallery de Jérusalem. C’est la première véritable exposition d’art abstrait en Palestine, inscrivant Weston dans la mouvance avant-gardiste. Peu après, il accepte un poste de professeur de peinture à la Bezalel Art School où il enseigne jusqu ‘en 1947, date à laquelle il se décide à repartir en France. Weston s’installe définitivement à Paris, dans le quartier de Montparnasse où il côtoie d’autres artistes d’avant-gardes.
Dina Vierny accepte de l’exposer dans sa galerie dès 1948. Le succès est immédiat: l’artiste vend les deux-tiers des oeuvres présentées. Dès lors, les expositions vont se succéder en France aussi bien qu’à l’étranger. Les liens de Weston avec Israël ne se sont pas relachés pour autant: en 1955, la compagnie maritime israélienne Z.I.M. lui confie la décoration murale du paquebot Jérusalem. L’entreprise se révélant être un succès, quatre autres navires d’envergure vont lui être confiés, vastes chantiers qui l’occupent jusqu’en 1964. Ces travaux ne le détournent pas pour autant de la peinture ou du dessin de petit format sur support classique. Weston s’oriente vers des techniques mixtes sur papier, s’engageant dans un style dépouillé, semi-abstrait, plus lyrique que réaliste, dans la mouvance de Paul Klee. Si les premiers travaux de l’artiste sont teintés de sentimentalisme, les oeuvres abstraites de la maturité se signalent par leur harmonie, alliant délicatement la plastique aux coloris.

Reginald Weston disparaît prématurément en 1967.

« Composition », c.1955, collection Stéphane Brugal

Ses oeuvres sont présentes dans les musées : Musée d’Art Moderne de Tel-Aviv – Musée d’Israël à Jérusalem – Musée d’Art Moderne de New York (MOMA); ainsi que dans de nombreuses collections privées en France, aux Etats-Unis et en Israël, comme par exemple celles du baron Elie de Rothschild, de M. de la Rochefoucault, ou du musicien Isaac Stern.
Expositions de 1948 à 1960 :
Galerie Dina Vierny, musée Galliera, Paris – Galerie Stiebel, Paris – Galerie Bertagna, Paris – Redfern Gallery, Londres – Galerie Georges Giroux, Bruxelles – Temple of Aaron, Saint-Paul Minnesota, USA – F.A.R. Gallery, New York.

Exposition retrospective en 1963 au Tel-Aviv Museum of Modern Art et au Pavillon Helena Rubinstein à Tel-Aviv en 1963-1964. Exposition en 2006 à la galerie Annandale de Sydney. Exposition en 2007, Le Nautilus, Kérity-Penmarc’h. Exposition en 2009, Centre de Découverte Maritime, Penmarc’h. Exposition en 2012, Galerie Stéphane Brugal, Pont l’Abbé.

Share